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DIALOGUES AVEC LE CIEL.

20 mars, 2011
antoine chabreh, Document ésotérique | Pas de réponses »

                                                    Antoine CHABREH

                                  DIALOGUES AVEC LE CIEL

                            ( Quand le ciel se mêle de donner ses réponses.)

                                                                      TABLE

               – Introduction.

                – La guerre.

                – Les Kennedy.

                – Les évangiles.

                - Dieu ou homme ?

                – La mort subite du nourrisson.

                – Le masque de fer.

                – Jeanne d’Arc.

                - 1908 en Russie.

                – L’Arche de Noé.

                – Sodome et Gomorrhe.

                – L’ermite de la forêt de Fontainebleau.

                - Louis XVII.

                - La vie après la vie.

                – La réincarnation.

                – L’affaire Valente.

                – Jean-Paul II et l’Église.

                – Le successeur de Jean-Paul II et l’avenir.

                – Jésus et Marie-Madeleine.

                – Napoléon I° et la perfide Albion.

                – La Joconde.

                – Joséphine de Beauharnais.

                – Pie XII.

                – La Callas.

                – Barjavel.

                – Cro-Magnon.

                – Champollion.

                – YS.

                – Le triangle des Bermudes.

                - Santorin.

                – Crête.

                - Cnossos.

                – Le saint suaire.

                - Saint Paul.

                – Le Grand Chyren.

                – Mars.

                – La Lune.

                – Treize apôtres.

                – Le Grand Sphinx.

                – Le pétrole monstrueux.

                – Les apparitions.

                – Éternel recommencement.

                – Jésus.

                – La crucifixion.

                – Trou noir.

                – Moïse. L’Arche d’alliance.

                - Les templiers et l’Arche.

                – La Ménorah.

                – Bientôt les autres preuves.

                – Les entités.

                – La pyramide du Louvres et François Mitterrand.

                – Les templiers.

                – Compostelle.

                – Les cathédrales.

                – La cathédrale de Chartres.

                – Chartres et le Temple.

                – Gisors.

                – Saunière, Boudet, Gélis.

                – Rennes-le-Château.

                – Baleines, orques et dauphins.

                – La Grande Pyramide.

                – L’Île de Pâques.

                – Nil blanc et Nil bleu.

                – Kheops Temple de Lumière.

                – Le Paradis Terrestre.

                – Les horloges du Temps.

                – Les Andes.

                – Nazca.

                – L’Amazonie.

                – Marie et Joseph.

                – Terrom, la sœur jumelle de Terre.

                – Le huitième sceau et l’apocalypse.

                – Un pas sur le côté.

                – Les races-mères.

                – Océambre.

                – Les licornes.

                – L’énergie.

                – Planète à bascule.

                – Le Peuple Bleu.

                - Cataclysme.

                – Après cataclysme.

                – L’homme d’après cataclysme.

                – Les sirènes.

                – Les hommes-oiseaux.

                – L’Antéchrist.

                – Le fanatisme.

                – Hatshepsout.

                – Mikhaïl Gorbatchev.

                – Druides et mégalithes.

                – La tectonique des plaques.

                – Le Mont Sainte-Odile.

                – Sainte Anne.

                – Nostradamus.

                – Le Mont Saint-Michel.

                – Le béton néfaste.

                – Churchill.

                – Cagliostro.

                – Le Dalaï-Lama.

                – Les restes de l’Atlantide.

                – Les algues tueuses.

                – La chaussée de Bimini.

                – Le géant Adam.

                – Etretat : un secret de rois.

                – L’Église.

                – L’ampoule du sacre.

                – Pollution.

                – Nature et santé.

                – Réchauffement.

                - Henri V et François III.

                – Hitler.

                – Univers et mondes parallèles.

                – Les pierres gravées.

                - De la politique.

                – La Terre en danger.

                – Les races qui nous surveillent.

                – Des rats de l’espace.

                - Muu.

                – L’Atlantide.

                - Conclusion.

INTRODUCTION.

Durant une douzaine d’années, à partir de 1982, j’ai eu l’opportunité d’assister puis de guider le travail de plusieurs médiums, et plus particulièrement de mon épouse. Au fil de ces années j’ai pu recouper les résultats des travaux et passer ainsi du doute et de l’incompréhension à l’intérêt puis à l’acceptation.

Au cours des séances, les médiums, ces intermédiaires entre celui qui interroge et la ou les entités présentes – principalement  Jean et Marc et, moins fréquemment, Luc et Pierre ou même très occasionnellement La Maîtresse, Gabriel et d’autres non identifiés – ont parfois été dans un état second qui les mettait dans l’incapacité de mémoriser leurs interventions, pour n’en découvrir le contenu qu’ensuite, à l’écoute des enregistrements. Entre 1982 et 1988 les « contactés » n’ont été que des voix, même si elles étaient parfaitement identifiables. Pierre, par exemple, était celui que ma femme appelait « le vieil homme », sans l’avoir jamais vu, à cause de sa voix grave et posée. Le 21 février 1988, ma femme ayant indiscutablement passé une nouvelle « porte » dans son évolution, un premier personnage s’est soudain matérialisé, ouvrant la voie à de vrais entretiens. Il s’agissait de Jean, qui, à ma demande d’identification a répondu : « Appelez-moi Jean ». Il venait s’asseoir dans un fauteuil qu’il partageait avec Mandarine, notre chienne teckel. Marc, lui, arrivé le 2 juillet 1989, s’asseyait en tailleur devant le poste de télévision, sa tête se découpant sur l’écran.

De l’actualité du moment jusqu’aux interrogations découlant de la lecture d’ouvrages divers tels « Le grand secret » de Barjavel, « L’énigme sacrée » de Baigent, Leigh et Lincoln, et tant d’autres, dont j’ai souvent oublié et le titre et l’auteur, en passant par les questions que tout un chacun se pose sur la vie, l’homme, le devenir, l’univers, la religion, etc., la quête est vaste. Les réponses ne manquent pas d’être édifiantes avec toutefois un thème récurrent : la planète est en grand danger d’être détruite par la faute de ses occupants. Les années écoulées depuis la fin des entretiens n’ont certainement pas inversé le processus, mais l’ont peut-être repoussé. Quid de la durée du sursit !

Non, Louis XVII n’est pas mort au Temple. Non, l’homme n’est pas unique dans l’univers. Non, le saint suaire n’est pas authentique. Non, Jésus n’est pas mort sur la croix. Non, les licornes ne sont pas une utopie. Oui, Jeanne d’Arc a survécu. Oui, la Lune a été habitée. Oui, la réincarnation est une réalité. Oui, le pétrole est un fossoyeur de la Terre. Oui, la France se doit d’avoir un roi pour être elle-même. Oui, chaque jour qui s’écoule rend la survie de la planète encore plus incertaine.

Si, au début, les contacts avec ces entités ont été courts et espacés, ils sont devenus plus fréquents et plus longs avec le temps et l’instauration d’une sympathie mutuelle. Au fil des années j’ai pu découvrir que certaines entités accomplissaient et accomplissent toujours, même si nos rapports sont maintenant interrompus, des missions auprès des hommes, tant pour essayer de les guider dans leur évolution que pour leur déblayer un chemin vers Dieu.

Dieu – « La Création Universelle », « L’Énergie Créatrice », peu importe le nom qu’on lui donne – a mis en place un processus qui fait que des êtres vivants apparaissent dans les eaux des planètes remplissant les conditions indispensables à la vie. Ces êtres vivants se diversifient, évoluent. D’aucuns sortent de l’eau et parmi eux figure l’homme. L’homme qui n’est pas un singe qui a mal tourné, mais un homme par destination dès le départ. Dieu lui adjoint, à la fin de sa gestation, un être immatériel immortel sans qui il ne serait différent du singe que par le pouvoir de la réflexion. Dieu, qui lui a donné vie et conscience, observe et n’intervient plus dans l’évolution du couple ainsi formé. Il attend de le voir se hisser jusqu’à Lui. D’existence en existence, l’être immatériel cherche à s’améliorer jusqu’à ne plus avoir besoin de s’investir dans une enveloppe charnelle et mortelle. Ni l’homme investi, ni l’être immatériel, ne formant qu’un durant leur communauté de vie, n’ont conscience de cet enjeu, sauf peut-être quelques privilégiés sans doute très avancés dans leur cycle de réincarnation.

Sur un plan individuel le couple est accompagné et soutenu par un compagnon. C’est l’ange gardien des chrétiens. Sur un plan plus général, des entités non incarnées peuvent exercer une influence sur des groupes entiers, ne serait-ce que pour tenter de les remettre sur la bonne route lorsque ces groupes viennent à dériver dangereusement. De plus, depuis que Terre héberge des civilisations, d’autres humains, je devrais dire d’autres triplettes, issus de planètes plus évoluées, aident aussi au développement des Terriens.

Reste à souhaiter que, lassés et déçus par notre comportement irresponsable, ces derniers ne décident d’en finir avec la menace que nous représentons.

Avec le troisième millénaire arrive l’ère du Verseau et s’éloigne celle du Poisson. Tout comme Osiris et Isis ont en leur temps cédé la place, Jésus et Marie vont à leur tour transmettre le flambeau. À qui ? À quoi ? Le Verseau c’est l’esprit, la poésie, la lumière, qui devraient alors prendre le pas sur le rationalisme et le matérialisme dont les derniers siècles du deuxième millénaire nous ont abreuvés.

Aurons-nous des descendants libérés de cette obsession rationnelle et matérielle ou faudra-t-il en éliminer la plus grande partie pour qu’une nouvelle civilisation puisse voir le jour ? Saurons-nous opter pour une longue tranche de vie de contact et d’amour ?

L’avenir est entre nos mains et non dans celles de Dieu qui toujours nous regarde et attend. Rien ne le presse et si nous ne sommes pas ceux qu’il espère, d’autres prendront le relais. Le temps n’est qu’une mesure à l’usage des humains et peut-être détenons-nous encore, pour quelques saisons, l’avenir de notre civilisation.

Je me dois d’insister, avant de conclure cette introduction qui me paraît indispensable à la compréhension des dialogues qui suivent, que les questions ont été miennes, pas les réponses.

                                                                                                           Antoine CHABREH.

LA GUERRE.

- La guerre, toujours la guerre !

- Vous ne savez faire que ça, vous autres humains ! Un demi-siècle de paix et de nouveau la guerre ! La guerre dans le monde est logique par la logique de production des armes. L’irrationnel échappe à la logique des États. Les peuples islamiques sont bien plus forts que vous ne l’imaginez. Ils feront bien du mal.  Cela peut arriver aujourd’hui, demain ou après-demain. Vous êtes assis sur un volcan. Un jour le pétrole sera pompé à la main et les machines ne fonctionneront plus.

- Une guerre ou des attentats ?

- D’abord sans doute des attentats avant une vraie guerre. Elle est devant votre porte ! Il n’y a plus d’alternative. Que votre ciel est noir pour les temps à venir !

- La France est menacée ?

- Je pense. Crois-tu qu’ils vont attendre longtemps après le dessert qui est face à eux ?

- On avait l’habitude de refaire une guerre tous les vingt ans. Après cinquante ans on pouvait espérer que cette malédiction était jugulée !

- Vous êtes simplement en retard. C’était une accalmie.

- Avec l’éclatement de l’U.R.S.S. est-ce qu’il n’y a rien à craindre de ce côté-là ?

- Cette guerre viendra des Arabes et c’est de votre faute. Les Russes sont des blancs, ne l’oublie pas.

- Pourquoi est-ce de notre faute ?

- Il ne fallait pas les laisser devenir 800 millions. Ils vont avoir besoin de place en plus du dessert que vous représentez.

- Vous n’êtes pas très optimiste !

- C’est la loi de la Nature et ce ne sera pas la première fois. Tout ce que je peux dire c’est que cette guerre viendra des Arabes.

- Est-ce que le pétrole ne va pas également avoir son rôle à jouer ?

- Exactement ! Perte de revenus en perspective.

- Alors il va nous falloir un nouveau Charles Martel ? C’est ça ?

- Certainement.

- Il y aura un risque de guerre atomique ?

- Ce n’est pas seulement un risque, c’est ce qui est prévu depuis longtemps, et il faut ça ! C’est triste, mais il faut ça.

- Pour traiter les problèmes dus à la surpopulation par la même occasion ?

- Oui, mais aussi pour contrer le sida.

- Tout ce qui a été fait par vous pour libérer les peuples de l’Est n’aura été d’aucune utilité ?

- Notre intervention n’aura servi à rien. Il y aura des millions et des millions de morts.

- Vous sous-entendez que ce pourrait être la fin de notre forme actuelle d’humanité ?

- Je pense, oui.

- Pendant un temps j’ai cru que nous risquions une invasion par les Russes. J’insiste.

- Pas eux, je l’ai déjà dit ! Ce sont les autres qui viendront.

- Les Arabes ?

- Et les noirs. Sous forme de terrorisme au départ, mais ça ne durera pas longtemps avant qu’il y ait la guerre.

- Et les quatre millions d’Arabes qui sont en France…

- Je suis désolé, ils sont sept millions.

- Autrement dit lorsque la guerre va se déclencher ?

- Ils seront à Paris en 24 heures pour faire du plus beau pays du monde un pays d’esclaves. Et il n’y a pas de solution. Enfin il y en a une, mais on ne peut pas la dire. De toute façon la guerre est inévitable et si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera pour plus tard.

- Je croyais qu’un faisant l’Europe nous nous mettions à l’abri !

- Vous éliminiez les éternelles stupides guerres entre vous, bien sûr, mais il y a ceux qui sont de l’autre côté de la mer et qui ne pensent qu’à une chose, vous avaler.

LES KENNEDY.

- John F. Kennedy n’a pas été assassiné par Lee Harvey Ostwald, mais par la CIA. Elle a fait agir la mafia à la demande du vice-président Johnson qui avait peur du président et de sa puissance de travail au service du bien et du monde.

- Le vice-président avait des attaches avec la mafia ?

- C’est fort probable.

- Tout ce qui a été dit sur la participation des Russes ?

- Absolument inexact.

- S’il n’avait pas été assassiné, n’aurait-il pas été handicapé par sa maladie ?

- John Kennedy serait resté parfaitement opérationnel et s’il avait vécu le monde aurait été différent. Il était le meilleur président depuis Eisenhower.

- On le disait coureur de jupons.

- Pas du tout ! Contrairement à une idée répandue ce n’était pas un coureur de jupons. Les numéros de téléphone, faussement attribués à des femmes, étaient en réalité des codes et lorsqu’il disparaissait c’était pour se rendre à des réunions secrètes. Rien à voir avec les filles.

- Et Bob, le frère assassiné, lui aussi ?

- Ils étaient frères, mais ils ne voyaient pas les réalités de la même façon. Un frère bon et un moins bon. Pour Bob l’important c’était le pouvoir, la puissance qu’il donne. Le premier frère aussi était comme ça. Bob a été assassiné par la même personne. Trois fils Kennedy ont payé pour la malhonnêteté de leurs parents et leur goût pour la puissance et la gloire. Le quatrième fils paye déjà dans cette vie.

- Marilyne Monrœ a-t-elle été la maîtresse de John ?

- Elle n’était la maîtresse, ni de John, ni de Bob. Seulement elle était une amie proche ce qui lui avait valu d’entendre certaines confidences, auxquelles d’ailleurs elle n’attachait aucune importance. Elle ne faisait pas attention à ce qui se disait. C’était une pauvre jeune femme à qui la vie avait permis de côtoyer de trop hautes sphères ce qui explique qu’elle a subi le même sort que les Kennedy, également de la main de la mafia.

- Pourquoi Jacqueline Kennedy a-t-elle épousé Onasis ?

- Par goût du luxe. Jacqueline Kennedy ne méritait pas une grande estime. Elle n’a jamais divulgué ce qu’elle savait des secrets de son mari, mais elle s’était déjà vendue avant qu’il ne soit assassiné. Seuls l’argent et le luxe comptaient pour elle.

- Edgar Hoover, le patron du FBI, n’avait-il pas eu vent des projets d’assassinat de Kennedy ?

- Il savait quantité de choses sur le père et il ne portait pas cette famille dans son cœur. Il lui était même franchement hostile. Mais il a fini par devenir un partisan de John. Il était informé d’un danger à Dallas et il a essayé de prévenir le président sans y parvenir. C’était son jour, à John Kennedy, et s’il avait pu éviter d’être assassiné à Dallas, il n’aurait de toute façon pas échappé à une autre tentative, un peu plus tard.

- Ruby a-t-il été envoyé en mission ?

- Son rôle était d’assassiner Ostwald pour le faire taire, l’empêcher de se défendre. Il a payé en mourant d’un cancer et il continue de payer.

- Est-ce qu’Ostwald avait quelque chose à voir avec le projet d’assassinat ?

- Ostwald était un pauvre hère. Il n’a pas tué, mais il fallait le faire taire. Il a été désigné comme étant l ‘assassin parce que les vrais auteurs de cette ignominie n’avaient personne d’autre sous la main. C’est tout.

LES EVANGILES.

- Qui a écrit l’évangile de Marc ?

- En tout cas pas Marc !

- De qui est-il alors ? D’un curé en 200 après J.C. ?

- Plus près de Jésus, quand même ! Mais pas par lui. À Rome.

- Vers 60 ou 70 ?

- Voilà.

- Vous ne savez pas par qui ?

- Je ne me suis jamais intéressé à la question.

- Et les autres, ceux de Luc, Matthieu et Jean ?

- Par les mêmes personnages. Déformés.

- Ces gens y ont passé une vie !

- Cela ne les a pas du tout gênés. Tu serais surpris de lire les textes initiaux. Ce sont des contemporains qui ont consigné les événements au fur et à mesure, et ces textes-là, rédigés sur des parchemins, il y en a partout. Des sources ont été trouvées, mais d’autres seront encore trouvées. Celles de Jean ne le sont pas encore. Ces informations sont quelque part au Moyen-Orient. Mais je te l’ai déjà dit. Les humains commencent à savoir qui est l’Homme avec un grand H.

- Les évangiles de Marc, Luc et Matthieu semblent avoir une même source ?

- Ce sont les paroles de Jésus et les nôtres, mais déformées. Quand tu prends les paroles des treize apôtres et celles de Jésus et que tu mets tout ensemble, cela fait un gros amalgame. D’autant plus que dans la réalité les apôtres n’ont pas tous prêché la même doctrine. Il y a eu des scissions par rapport à la vraie doctrine prêchée par Jésus dont il existe toujours des documents illustrant sa pensée. Chacun a cherché sa vérité là-dedans et tout le monde s’est souvent planté.

- Toutefois certaines paroles authentiques sont connues ?

- Bien sûr, et tenues secrètes.

- Par le Vatican lui-même ?

- Oui. Encore que Jean-Paul II aille dans la bonne direction.

- L’évangile de Jean est-il plus proche de la vérité ?

- Oui. C’est là qu’ils ont fait le moins de bêtises, le moins de transformations.

- Au final, tout ce que nous savons de Jésus nous vient d’évangiles inexacts et de prêtres mal informés !

- Tout n’est pas faux. Les écrits étaient là, même s’ils ont été déformés ou remaniés par le clergé. Il y a une reproduction assez exacte de textes initiaux à Rome, mais les initiés sont en France et tous ne sont pas des religieux.

- Dans cette optique, que faut-il penser du Coran ?

- C’est un livre saint. Ce sont des musulmans qui en ont fait un livre détestable, un objet de répression et de mort alors que ce n’est qu’une règle de vie, de paix et d’amour, comme pour la Bible.

- La Bible a été déformée, réécrite plusieurs fois !

- Le Coran, non. C’est son interprétation qui pose problème. Il ne contient ni violence, ni femmes voilées, ni rien de ce genre !

DIEU OU HOMME ?

- Si Jésus est né avant terme, il est cependant né normalement ?

- Jésus est né normalement, oui. Avant terme, c’est tout.

- Était-il un homme ?

- Un homme.

- Il est devenu le fils de Dieu au cours de son existence, ou il est resté un homme ?

- Il est mort homme.

- Alors pourquoi le disait-on fils de Dieu ?

- Les écrits. Ce sont les écrits ultérieurs qui en ont fait un dieu pendant son existence.

- Je ne sais pas très bien comment dire…

- Que je t’ai dit qu’il était le premier socialiste ? Oui, ce qui prouve que le socialisme n’a pas que du mauvais. Que je t’ai dit qu’il ne pouvait pas accepter qu’un homme, qui n’avait que le lait d’une chèvre pour nourrir son bébé, n’ait pas le droit de récupérer cette bête alors qu’elle était tombée dans un puits et ceci sous prétexte que c’était jour de sabbat ? Oui, ce qui prouve qu’il était plein de bon sens.  Que je t’ai dit qu’il avait des colères foudroyantes ? Oui, ce qui prouve qu’il était un homme, comme toi, et moi, il fut un temps. Le fait que j’ai dit qu’il n’était qu’un homme t’a-t-il fait douter de son existence ?

- Non.

- Beaucoup de gens pensent qu’il était seulement un prophète, mais il était bien le fils de Dieu sans le savoir.

- Toutes ces années pendant lesquelles il a disparu, c’était pour son initiation ?

- Mais c’est évident ! Comment crois-tu qu’il a pu faire tout ce qu’il a fait sans avoir travaillé son métier ?

- Pour passer du stade de l’homme à celui de Dieu ?

- Oh non ! Je le répète, il a bien été un homme et rien qu’un homme, jusqu’à la fin, mais d’une trempe exceptionnelle.

- Il est tout de même devenu Dieu à sa mort ?

- Pas l’homme. Celui-là est redevenu poussière. Et pas tout de suite. Tu oublies qu’il n’est pas mort sur la croix.

- Puisqu’il est resté homme durant sa vie, faut-il en déduire que les miracles accomplis, comme la résurrection de Lazare, sont en réalité des actes d’initié ?

- Parfaitement. Ce n’est pas la peine de chercher plus loin. Jusqu’à la fin il a été un homme et un homme ne peut pas faire de miracle.

- Donc Dieu n’a rien à voir là-dedans ?

- Rien.

- Ce sont des choses apprises ?

- Oui.

- D’après des textes découverts récemment, Lazare était encore vivant dans son tombeau.

- Les textes récemment découverts sont toujours les textes et c’est la vérité.

- Par conséquent Lazare était bien vivant ?

- Il était en catalepsie.

- Jésus le savait ?

- Bien sûr !

- Les textes ne se trompent jamais ?

- Les vieux textes ne se trompent jamais. Je ne cesse de le répéter. Ces textes ont été rédigés, au fur et à mesure que nous parlions par des lettrés de l’époque. C’est ce que les humains ont fait des vieux textes qui est faux.

- À propos des vieux textes, ils ne disent nulle part que Jésus se considérait comme le Messie.

- Parce qu’il ne l’a effectivement jamais dit.

- Pour en revenir à cette vie terrestre de Jésus, et par conséquent de Marie, ils n’ont évidemment pas eu à être immortalisés après leur mort.

- Évidemment pas ! Depuis l’origine des mondes le Maître et la Maîtresse sont auprès de Dieu !

- Autrement dit, Jésus et Marie sont deux divinités, que vous appelez le Maître et la Maîtresse, qui se sont incarnées dans des corps humains sans avoir conscience qu’ils étaient des proches de Dieu durant le temps où ils ont occupé ces corps ?

- Exactement.

LA MORT SUBITE DU NOURISSON.

- Comment se fait-il que des nouveau-nés meurent aussi mystérieusement ? Quelle est la maladie qui les frappe ?

- Cela s’explique très bien et ce n’est pas une maladie. Ce n’est ni physique ni médical. C’est que l’enfant n’est pas arrivé à l’endroit où il devait arriver.

- C’est-à-dire ?

- C’est une réincarnation qui est interrompue parce qu’elle n’est pas bonne. Médicalement cela ne peut s’expliquer. L’enfant s’endort parce qu’il ne veut plus vivre.

-  L’entité, à laquelle le corps du bébé était destiné, refuse cette enveloppe ?

- Pour n’importe quel médecin cette explication relève de la folie, mais c’est pourtant la cruelle vérité. L’enfant s’endort parce que l’entité qui a occupé son corps pendant un moment n’est pas arrivée là où elle devait vivre une existence d’homme.

- Alors l’enveloppe est abandonnée sur place, tout simplement !

- Voilà. Mais n’est-ce pas préférable ? Imposer à une entité de passer toute une vie dans un corps qu’elle n’a pas choisi n’est pas sans risque.

LE MASQUE DE FER.

- Le Masque de fer était le frère jumeau de Louis XIV, celui qui aurait dû régner car il était le vrai roi. Il avait un défaut à une jambe à la suite d’un accident survenu lors de l’accouchement. Comme il ne pouvait y avoir deux rois et que le légitime était bancal, Richelieu a décidé de lui substituer son jumeau, parfaitement constitué, lui.

- Raison d’état ?

- Oui, raison politique. Il y en a eu souvent et il y en aura encore.

- Les événements royaux se déroulaient généralement en public, y compris les naissances !

- La seconde naissance a eu lieu dans un endroit très sombre, une sorte de cave, ce qui a permis de cacher l’arrivée du jumeau et d’opérer la substitution.

- Et ensuite ?

- Il a été élevé dans une ferme jusque vers l’âge de dix-sept ans, par une nourrice. Puis il a été mis au secret car il devait avoir appris quelque chose sur sa véritable identité. Sa première prison se trouvait dans Paris, un lieu avec vue sur Notre-Dame. Il a beaucoup souffert d’avoir dû quitter les grands espaces de la ferme pour les murs de sa geôle. Plus tard il a été transféré au bord de la mer, dans une tour, un donjon, entouré d’eau. Peut-être y a-t-il eu d’autres transferts dans l’intervalle, mais le donjon avec la mer et des falaises a été le lieu de sa dernière détention.

- Il vivait dans l’isolement ?

- Non. Pourtant il manquait de vie et de réactions, même s’il était traité avec beaucoup d’égards. Ce n’était pas une prison avec paillasse et isolement. Il avait un vrai lit et recevait la visite régulière d’un barbier qui venait le raser. Ceux qui étaient chargés de lui apporter à manger entraient aussi dans sa chambre et le voyaient sans son masque, qui était de cuir souple. Il n’y avait aucun miroir dans la tour et tout ce qu’il pouvait voir de l’extérieur était un coin de ciel par une fenêtre, tout en haut du mur.

- Un barbier occasionnel et des geôliers apportant de la nourriture, ce n’était pas vraiment de la compagnie.

- Il n’était pas le seul prisonnier dans la tour. Dans une autre cellule il y avait une femme, à peine âgée de vingt ans, avec des cheveux coupés très courts, rasés. Lors de leurs rencontres, il ne portait pas son masque. Ils ont eu un enfant, mort très vite et dont il ne reste pas trace.

- Comment le prisonnier est-il mort ?

- Le malheureux est mort jeune ! Il n’avait pas trente ans. Il a été empoisonné sur ordre de Mazarin pour en finir avec les nombreux complots ourdis pour le faire évader. Raison d’état, une fois de plus. Il y avait eu une importante tentative pour le sortir de sa prison.

- Quel a été le rôle de Louis XIV ?

- Louis XIV connaissait l’existence de ce frère jumeau, mais il n’a jamais désiré sa mort. Il est probable que ce personnage, s’il avait régné, aurait donné une orientation différente au destin de la France.

JEANNE D’ARC.

- Qui était Jeanne d’Arc ?

- Jeanne était le fruit d’un inceste entre le frère du roi et sa sœur ou sa demi-sœur. Elle était de sang royal. Elle a été confiée à des paysans aussitôt après sa naissance. Elle n’est pas morte sur le bûcher. C’est une criminelle qui a été brûlée à sa place. Après avoir été sauvée elle est allée se réfugier en Angleterre, à la barbe des Anglais, avant de revenir en France et de se fondre dans la masse. Elle est devenue Jeanne des Armoises et c’est sous ce nom qu’elle est enterrée à Pulligny, en Lorraine.

- Qui l’a sauvée du bûcher ?

- Les templiers.

- Le Temple n’existait plus !

- Le Temple avait été dissout, mais il n’en continuait pas moins d’exister dans la clandestinité et Jeanne était une initiée au fait de sa survivance, même si elle n’en était pas membre. Ce sont bien les templiers qui ont sauvé Jeanne, en contrant les rose-croix. L’évêque Cauchon était rose-croix.

- Le portrait qui se trouve sur la cheminée du château de Jaulny est-il bien celui de Jeanne ?

- C’est le sien, mais il a été peint de mémoire, hors de sa présence. Quant à son épée, qui provenait de l’église Sainte-Catherine-de-Fierbois, elle se trouve dans la cathédrale où étaient sacrés les rois de France.

- Selon certaines rumeurs Jeanne aurait annoncé au dauphin Charles que les héritiers de Philippe le Bel avaient été pardonnés pour la destruction de l’Ordre. Qu’en est-il ?

 - Aucun pardon ne peut intervenir pour une telle faute ! Même Jésus ne peut pardonner et la malédiction qui a été lancée par Jacques de Molay court toujours sur tous les descendants de celui qui a détruit le Temple !

1908 EN RUSSIE.

- Que s’est-il passé en Russie en 1908 ?

- Ce qui a dévasté la forêt russe en 1908 est un accident de vaisseau spatial et non une météorite comme on le croit communément, bien que ladite météorite n’ait jamais pu être trouvée. Le vaisseau venait d’ailleurs, d’un autre point de votre galaxie pour longtemps encore inaccessible aux Terriens.

- Quel genre d’accident peut détruire un vaisseau spatial ?

- Il a implosé en entrant dans l’atmosphère. Sa destruction a provoqué une explosion de gaz inerte et le point d’impact de la déflagration avec le sol terrestre s’est concrétisé par un énorme cratère et des dégâts tout aussi énormes.

- Ce n’était donc pas une météorite ou quelque chose de ce genre ?

- Je viens de te dire le contraire !

- Les occupants du vaisseau sont morts ?

- La mort des êtres qui voyageaient à son bord a laissé, et laissera encore longtemps, beaucoup de regrets chez les invisibles. Ceux qui visitent ainsi votre planète vous ressemblent. Ils viennent d’un monde éclairé par un soleil très grand et très blanc qui brille comme un diamant et qui est plus jeune que le vôtre. Deux lunes tournent autour de leur globe. Ils possèdent une grande maîtrise de l’espace et se déplacent à la vitesse de la lumière.

L’ARCHE DE NOE.

- L’Arche de Noé a-t-elle bien atterri sur le mont Ararat ?

- L’Arche de Noé se cache au fond d’une crevasse à la base droite du tiers supérieur de cette montagne pointue, dénudée, désolée et déchiquetée qu’est le mont Ararat lorsqu’on le regarde dans le sens sud-nord. Bien que partiellement brisée elle est toujours parfaitement conservée car il n’y a pas d’air dans la poche où elle se trouve. Elle est dans un espace libre à l’intérieur du glacier et à l’abri de l’érosion et des intempéries.

- Des gens prétendent l’avoir vue et d’autres y avoir pénétré ?

- C’est faux ! Personne ne l’a encore vue et il est de toute façon impossible d’y pénétrer.

- Pourquoi ?

- Elle est enfouie très en profondeur à l’intérieur du glacier. Elle n’y est ni discernable ni accessible, mais dans quelques milliers d’années, étant donné qu’elle se déplace avec le glacier, elle atteindra le pied de la montagne. Si elle a pu conserver sa protection, elle sera alors visible de tous.

- Ceux qui prétendent l’avoir vue disent aussi en avoir rapporté des morceaux de bois.

- Des morceaux de bois, c’est bien possible puisqu’elle s’est cassée, mais c’est plutôt du bois n’appartenant pas à l’Arche.

- Au moment du déluge, alors que l’Arche flottait à l’aveuglette, le mont Ararat était immergé ?

- Ce n’était pas encore une montagne visible. Il se trouvait sous l’eau, comme le reste de la planète. Un mouvement géologique l’a fait apparaître puis l’eau est descendue et le décor a pris l’aspect que nous lui connaissons. Toute la partie de la montagne où se cache l’Arche est sombre et impénétrable à l’œil. Là où l’Arche s’est arrêtée il y a de l’or, venu des Andes lorsque l’endroit était sous l’eau, en surface et dans les crevasses. Ce sont des alluvions et la distance importe peu. Noé et ses fils ont laissé des indications sous forme de dessins.

- Les hommes semblent craindre…

- Personne n’ose trop s’aventurer sur les hauteurs de ce pic et ceux qui l’ont tenté, comme les Russes, avec des engins motorisés, n’ont pu vaincre sa résistance. Les chenilles n’adhèrent pas sur les rocs éclatés. La seule manière efficace de gravir ce mont est de le faire à pied, avec des mulets, des ânes ou des chameaux et d’être sain de corps et d’esprit.

- Un autre déluge est-il envisageable ?

- L’homme en a assez fait pour se préparer une autre catastrophe du même genre ! Les notions climatiques ne sont-elles pas en train de le démontrer par leurs modifications ?

- Y a-t-il un rapport entre le déluge et la fin de l’Atlantide ?

- Le Déluge n’a aucun rapport avec l’engloutissement de l’Atlantide qui est un événement totalement différent.

SODOME ET GOMORRHE.

- Les villes de Sodome et Gomorrhe ont-elles réellement existé ?

- Les vestiges de Sodome et Gomorrhe se trouvent au fond de cette mer extrêmement salée, maudite de Dieu, où rien ne subsiste et que l’on nomme Mer Morte. Sodome était une ville plus importante que Gomorrhe. Au moment de leur destruction, beaucoup d’autres villes ont été anéanties, toutes situées dans la même vallée.

- De nos jours, cette région n’est rien d’autre qu’un désert !

- En ce temps-là l’endroit était verdoyant.

- Comment ont-elles été détruites ?

- C’est une explosion atomique qui a tout détruit, et pas seulement là. Israël et le Sahara. Et aussi dans les montagnes de l’Atlas, qui portent les marques de la punition. Car c’est d’une punition qu’il s’agit. Sous quelques mètres de terre il est toujours possible de trouver des traces de la vitrification.

- Tout a été nettoyé par l’atome ?

- Un atome beaucoup plus puissant que celui utilisé par les hommes du XX° siècle, mais un atome propre, qui élimine, vitrifie, puis disparaît.

- C’est cet atome qui a transformé la femme de Loth en statue de sel ?

- Cette femme n’a pas été transformée en statue de sel. Elle a été brûlée vive.

- De quand cela date-t-il ?

- L’événement est assez récent puisque survenu après que le Nil a été dévié de son cours pour les besoins de grands travaux en Égypte.

 L’ERMITE DE LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU.

- La forêt de Fontainebleau cache un vaste monde souterrain désormais vide.

- C’était un lieu important ?

- Un endroit mystique comme il en existe en Bretagne. Les roches taillées sont des pierres levées très anciennes, antérieures au Déluge. Elles datent de l’aube des temps. Ce monde souterrain était une véritable cité faite de kilomètres de galeries dont certaines sont maintenant effondrées et si plus personne n’y réside, il fut un temps où elles abritèrent du monde.

- L’entrée de ce monde existe toujours ?

- Elle est fermée, enterrée. Elle se trouve à proximité de rochers proches de ceux qui servent aux alpinistes, près du « cube ». Comme nombre de forêts, celle de Fontainebleau comporte un important labyrinthe et le centre de ce labyrinthe désigne l’emplacement de l’entrée.

- C’est dans ce lieu mystérieux que se cachait le palais secret du chef véritable et invisible de la France des rois, comme certains le prétendent ?

- C’est là que pendant des siècles s’est élaborée la politique occulte du pays. Richelieu disait que bien des gens seraient étonnés d’apprendre qui était le véritable souverain de la France. Le cardinal recevait des ordres oraux, des écrits, qu’il mettait scrupuleusement à exécution. D’autres avant lui et d’autres après, en ont fait autant, jusqu’à Louis XVI. Encore que si Louis XVI avait pu en bénéficier pleinement il n’y aurait pas eu de révolution.

- Qui était ce souverain si discret ?

- Le personnage principal de ce monde, celui qui inspirait les dirigeants de la France, était un ermite.

- Un ermite ! Seul dans cette immense cité souterraine ?

- Il avait avec lui deux ou trois aides qui lui servaient de valets. Il était Français.

- Comment un ermite pouvait-il être en mesure de conseiller des personnages comme Richelieu ? Un ermite est un homme de prière, pas un politique !

- Il était inspiré par des entités et avait eu à sa disposition des lectures venant des croisés, des templiers et d’autres individus aussi mystérieux que bien informés. Il était une sorte d’éminence grise, mais dont personne, ses rares contacts mis à part, n’avait connaissance. Il formait lui-même son successeur.

- Du fond de cette cité enterrée depuis des millénaires ?

- Il ne vivait pas exclusivement sous terre, la forêt lui était largement ouverte. Il avait des contacts visuels avec ceux qu’il informait. Par ailleurs son monde était en communication avec la rivière souterraine qui vient de l’Himalaya et dont l’eau ouvre l’esprit et donne force et longévité à celui qui la boit ou s’y plonge.

- Alors pourquoi cela s’est-il arrêté au cours du règne de Louis XVI ?

- L’erreur majeure commise par ces ermites successifs a été de ne pas se préoccuper suffisamment du peuple, des hommes, mais seulement de la royauté. Louis XVI a payé pour ses prédécesseurs. C’était un saint homme et il aurait été un grand roi s’il avait pu régner. Contrairement à Louis XIV qui, en réalité, était bien peu « Roi Soleil », mais qui a bénéficié d’aide.

- Et maintenant ?

- Il n’y a plus d’ermites, depuis cette époque, pour diriger les gouvernants et c’est pourquoi ils ne cessent de faire des erreurs souvent fatales pour le pays. De toute manière, même un retour de la royauté à la tête de la France ne ferait pas revenir son éminence grise dans la forêt de Fontainebleau.

LOUIS XVII.

- Le fils de Louis XVI est-il mort au Temple ?

- Louis XVII a été libéré du Temple sur une décision de la Convention, décision qui a été cachée au peuple. Il y avait, malgré tout, des êtres humains parmi les révolutionnaires.

- Comment a-t-il quitté ce lieu sordide ?

- Il est sorti normalement et ouvertement, simplement revêtu des haillons portés à l’époque, ce qui lui faisait un déguisement.

- Qu’est-il devenu ?

- Il s’est embarqué pour l’Angleterre où il a séjourné plusieurs années puis il est rentré en France sous un nom d’emprunt, une fois le calme revenu, durant le règne de Napoléon.

- Et ensuite ?

- Ensuite il y a eu un Dupont ou un Martin qui s’est marié quelque part en Bretagne et qui a eu une belle descendance qui s’est dispersée. Il avait fait le choix de se fondre dans la masse et il y a quelque part, de nos jours, un Martin ou un Dupont qui est le véritable héritier des Bourbons et qui ne le sait pas et ne le saura jamais. À moins que le ciel n’en décide autrement ! Nostradamus n’a-t-il pas prédit le retour d’un roi en France ? Il lui faudra alors se rendre dans les caves du Vatican pour récupérer l’ampoule du sacre.

- Pourquoi Dupont ou Martin et pas Naundorf ?

- Naundorf était un usurpateur et Marie-Thérèse le savait pertinemment, c’est pourquoi elle n’a jamais accepté de le recevoir.

- Lorsque la reine a dit : « Pourquoi si tard… », en recevant dans sa prison le papier mystérieux que lui avait fait tenir le roi au sujet du secret d’Etretat, est-ce parce qu’elle savait que son fils n’était plus au Temple ?

- Elle n’a pas dit ça, elle a dit : « Il est maintenant trop tard ». Elle savait et si son fils avait eu connaissance du secret d’Etretat, de l’existence de la rivière souterraine, alors la France aurait pu connaître un autre destin. Marie-Antoinette n’a été qu’une victime. Elle n’était ni dépensière, ni dissolue. Elle n’a pas été la maîtresse de Fersen, pas plus que des nombreux amants dont on l’a gratifiée. De même que toutes les histoires sur Simon qui faisait boire de l’alcool au dauphin sont inexactes.

- D’où viennent ces racontars ?

- En grande partie d’Alexandre Dumas. C’était un initié, mais cela ne l’a pas empêché de faire courir une multitude de bruits sans fondements sur cette période noire de la France.

- Qu’est-ce que Joséphine de Beauharnais est venue faire dans cette histoire ?

- Elle savait la vérité sur la fuite et la survivance de Louis XVII et elle a eu le tort d’en parler au Tsar Alexandre I°. Elle a été empoisonnée, sur ordre de Talleyrand, au moyen d’un bouquet de fleurs.

LA VIE APRÈS LA VIE.

- Est-il possible d’être réellement mort pour un temps puis de revenir à la vie ? De vivre sa propre mort ? De sentir son âme quitter son corps ?

- Ce n’est pas l’âme qui se détache du corps, car il n’y a pas vraiment mort, mais plutôt comme une sorte de dédoublement. C’est cette situation qui permet, par exemple, d’assister aux efforts de réanimation des médecins.

- Avant d’entrer dans le tunnel ?

- Le passage se fait par une espèce de no man’s land, une frontière, un lieu dans lequel on n’est plus tout à fait vivant et pas encore tout à fait mort. Le tunnel c’est le passage, le canal de décantation dans lequel les mauvaises actions de l’existence vécue sont abandonnées l’une après l’autre. Plus il y a eu de mauvaises actions et plus le tunnel est long et sombre à traverser et plus la lumière est éloignée. Seuls les enfants volent tout droit vers cette lumière.

- Vers quoi conduit ce tunnel ?

- Le monde auquel accède celui qui quitte son corps dans cette situation de dédoublement est un monde intermédiaire, celui qu’ici-bas vous appelez le Purgatoire. C’est un endroit où aboutissent normalement ceux qui ne sont pas prêts. Ils y séjournent dans l’attente d’être meilleurs et de revenir sur Terre.

- En se réincarnant ?

- Voilà !

- Ces êtres heureux qui baignent dans la lumière sont donc au Purgatoire ?

- Ils ne sont ni heureux ni malheureux, ils attendent.

- Ils semblent pourtant diffuser de l’amour à tour de bras !

- Ceux-là, sûrement pas !

- Alors qui sont ces êtres que rencontrent les visiteurs ?

- Ce sont des créatures immatérielles que vous appelez des anges et qui sont effectivement des anges.

- Mais les êtres chers décédés qui sont souvent là pour les accueillir ?

- C’est du cinéma. La ressemblance avec des proches ou des connaissances décédées est une vue de l’esprit, un cinéma que se fait le subconscient de chaque individu en fonction de ses désirs profonds.

LA RÉINCARNATION.

- Qu’est-ce exactement que la réincarnation ?

- La réincarnation est une expérimentation qui se fait « à la carte », pour progresser, pour mûrir par l’expérience, au fil des vies qui se succèdent.

- C’est une idée très controversée de nos jours !

- Le sujet est tabou, mais il n’en reste pas moins qu’il y a partout des études qui se pratiquent. Les nations l’étudient, mais aussi les organisations religieuses.

- Est-ce que l’individu progresse de réincarnation en réincarnation ?

- En matière de réincarnation, l’acquis de chaque existence est conservé et l’individu cherche à progresser par rapport à la vie précédente. Il n’y a pas de souvenir de réincarnation en réincarnation, mais il y a parfois des réminiscences. Chacun possède des côtés positifs et d’autres qui sont négatifs et le but de l’opération est de faire pencher la balance, de plus en plus, vers le positif. Et il faut recommencer aussi longtemps que toutes les portes de la connaissance n’ont pas été franchies.

- Ce qui peut être long ?

- Le cycle total d’une période de réincarnation peut être très variable dans sa durée. Il dépend presque essentiellement des besoins des planètes. Quant à l’espace entre deux réincarnations, il est habituellement laissé à la discrétion de l’utilisateur. Il n’est pas délimité et peut être long ou court, selon que l’entité est courageuse et pressée d’en finir ou plus attentiste.

- Et c’est ainsi depuis toujours ?

- C’est ainsi depuis que l’homme a perdu son immortalité originelle. Elle n’avait pas de raison d’être auparavant.

- Est-ce douloureux ?

- Quoi ?

- De se réincarner.

- Mais non ! L’entrée dans un corps n’est pas douloureuse. Elle est effective lorsque l’enfant sort du ventre de sa mère.

- Que fait l’entité lorsqu’elle n’occupe pas un corps pour progresser ?

- Elle attend. Entre deux passages dans un organisme matériel, elle séjourne dans un monde qui se situe dans un autre temps, ce même lieu où se rendent les expérimentateurs de mort non définitive.

- Dans certaines religions, la possibilité de se réincarner dans un animal…

- L’idée que l’homme puisse régresser au stade de l’animal est une erreur. L’entité évolue progressivement du minéral à l’humain en passant par le végétal et l’animal, mais ne peut revenir en arrière. Le fait pour les entités de devoir évoluer d’un stade à l’autre justifie de la nécessité pour les hommes de respecter le végétal et l’animal. Contrairement aux idées reçues, les végétaux sont des êtres vivants parfaitement capables d’avoir des contacts avec certains humains privilégiés.

- Chacun de nous suit donc son petit bonhomme de chemin en passant d’un ventre maternel à un autre jusqu’à en avoir terminé avec son cycle ?

- Ce n’est pas toujours aussi simple. Dans la pratique, et si le besoin s’en fait sentir, il est possible de se réincarner dans un être déjà existant, tout comme il est possible de faire un échange de corps avec une autre entité, mais toujours dans le même continuum. Un Terrien restera Terrien d’un bout à l’autre de son évolution.

- Tout le système des réincarnations s’arrête alors ?

- Rien n’est fini. Même en ayant terminé son cycle, chaque entité peut être appelée à reprendre du service. Il s’agit alors d’une mission. Et de toute façon, lorsque le cycle terrestre est achevé, c’est le cycle spirituel qui commence.

« L’AFFAIRE VALENTE ».

- Que s’est-il réellement passé dans « L’affaire Valente » ?

- Cette « affaire » est une vaste magouille ! Une horreur sans nom ! C’est un enlèvement consécutif à un blocage du gouvernement de Jacques Chirac qui a refusé de laisser livrer des avions mirages à Kadhafi. Ensuite il n’y a plus eu que mensonges, tant dans le monde politique que dans les médias ou dans la famille. Sauf la sœur, qui ne savait rien, ce qui explique pourquoi elle n’a cessé de réclamer durant tout le temps de l’enlèvement.

- Kadhafi aurait enlevé les Valente lorsque la France a refusé de lui livrer des mirages ?

- Exact. De toute manière il ne fallait pas livrer ces avions à Kadhafi qui est plus dangereux qu’un serpent à sonnette. Il sera puni. Il n’a fait que du mal toute sa vie.

- Alors les Valente ont été les prisonniers de Kadhafi pendant quatre ans, en Libye et non au Liban comme on a essayé de nous le faire croire ?

- Oui. Un appartement confortable et silencieux comme celui dans lequel ces gens étaient retenus, c’est quelque chose qui n’existait plus au Liban depuis un bon moment et le fait que personne n’ait parlé du bruit des bombes aurait dû faire réagir dès les premiers instants. Tout le monde ment et les médias ne sont pas les moins pourris ! Tous sont payés pour se taire et faire en sorte que les choses soient oubliées, y compris le lieu où ces pauvres gens se sont réfugiés après leur libération.

- Et l’enfant mort ?

- Pendant la captivité, un garçon est mort et une fille est née. C’est long quatre ans ! Dans cette affaire, tout le monde n’a fait que mentir !

JEAN-PAUL II ET L’ÉGLISE.

- Le pape fait ce qu’il peut, mais il ne peut plus rien, il n’est plus qu’un catalyseur de souffrance. Et il a peur car il sait.

- Il sait ?

- Il sait pour Ali Abka, pour Fatima, pour la Vierge Marie, pour l’Europe, le monde, la vie et la mort. Il se sait tout petit. Tout savoir sur la vie et la mort n’arrête pas l’angoisse de l’Homme !

- Il a eu entre les mains des textes originaux retrouvés en Palestine ?

- Bien sûr ! Tous les papes.

- Alors Jean-Paul I° aussi ? C’est la lecture de ces écrits qui l’a tué ?

- Oui. Il est mort d’horreur. Son cœur a lâché.

- Les Anglais ont fait tout un scandale autour de sa mort.

- Ce n’était pas un assassinat.

- Il s’est vu mourir ?

- Oui, et il a essayé d’appeler. Il est mort d’une crise cardiaque doublée d’un manque d’air dû à son asthme. Quel saint homme ! Le Vatican n’est pour rien dans sa mort. C’était un pape de transition, tout comme l’est Jean-Paul II.

- Mais ce dernier dure.

- C’est un vieillard depuis sept ans, depuis 1981. Il va comme un vieillard et il subira toujours les séquelles de l’attentat. Il est en sursit depuis. L’évêque qui lui servait de garde du corps devrait être en prison.

- Est-ce que lui, pape, s’attendait à ce qu’il a trouvé dans les écrits ?

- Oui.

- Qui du pape ou de Monseigneur Lefèvre est dans le vrai ?

- Monseigneur Lefèvre. Il garde le latin et le vouvoiement avec Dieu. Vous n’avez pas le droit de tutoyer Dieu ! La papauté a tout faux.

- L’Église commet-elle une erreur en imposant le célibat aux prêtres ?

- Bien sûr ! C’est contre nature.

- Leur mariage réglerait le problème des vocations ?

- Certainement.

- Le Vatican est-il aussi compromis qu’on le laisse entendre ?

- Beaucoup plus encore. Faire de ce Marchinsky un Monseigneur a été une grave erreur. Il y a eu des pressions. Il y avait des contingences matérielles contre lesquelles le pape ne pouvait rien. La mafia a ses entrées partout, y compris au Vatican.

- Vu ainsi, cette Église n’est-elle pas une calamité, finalement ?

- Oh oui ! Et encore de nos jours ! Le pape n’est pas aussi blanc qu’il en a l’air, il a un mauvais conseiller qu’il écoute. Les papes, je n’y crois pas trop.

LE SUCCESSEUR DE JEAN-PAUL II ET L’AVENIR.

- Les prophéties de saint Malachie sont-elles de lui ou de saint Bernard ?

- De lui.

- Et la devise de Jean-Paul II est bien : « Du travail du soleil » ?

- Tout à fait.

- Il est par conséquent l’avant dernier pape ?

- Oui. Le prochain sera mieux. Il devrait être noir. Il était aux côtés de Jean-Paul II lors de sa visite en Alsace.

- C’est lui qui répondra à la devise : « De la gloire de l’olive » ?

- Oui, et il sera l’avant dernier.

- Juif, bien que noir ?

- Non. Africain et jeune. Son élection dépendra de la longévité de Jean-Paul II. Pour l’instant c’est un homme jeune. Il est moins obtus que l’actuel. Mais ce n’est pas le ciel qui choisit les papes, ce sont les cardinaux, alors rien n’est fait !

- Car les cardinaux ne sont pas spécialement fiables ?

- Oh non !

- Lui aussi sera un pape de transition ? Il vivra longtemps une fois élu ?

- Le temps qu’il faudra pour que Pierre puisse s’installer.

- Pierre II ?

- Pierre II, oui.

- Il fera vraiment la transition entre l’ère du Poisson et celle du Verseau ?

- Il finira l’ère du Poisson et il démarrera l’ère nouvelle.

- Qu’y aura-t-il ensuite ? Il n’y aura plus de papes ?

- Il n’y en aura plus besoin.

- Mais il y aura toujours des prêtres ?

- Plus comme maintenant. Ce seront des chefs de communautés.

- Des sages ?

- En quelque sorte. Ils seront en contacts spirituels entre eux. Il n’y aura plus d’Église, ni au sens propre ni au figuré et il ne sera plus nécessaire d’aller prier dans des édifices.

JESUS ET MARIE-MADELEINE.

- Jésus était-il marié ?

- Non.

- Qui était Marie-Madeleine pour lui ?

- Une grande amie.

- Elle est bien venue en France avec lui ?

- Pourquoi poser la question puisque tu sais que c’est oui ?

- Marie-Madeleine a-t-elle eu une descendance ?

- Oui.

- Est-ce avec Jésus ?

- Oui.

- En Israël ou en France ?

- Les deux. Ils ont eu trois fils : Josué, Sion et Abraham-David. Marie-Madeleine était enceinte de David, le dernier, lorsqu’elle a pris le bateau pour la France. Là, les enfants ont perdu leur nom. Josué s’est appelé Pierre, Sion s’est appelé Jean, à cause du baptiste et David s’est appelé Henri.

- Que sont-ils devenus ?

- Ils sont partis en Bretagne, investis de pouvoirs. Josué et Sion en sont repartis et ont utilisé leur puissance. David est resté et s’est fondu dans la masse.

- Ont-ils eu des descendants ? Les Mérovingiens ? J’ai lu qu’il y a douze ou treize familles qui descendent des Mérovingiens ?

- Il n’y a qu’une seule lignée.

- Lorsque Marie a été enceinte de Jésus, certains écrits ont mentionné des intentions de lapidation. Pourquoi n’a-t-on pas lapidé Jésus et Marie-Madeleine puisqu’ils n’étaient pas mariés ?

- Parce que leur lien n’était pas connu. Maintenant on sait, mais ce n’était pas le cas à l’époque. Il y avait beaucoup de femmes autour de Jésus et personne ne pensait que Marie-Madeleine était enceinte de lui.

- N’était-elle pas épileptique ?

- Non. Elle avait le petit mal. Ses crises n’étaient pas épileptiques.

- Ce n’était pas un exemple que de faire des enfants à tort et à travers !

- Mais il y avait des enfants fait à tort et à travers ! Il y en avait même entre cousin et cousine et même entre frère et sœur !

- Jésus a eu d’autres enfants avec d’autres femmes ?

- Oui. Où est le crime ?

- Comment est morte Marie-Madeleine ?

- De mort naturelle. De vieillesse.

- Où ?

- En France. Dans la région de Rennes-le-Château.

NAPOLEON I° ET LA PERFIDE ALBION.

- Est-ce que Napoléon I° a été empoisonné ?

- Oui.

- Par qui ?

- Par un proche.

- Montholon ?

- Par jalousie, oui. Mais l’empereur avait déjà un cancer et son assassin n’a fait qu’abréger ses jours.

- Est-ce, comme on le prétend, en empoisonnant le revêtement des murs ?

- Par la nourriture.

- Que pense-t-on, là-haut, de Napoléon ?

- Il était petit par la taille, mais c’était un grand homme.

- Beaucoup de gens le considèrent comme un tyran, comme un autre Hitler !

- Laisse dire ces gens.

- S’il avait pu réussir dans ses entreprises, peut-on dire que nombre des catastrophes survenues par la suite auraient été évitées ?

- C’est juste.

- Il aurait fait l’Europe ?

- C’est exact aussi. Il voulait une Europe en paix. Unifiée. Mais il a eu tout le monde sur le dos : Allemands, Anglais pour ne pas changer, Autrichiens, Russes.

- Autrement dit, s’il avait réussi dans son entreprise Hitler n’aurait pas existé ?

- Évidemment non !

- Le communisme non plus ?

- Eh non !

- Alors les Anglais sont responsables d’un échec dans l’amélioration du sort du monde ?

- Ils sont responsables de tant de choses !

- Une raison pour laquelle le général de Gaulle ne voulait pas d’eux dans le Marché commun ?

- La perfide Albion est l’ennemi héréditaire de la France. Tôt ou tard elle devra payer et disparaître. Le roi s’est attribué la place du pape. Toutefois la reine et son fils ont encore un rôle à jouer. Il y a des chances pour que l’île passe sous l’eau d’ici quarante ou cinquante ans. Peut-être pas entièrement, mais il y aura un raz-de-marée. Il faut une climatologie spéciale pour qu’un tel événement survienne.

LA JOCONDE.

- Qui a servi de modèle à la Joconde ?

- Personne. C’est un fantasme du maître.

- C’est tout de même le souvenir précis d’un visage de femme qui a provoqué ce fantasme ?

- Ce n’est pas un être humain, ni une femme en particulier, c’est une vision comme il en a eu beaucoup d’autres. Personne n’a servi de modèle.

JOSEPHINE DE BEAUHARNAIS.

- Est-ce que Joséphine de Beauharnais a été assassinée, comme je l’ai lu tout dernièrement ?

- Oui. Sur ordre de Talleyrand.

- Comment ?

- Au moyen d’un bouquet de fleurs.

- Pourquoi Talleyrand a-t-il fait faire ça ?

- Joséphine savait des choses à propos de la fuite de Louis XVII et elle en avait parlé au Tsar Alexandre I°.

- Comment pouvait-elle savoir ?

- Elle savait.

PIE XII.

- Que faut-il penser de l’attitude du pape Pie XII face à Hitler ?

- Oh là, là ! je n’aime pas ta question !

- Lâcheté ou attirance ?

- Plutôt une forme de lâcheté. Malgré sa culture allemande, je ne pense pas qu’il ait été attiré. Il a laissé faire contre les Juifs.

- Il ne mérite guère d’estime.

- Non. D’ailleurs il est toujours dans ce que vous appelez le Purgatoire. Il faut payer, même les attitudes.

- Même s’il n’a pas agi délibérément ?

- Non. Il a laissé faire et c’est encore pire !

LA CALLAS.

Un disque de la Callas, sorti à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort et acheté dans l’après-midi, passe sur l’électrophone au moment où Jean apparaît. J’apprécie :

- Quelle merveille !

- La Callas a la voix d’un ange !

- Elle avait la voix d’un ange.

- Elle a toujours. Elle continue à chanter pour nous. Elle fait partie de ceux qui ne sont pas d’ici. Elle était trop malheureuse sur Terre alors nous l’avons rappelée.

RENE BARJAVEL .

- Dans ses livres René Barjavel semble souvent dire des choses que personne ne comprend.

- Il a été rappelé. C’était un initié et il s’apprêtait à révéler en clair un certain nombre des informations qu’il avait dispersées dans ses livres. C’est pour ça qu’il est mort. Il s’apprêtait à mettre dans un ouvrage non romancé les vérités premières insérées dans ses romans.

- Des choses que nous ne devions pas connaître ?

- C’était trop tôt. C’était un visionnaire. En 1966 il avait déjà vu les événements de mai 68.

- Il avait aussi beaucoup d’imagination !

- Il n’y a pas d’imagination. Comment aurait-il pu écrire d’aussi belles choses sans avoir quelques repères ? Il y a toujours un fond de vérité. De toute façon il avait passé ses dernières portes.

- Qu’est-ce qu’il voulait révéler dans « Le grand secret » ?

- En écrivant « Le grand secret » il révélait l’existence de l’ampoule du sacre cachée sous une autre histoire. Son but était de créer une confusion.

- Il y a vraiment un rapport avec l’ampoule du sacre ?

- Bien sûr !

- Un de ses premiers livres : « Ravages », imaginait l’avenir de l’humanité après un cataclysme comme celui qui nous pend au nez…

- Je sais ce que tu as dans la tête. Pour lui, lire était mauvais parce qu’en relisant les livres vous recommenceriez les mêmes cycles et les mêmes erreurs. Mais chaque situation a ses avantages. Vous pouvez garder les livres en ne conservant que ce qui est bon et en rejetant ce qui ne l’est pas. Sinon, après quelques générations, vous en seriez à nouveau au même point.

- N’y a-t-il pas aussi un risque de retour à la sauvagerie ?

- Si. C’est aussi un danger. Mais l’être humain est fait pour monter vers la lumière. Une fois tous par terre, vous ramperez, puis vous irez à quatre pattes, puis debout vers la lumière, votre lumière. De tout temps les choses se sont déroulées ainsi, cataclysme après cataclysme.

- C’est arrivé souvent ?

- Bien sûr ! Dans l’intervalle, et si votre humanité n’était pas si stupide, chaque homme pourrait vivre cent vingt ans.

CRO-MAGNON.

- Cro-Magnon a-t-il existé ?

- Pas exactement comme vous l’entendez. C’est en rapport avec la fin d’une civilisation. Bien après. Un retour à la barbarie entre deux civilisations puis une remontée progressive vers la lumière.

- Un presque singe, en quelque sorte, un intermédiaire ?

- Presque, mais un homme, toujours un homme, seulement obligé de tout recommencer après destruction, tout comme cela a été pour Neandertal et d’autres.

CHAMPOLLION.

- N’est-il pas regrettable que Champollion soit mort si jeune ?

- Champollion est mort à quarante-deux ans pour qu’il ne puisse pas pénétrer plus avant.

- Dans la compréhension des hiéroglyphes ?

- Dans la compréhension de certains mystères. Il accédait à une zone encore interdite à votre entendement.

YS.

- La ville d’Ys a-t-elle existé ?

- Oui.

- Qu’est-ce qui l’a détruite ?

- Un ouragan monstrueux.

- Un ouragan sur le trident, sur la pointe de Bretagne ?

- Sur le nez de De Gaulle, oui, mais à l’époque ce n’était pas un trident.

- Y avait-il une civilisation florissante sur cette partie du territoire ?

- Une peuplade, tout au plus, et à l’intérieur des terres.

- C’est un événement très ancien ?

- Oh oui ! Plusieurs millénaires avant les Poissons.

- J’ai lu qu’il y avait un rapport entre la ville d’Ys et les pierres bondes, c’est quoi ces pierres ?

- Les pierres bondes sont un peu comme les pierres levées. Une de vos légendes dit qu’en soulever une revient à ouvrir une porte interdite. Toute légende a un fond de vérité. Ces pierres sont placées sur des lignes, des axes et il ne faut pas les déplacer car cela pourrait créer des perturbations telluriques.

LE TRIANGLE DES BERMUDES.

- Le triangle des Bermudes est-il un phénomène naturel ?

- Il a une origine mystique. C’est un endroit où rien ne pousse. Où s’est abattue une punition.

- Les disparitions sont-elles réelles ?

- Absolument. Elles sont bien réelles. Il y en a eu et il y en aura encore.

- Et ce qui disparaît est détruit ? Les gens meurent ?

- C’est en rapport avec le Temps. Les gens qui disparaissent ne meurent pas. Ils reviennent, mais ne se souviennent pas. Ils oublient.

SANTORIN. LA CRETE. CNOSSOS.

- De nombreux bouleversements ont affecté la région de la Mer Égée au fil des derniers millénaires et donné des idées à certains. Le commandant Cousteau, pour ne citer que lui, semble convaincu que c’est dans cette région du globe que se trouvait la légendaire Atlantide. Dans ses arguments il cite des rangées de poteries immergées à Psyra, une presqu’île proche de la Crête…

- Je connais. Cousteau pense qu’il s’agit des vestiges de dix bateaux qui auraient été coulés côte à côte avec leur cargaison de poteries.

- Et ce n’est pas exact ?

- Non. Il y avait là une fabrique de poteries et ce sont les bâtiments de cette fabrique qui se sont effondrés dans la mer. Aucun rapport avec l’Atlantide.

- Et Cnossos ? C’est l’explosion du Santorin qui a détruit la ville ?

- Oui.

- Ainsi que le port de Dia, dans l’île de Crête ?

- Non. Ce port a longtemps été un carrefour particulièrement florissant. Plus de deux mille ans. C’était un endroit verdoyant. Le remblai qui s’enfonce dans la baie de St Georges de Dia a eu une grande importance en son temps.

- C’était une jetée naturelle qui abritait le port ?

- Elle existait bien avant que les hommes n’installent un port à cet endroit. C’était une piste d’atterrissage construite par des êtres étrangers à votre planète.

LE SAINT SUAIRE.

         – Si nous parlions du saint suaire ? Que faut-il penser de la polémique qui s’attache à son existence ?

- Ce n’est pas le suaire de Jésus.

- Mais ce suaire a existé ?

- Il a existé, bien sûr ! Pourtant il faut être logique. Comment veux-tu qu’un tissu, à ce point imprégné de sang, puisse résister à deux mille ans, même avec miracle ? C’est impossible ! Aucun tissu, et à l’époque c’était du coton, ne peut résister aussi longtemps. Il a peut-être tenu pendant dix ans, peut-être quinze, et puis il s’est décomposé, c’est tout. Maintenant, faire le visage du christ avec les moyens dont vous disposez, c’est très facile. Mais il n’existe plus d’origine.

- Jésus a cependant bien été enveloppé dans un suaire ?

- Bien sûr, ce suaire a existé, je le répète ! Il avait été fait par Marie-Madeleine, sa femme. Elle lui a essuyé le visage qui était plein de sang à cause de la couronne d’épines, qui était bien réelle, elle, ça c’est vrai. Étant donné que la couronne lui avait été enfoncée sur la tête, des gouttes de sang ont coulé sur son visage. Coton et sang ne vont pas ensemble, ça n’a pas résisté. De toute façon pas deux mille ans.

- Une des hypothèses est que le suaire de Turin pourrait avoir été fabriqué aux XII° ou XIII° siècles ?

- C’est parfaitement possible. Et reproduit, reproduit, reproduit, et d’ailleurs maintenant ils peuvent même le faire électroniquement.

- Il semblerait qu’il en existe plusieurs exemplaires.

- Le pauvre Jésus n’aurait pas eu assez de sang !

- J’ai lu aussi qu’il existe un prépuce de Jésus quelque part.

- Oui, et aussi des os. Mais c’est pareil, deux mille ans se sont écoulés.

- Ce sont toujours des reliques fabriquées ?

- Bien sûr ! Tout ça ne tient pas debout.

SAINT PAUL.

- René Barjavel, dans un de ses ouvrages, dit que Saint Paul a fait de la nudité un objet de perversion repris par toute la chrétienté.

- Ce que dit Barjavel est bien vrai.

- En fait, Paul nous a joué là un sale tour ?

- L’innocence a été pervertie sous la forme d’une condamnation des joies les plus belles données aux hommes par Dieu et il faudra y revenir comme à une vérité première.

- Mais avant que Paul ne sévisse, du temps de Jésus et avant lui, les hommes ne vivaient pas nus, ils avaient déjà dissimulé les corps sous des robes ou des tuniques de lin !

- Parce qu’il y avait déjà des interdits qu’il a encore accentués. Dans la nuit des temps les gens vivaient nus, hommes, femmes, enfants, vieillards, tous. C’était le cas sur Muu. Ce n’est pas le Christ qui a détruit l’innocence. Honte et pudeur mal placées. Qu’elle soit juive ou autre, la religion est un échec pour l’humanité en partie à cause des diktats qu’elle impose aux hommes. La religion est dans l’erreur lorsqu’elle bannit le plaisir sexuel. Ce n’est pas ce que Dieu a voulu, sinon il n’aurait pas fait l’homme et la femme complémentaires. Cela fait partie du plaisir d’être un humain, de la vie d’un homme et d’une femme.

- Y a-t-il encore un quelconque rapport entre la tradition voulue par Jésus et ce que Paul et son Église en ont fait ?

- Plus grand-chose, en vérité. Jésus n’a jamais eu l’intention de créer une nouvelle religion. Déjà dit et répété ! Il voulait seulement remettre en place celle de Moïse avec des améliorations. Les fautifs et les créateurs du christianisme sont Paul et ensuite le concile de Nicée avec Constantin.

- Une petite question annexe. L’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie était-il un acte volontaire de l’Église paulinienne ?

- Oui.

LE GRAND CHYREN.

- Les traducteurs de Nostradamus, du moins ceux que j’ai eu l’occasion de lire, pensent que le Grand Chyren désigne le futur Henri V.

- C’était un grand chef de guerre.

- C’était ? Pourquoi c’était ? Il s’agit d’une prophétie déjà réalisée ?

- Non.

- Je ne comprends pas ! C’était ou ce sera ?

- Ce sera probablement encore une fois un grand chef de guerre.

- Comment peut-il avoir été s’il est encore à venir ?

- Réincarnation.

- C’est un modèle que Nostradamus a cherché dans le passé et qui devrait resservir ?

- Voilà.

- Un musulman ?

- Oui.

- Un grand chef ?

- Oui. Tu le connais.

- Au hasard : Suleiman le Magnifique ?

- Non.

- Un Arabe et je le connais ?

- Oui.

- En Égypte du temps des Arabes ? Au Caire ?

- Oui. Celui qui a fait creuser la première galerie dans la pyramide de Khéops. Al Mamoun, successeur d’Aroun Al Rachid.

- Si mes souvenirs sont bons, ce n’était pas exactement un type bien, un bon chef !

- Que si ! Même si cet Al Mamoun n’en a pas donné l’impression à l’époque.

- Alors le Grand Chyren désignerait le calife Al Mamoun et c’est cet homme que Nostradamus a utilisé comme modèle pour son futur Henri V ?

- Henri V ou un autre. Quand le moment sera venu. Voilà. Qui peut se vanter de dénouer toujours les subtilités surgies du cerveau de Nostradamus ? Pas même moi !

MARS.

- Le système solaire, en dehors de notre planète, a-t-il vu naître d’autres civilisations ?

- Plusieurs.

- Sur Mars ?

- Non.

- Est-ce que dans le passé, Mars a eu une atmosphère ?

- Certainement.

- De la vie humaine ?

- Pas de vie humaine permanente, des relais, des comptoirs.

- Les canaux de Mars, c’est quoi ?

- C’est comme l’astroport de Nazca, mais avec aussi des canaux internes où il était possible de stoker des choses.

- Ils ne sont plus utilisés ?

- Non, ils sont trop proches de la Terre.

- Donc ce sont des souterrains ?

- Des souterrains.

- Qui sont vides maintenant ?

- Pas tous.

- Saura-t-on un jour ce qu’ils contiennent ?

- Si un jour vous avez la curiosité d’aller voir. Il faudra d’abord passer par la face cachée de la Lune et vous n’y avez pas encore été.

- Est-ce qu’il y a eu une intervention « extérieure » dans la fin de l’exploration de la Lune ?

- Un interdit.

- Sinon la curiosité nous aurait forcément poussés vers la face cachée ?

- Exact. C’est un interdit et vous n’êtes pas près d’y mettre les pieds.

- Il nous reste Mars et Vénus.

- Vous n’êtes pas près d’y mettre les pieds non plus.

- De toute manière, dans l’immédiat, on ne peut guère y envoyer que des satellites non habités, des robots !

- Exact.

- Mais les hommes finiront tout de même par y accéder ?

- Oui. Mais quand ?

- Une théorie, émise par je ne sais plus qui, prétend que Vénus aurait été captée après la formation du système solaire.

- Vénus a toujours fait partie du système solaire. Il y a toujours eu le même nombre de planètes, neuf, dont une est encore matérialisée par les débris qu’elle a laissés et où il y avait de la vie, comme sur la Lune, un temps.

LA LUNE.

- Est-ce que dans un lointain passé la Terre possédait deux satellites naturels, deux lunes ?

- Oui, mais la seconde était beaucoup plus petite.

- Qu’est-elle devenue ?

- Elle est tombée sur la Terre. Il y a vraiment très longtemps. La deuxième, celle que vous admirez actuellement, a failli tomber aussi à ce moment-là. Elle s’est rapprochée et elle pourrait bien tomber à son tour s’il y a un nouveau cataclysme.

- Où est tombée la petite lune ?

- Cherche. C’est un événement qui ne date pas d’hier. Ni d’avant-hier.

- Est-ce que sa chute a provoqué la destruction de l’humanité d’alors ?

- D’une partie. Elle a fait un énorme cratère dans l’eau avec ses conséquences. Elle est dans les abysses.

- On pourrait en retrouver la trace ?

- À condition de descendre à plus de trois mille mètres.

- Elle est tombée dans le Pacifique ?

- Oui.

- Si Mars a eu une atmosphère, pourquoi pas la Lune ?

- Il y a eu une atmosphère sur la Lune, et même des habitants, mais il y a si longtemps !

- La Lune a été habitée ? Par un peuple évolué ?

- Bien sûr ! Il s’agissait de fugitifs d’un cataclysme terrestre.

- C’est plus ancien que Muu ou l’Atlantide ?

- Tellement plus ancien !

- Les habitants étaient nombreux ?

- Non. Mais une fois de plus ils ont tenté des expériences et ils ont fait brûler l’atmosphère.

- C’est ce qui se prépare avec les ennuis que nous donne la couche d’ozone ?

- La chose a commencé comme ça.

- Alors, en détruisant leur atmosphère ils sont tous morts ?

- Ta question est stupide !

- Je ne contestais pas la mort, je voulais juste savoir s’il avait pu y avoir des rescapés.

- Aucun. Une fois de plus quelques illuminés ont agi et détruit l’atmosphère d’un seul coup. Ils sont tous morts. Pourtant ils étaient pacifiques.

- L’atmosphère était naturelle ?

- Mais bien sûr ! La Lune a été habitée très longtemps. Elle est l’image de la destruction d’un monde proposé aux hommes et détruit par les hommes.

- Il y avait de l’eau ?

- Oui.

- Des lacs, des étangs ?

- Non.

- Sous quelle forme, alors ?

- Seulement des filets d’eau.

- Et maintenant il n’y a plus que des cratères !

- Il y avait une atmosphère. Une fois de plus les hommes ont tout cassé !

TREIZE ÂPOTRES.

- Nous, les apôtres de Jésus, nous n’étions pas capables de rédiger les évangiles. À l’exception de Judas nous étions des manuels illettrés. Nous avons reçu le don de la parole, pas celui de l’écriture. Ce sont nos contemporains qui ont consigné les événements au fur et à mesure et ces textes-là, rédigés sur des parchemins, il y en a partout, en Palestine, en France, en Italie et ailleurs. Ces écrits n’ont pas tous été découverts. Les textes d’origine sont rédigés en Hébreux, en Araméen. Quand Jésus a été crucifié, Judas est mort et il n’y a plus eu personne pour écrire.

- Mais vous, les apôtres avez pu faire des récits.

- Oui, aux quatre points cardinaux ou presque. Nous avons raconté.

- Est-ce que vous avez prêché la même doctrine ?

- D’après les écrits, oui.

- D’après la réalité ?

- Non.

- Dès l’origine de votre mission il y a eu des divergences ?

- Il y avait des scissions.

- Est-ce que la doctrine que voulait prêcher Jésus sera à la base du troisième millénaire ?

- Oui.

- Combien Jésus avait-il de prophètes ?

- Où est ton problème ?

- Les opinions à ce sujet diffèrent. Vous auriez été douze ou quatorze. Je vous embête ?

- Tu ne m’embêtes jamais. Si tu m’embêtais je ne serais pas là. Nous étions plus de douze.

- Donc quatorze.

- Plus de douze. Contente-toi de ça.

- Combien ont été crucifiés ?

- Quatre, dont Pierre, à l’envers, à Rome.

- Qui sont les trois autres ?

- Jacques. Le deuxième Jacques aussi.

- André ?

- Non. Lui est mort de mort naturelle et pas en Palestine. Il est mort en France où il est venu avec le Christ.

- Judas de Jacques ?

- Connais pas ! Il n’y avait qu’un Judas, hélas !

- Simon ?

- Crucifié.

- De quoi est mort Bartholomé ?

- Crise cardiaque.

- Philippe ?

- Mort naturelle.

- Thomas ?

- Il n’est pas resté en Palestine. Il est parti et on ne sait pas ce qu’il est devenu.

- Il n’a pas été quelque part pour évangéliser ?

- Il a biaisé. Pas étonnant, il ne croyait en rien !

- Vous, Jean ? Mis à mort par les juifs avant soixante-dix ?

- Je n’ai jamais été mis à mort. Si tu regardes les statues dans les cathédrales tu me verras toujours avec une barbe blanche. Mort naturelle.

- Vous n’étiez pas très bien vu, à l’époque. Vous posiez des problèmes à Jésus ?

- Pas des problèmes. J’étais quelqu’un comme Thomas et, de plus, j’avais un sale caractère. Je n’étais pas facile, mais aucun de nous n’était facile, cher ami, aucun.

- Matthieu ?

- Il est resté en Palestine.

- Mort naturelle ?

- Oui. On mourait souvent rapidement à l’époque.

- Je cherchais autre chose qu’une mort naturelle.

- Ils n’en ont eu que quatre. Ils ne nous ont pas tous eus !

- Matthieu, c’était le deuxième nom donné à Lévy le Publicain ?

- Oui.

- Un surnom ?

- Pas du tout.

- Alors pourquoi n’est-il pas resté Lévy ?

- Il avait autre chose à faire de sa vie.

- Abandon de son passé ?

- Voilà.

- Christophe ?

- Que vient-il faire là ? Bouilli. Mais ce n’était pas un apôtre.

- Luc ?

- Mort violente. Enfin, violente mais naturelle, pas due à une cause extérieure.

- Et Marc ?

- Il a quitté la Palestine. Parti prêcher, pas loin. Mort naturelle.

- Quant à Judas, suicide par pendaison. Que faut-il penser de lui ?

- Hélas ! C’était un garçon très bien.

- Pourquoi hélas ?

- Parce qu’il est mort.

- Vous êtes tous morts.

- Je veux dire qu’il est mort de vilaine façon. Il a été accusé d’un tas de choses qu’il n’avait pas faites. Il ne voulait pas la mort de Jésus. Tu penses bien que Jésus avait choisi ses bonshommes. Je dis hélas parce que s’il avait vécu toute votre religion, qui ne tient pas debout, n’aurait pas pu prendre cette tournure. Il était le seul à savoir lire et écrire.

- Le seul dont les écrits auraient pu transmettre la vérité ?

- Exactement. Malheureusement, il est le premier à être mort !

- Son but était de sauver Jésus et il a échoué ?

- Voilà.

- Où est-il enterré ?

- Il n’est pas enterré à Jérusalem. Quelque part pas loin. En secret et par nous après nous être concertés et après nous être aperçus qu’en fait nous avions tous trahis.

- Je suppose que tout le monde trahirait dans de telles circonstances ?

- Oui. Judas n’était pas un traître !

- Alors pourquoi s’est-il pendu ?

- Parce qu’il s’est senti bafoué par son peuple. A cause des trente deniers. Voilà, tu as tes treize.

- Vous êtes sûr ? Je récapitule : Pierre, les deux Jacques, André, Simon, Bartholomé, Philippe, Thomas, Jean, Matthieu, Luc, Marc…

- Judas. Et Jésus. Ne cherche pas compliqué.

LE GRAND SPHINX.

- À quelle époque remonte la construction du Grand Sphinx et par qui ?

- Il est très vieux.

- Dix mille ans avant Jésus-Christ ?

- C’est presque ça. Souviens-toi de ce que te disait ton ami Henri lorsque tu lui as demandé de se transporter dans ce monument : « On me montre le chiffre 11 297. Je ne sais pas si c’est avant Jésus-Christ ou à partir de ce jour de 1982. Il y a un rapport mathématique entre lui et une constellation visible dans le ciel, on me montre l’image d’un Cygne et ses mensurations sont importantes. Il a été construit par des Nubiens, des noirs, aidés par un peuple inconnu avec des moyens que l’humanité actuelle n’a plus et ne retrouvera pas. Les personnages qui travaillent à sa construction ont un motif rouge visible sur le devant du pagne dont ils sont habillés. C’est un instrument, une sorte de pied à coulisse. Les hommes travaillent dans la masse rocheuse et taillent d’autres pierres sur place. Ils travaillent librement. »

- D’où venaient ces autres pierres ?

- Certaines arrivaient par le Nil qui était beaucoup plus proche et passait en sens inverse car il y avait une écluse, ce qui explique le sens inversé de l’écoulement des eaux du fleuve.

- À l’époque le Sahara était verdoyant ?

- Oui, bien sûr ! A l’emplacement du Sphinx il y avait de la savane. C’était avant le dernier basculement. Un de plus.

- C’était une région habillée, pardon, habitée ?

- Habillée et habitée, tu n’as pas fait de lapsus. La planète était habillée.

- Et il y avait des peuplades dans le coin ?

- Oui. Déjà dit !

- Lors d’un précédent entretien il avait été dit que les êtres qui travaillaient là avaient des maux de tête.

- Radioactivité. Ils sont d’ailleurs morts rapidement.

- Cette forme, mi-animal, mi-homme, est-elle importante ?

- Elle n’a pas de raison spéciale d’être.

- Mais les traits du visage étaient ceux d’un Nubien ?

- Non. Personne en particulier.

- À diverses reprises le Sphinx a plus ou moins disparu sous le sable. Le dernier désensablement a-t-il quelque chose à voir avec notre époque et son devenir ?

- Oui, mais à des gens plus évolués que vous. La porte ne s’ouvrira qu’à un initié. Tout seul, quand il le faudra. Il n’y a aucun risque d’ouvrir par mégarde. Il y a des chambres dans ses entrailles. Elles ne seront pas découvertes tout de suite car elles contiennent des secrets que vous n’êtes pas assez évolués pour comprendre : astronomie, façonnage de la matière, art de domestiquer le soleil. Domestiquer le soleil est dangereux. C’est un art que les Atlantes connaissaient bien.

- Comment entre-t-on dans ce monument ?

- Il y a une entrée entre les pattes de devant et une par un tunnel qui vient de la pyramide de Kephren. Il y a un mécanisme qui permet d’ouvrir la porte. Mais comme déjà dit, la porte ne s’ouvrira qu’à un initié et de toute manière pas pour vous actuellement.

- Y a-t-il autre chose dans les chambres ?

- Dans une salle il y a cinq momies. Elles tiennent un épi de blé dans la main. Dans une chambre il y a deux coffres d’ébènes avec des informations concernant les origines de l’humanité et quelques directives de ce peuple inconnu déjà cité et que quelques égyptologues sauraient lire.

- Un jour on y trouvera des livres ?

- Non, ce sont des feuillets faits de paille de riz ou autres trucs de ce genre.

- Alors ils ne connaissaient pas le papier ?

- Ceux qu’il y a là-dedans, sûrement pas !

- Les initiations qui se sont faites bien plus tard et qui passaient par la Grande Pyramide, passaient-elles aussi par le Sphinx ?

- Oui.

LE PETROLE MONSTRUEUX.

- Les choses les plus monstrueuses que fait votre humanité actuelle ont toujours le pétrole pour origine ou motif.

- Il y a cent ans les monstruosités existaient déjà et pas le pétrole.

- Il y a cent ans on ne faisait pas des choses aussi monstrueuses ! Le pétrole est le sang du diable ! L’énergie solaire est salvatrice et inépuisable. Elle est universelle, gratuite et tout peut être fabriqué grâce à elle. Elle menace le pétrole et représente la fin des marchands alors on me tue, au fur et à mesure, tous ceux qui m‘aident.

- Sans le pétrole de nombreux états manqueraient d’une bonne partie de leurs ressources financières, non ?

- Réfléchi ! Avec le solaire tout est possible. Il y a des savants français qui ont trouvé, mais qui se gardent bien de parler. Américains, Russes, Chinois, tous ont des chercheurs qui savent.

- Mais qui n’en disent rien ?

- Ils seraient en grand danger de mort ! L’humanité est régie par le pétrole et les pétroliers. Pratiquement tous les pays ont des connaissances sur le solaire et sont en mesure d’en maîtriser l’énergie, mais ceux qui savent et qui parlent sont en danger de mort et sont tués. Je me répète !

- Vingt-quatre nations se sont réunies à La Haye…

- C’est très bien. Le GLOBE c’est très bien.

- Les Anglais sont contre !

- Aucune importance. Tôt ou tard ils devront payer.

- En tout cas c’est un appel à la raison.

- Oh oui ! Et ça vient de France. Un gouvernement de gauche, mais de France. C’est tout à fait bien.

- Est-ce que cela a des chances d’aboutir ?

- Si les cent vingt ou les cent trente pays suivent. Mais il en est qui ne suivront pas. Tous ceux qui tripotent dans le pétrole pour commencer. Enfin c’est une bonne chose que d’avoir essayé. Espérons que pour une fois cela aboutira.  Espérons que les pétroliers n’iront pas au pôle Nord en chercher, la dégradation de la planète irait encore plus vite. Elle serait en danger de mort, elle aussi, et vous tous avec elle. Heureusement elle est solide et si vous faites ce qu’il faut elle se remettra.

LES APPARITIONS.

- Est-ce que ce qui se passe en Yougoslavie, avec ces jeunes qui disent voir la Vierge Marie, peut être pris au sérieux ?

- Ce sont des illuminés. Ils ne voient rien du tout. C’est de l’autosuggestion. Ils prient tellement qu’ils croient voir la Vierge. La Maîtresse a bien d’autres choses à faire !

- L’univers est un si grand merdier ?

- Ce n’est pas le mot que j’aurais employé, mais il y a de ça. Actuellement la Maîtresse n’est même pas là.

- L’Église aurait donc raison de se méfier dans ces histoires d’apparitions ?

- Il y a de ça, encore qu’elle a trempé dans des histoires pas propres.

- Et les apparitions en Égypte, à Zeitoun, sont-elles authentiques, elles ?

- Non. J’ai dit que la Maîtresse avait autre chose à faire en ce moment !

- C’est une hallucination collective ?

- Oui.

- Elle y annonce, paraît-il, la destruction de l’Égypte.

- La destruction de l’Égypte ne viendra que du barrage, pas de la Maîtresse.

- Le Nil Blanc pourrait peut-être alors reprendre son lit d’origine ?

- Bien sûr que oui !

- Pourquoi n’y a-t-il plus de miracles à Saint-Jacques-de-Compostelle ?

- Parce qu’il n’y a personne de valable là-bas, actuellement, pour assister à un éventuel miracle. D’ailleurs il n’y a plus guère de miracles sur Terre, pour ne pas dire plus du tout.

- La faute des Terriens ?

- D’abord parce que la Maîtresse n’est pas là, et ensuite parce qu’elle se désintéresse de plus en plus de vous. Il faudrait que vous changiez beaucoup pour qu’elle accepte de se manifester à nouveau.

- Son apparition à Pontmain, en 1871, aurait arrêté la progression des Prussiens vers la Bretagne, dit-on.

- À l’époque la croyance existait encore, particulièrement en Bretagne, très catholique, et la Maîtresse a alors arrêté la progression prussienne, oui.

ETERNEL RECOMMENCEMENT.

- Comment est hiérarchisé ce monde auquel nos carcasses humaines ne sont pas admises ? Dieu, Jésus, Marie…

- Dieu, le Maître, la Maîtresse, longtemps plus rien, les entités supérieures, les entités inférieures, les archanges et les anges pour finir.

- Les choses étant un éternel recommencement, Jésus et sa mère n’ont pas attendu de mourir parmi nous pour entrer dans cette hiérarchie ?

- Certainement pas !

- Autrement dit Dieu n’était pas seul avant et Jésus et Marie, comme nous les avons dénommés il y a 2000 ans, ont toujours été à ses côtés ? Et ceci depuis l’origine des mondes ?

- Bien sûr !

- Jésus et Marie sont donc deux divinités qui se sont faites humaines, mais n’avaient pas conscience de leur véritable état. Ils ont vécu une vie d’êtres humains sans savoir qu’ils étaient des Dieux ?

- Exactement.

- Est-ce que ce processus revient tous les deux mille ans ?

- Non, pas tous les deux mille ans.

- Mais c’est déjà arrivé. Isis, par exemple, était une sorte de Marie ?

- Si l’on veut.

- Est-ce qu’il y a déjà eu des crucifixions les fois précédentes ?

- Non. On a toujours fait mourir le Maître, mais pas toujours de la même manière.

- La manière diffère en fonction de ce qui peut marquer l’humanité pour une ère zodiacale ?

- Oui.

- Et cela n’a jamais servi à rien ?

- À rien.

- Et c’est la raison pour laquelle il faut recommencer périodiquement ?

- C’est cela. Les humains ne comprennent jamais rien !

- Autrement dit c’est une vieille affaire.

- Une affaire ancienne.

JESUS.

Noël approche et une émission de télévision est réalisée depuis Israël. Les caméras filment le chemin parcouru par Jésus portant la croix. Le commentateur déclare que les pavés qui servent de revêtement sont supposés avoir 2000 ans et avoir été foulés par le Christ lors de sa montée au calvaire.

- Lorsqu’il a emprunté ce chemin, les pavés étaient différents et bien plus petits. Ils étaient espacés et arrondis sur le dessus. C’est ce qui explique les chutes de Jésus qui se prenait les pieds dans les espaces entre les pavés.

- Comment était Jésus ?

- Il n’était pas petit. Environ un mètre quatre-vingt. Très, très mince, il dominait. C’était une grande taille pour l’époque. Dans l’ensemble les Juifs étaient plutôt petits et boulots.

- Boulots ?

- Oui, ils mangeaient bien gras et huileux.

- Quelle langue parlait-il ? L’Araméen ?

- Non, l’Hébreux. C’était sa langue maternelle, et paternelle et celle des apôtres. N’oublie pas qu’il était Juif.

- Quel était son objectif ?

- Avec le recul du temps, on pourrait dire qu’il était le premier socialiste. À condition de ne pas dévoyer ce mot. Rien à voir avec la politique ou la religion.

- Autrement dit, il ne cherchait pas à créer une religion nouvelle, il voulait seulement améliorer le sort du peuple ?

- Voilà. Et ce peuple n’a rien compris, une fois de plus. Il a vu dans son action, puisqu’il était supposé agir au nom du Père, la création d’un régime ou d’une religion.

- Des documents illustrant sa véritable pensée existent-ils toujours ?

- Oui. Je l’ai déjà dit !

- Il a eu des frères ou des sœurs ?

- Oui deux autres frères, Josué et Isaac, et un troisième, mort né mais il n’avait pas de frère jumeau.

- Quand est-il venu en France ?

- Après l’Égypte. Il était sur le deuxième versant de sa vie.

- Il a vécu en France ?

- En France et en Espagne.

- Il est mort en France ?

- Oui. Entre cinquante et soixante ans.

- Et enterré ?

- Non. À Saint-Jacques-de-Compostelle.

LA CRUCIFICTION.

- Un paysan égyptien a trouvé des écrits qui se trouvent à la fondation Young Yen et qui concernent la vie de Jésus. Trouvera-t-on d’autres preuves ?

- Oui. Ce sera le détonateur et ceux qui doivent savoir l’auront en main. Jésus sur la croix est un symbole. Il n’est pas mort sur la croix. Il y avait un bateau. Après l’épisode de la croix il a vécu une vie d’homme.

- Le débarquement a bien eu lieu aux Saintes-Maries-de-la-Mer ?

- Oui.

- C’est l’événement que commémorent les gîtants ?

- Oui, mais sans savoir très précisément quoi. Ils ont quelque part la vraie croyance. Vous êtes sur la fausse voie, pas eux.

- Qui était encore dans la barque ?

- Deux femmes. Marie avec ses autres fils, les frères de Jésus, Josué et Isaac, un autre étant mort né et Marie-Madeleine et ses enfants avec Jésus.

- Jésus n’est pas mort sur la croix, mais il a cependant bien été crucifié ?

- Il a été crucifié.

- La plaie au côté ?

- Elle n’était pas mortelle.

- Il a été descendu de la croix contre la volonté des Romains ?

- Absolument pas ! Il y en avait qui étaient acquis à sa cause et qui ont aidé à le descendre. Ils avaient été touchés par la grâce de Jésus. Il était évanoui, mais pas mort.

- C’est à la faveur d’un orage qu’il a été descendu ?

- Ce n’était pas un orage, mais un phénomène où tout a volé.

- Où a-t-il été soigné ?

- Il n’a pas eu à être soigné, ses plaies se sont refermées seules. Un homme avait été sur la croix et il a fallu un certain temps pour qu’elles cicatrisent. Les clous sont passés entre les os et il n’y a pas eu de dégâts.

- Selon les manuscrits il ne serait pas resté plus de deux heures et demie sur la croix.

- Guère plus.

- Et de la plaie au côté ne serait sorti que de l’eau.

- Je l’ai déjà dit ! Ce n’était qu’une simple entaille. La lance n’est même pas entré dans les côtes.

- Ce qui a permis à deux juges du tribunal qui l’avait condamné d’aller récupérer le corps ? Ce qu’ils n’auraient pu faire s’il était mort.

- Deux Juifs qui savaient très bien qu’il n’était pas mort. Marie aussi savait qu’il n’était pas mort. Elle était avec, mais n’a jamais rien dit.

- À part Marie ?

- Il y avait Marie-Madeleine et la Maîtresse.

- Et il a réellement été enfermé dans le tombeau ?

- Bien sûr ! Ils l’ont mis dedans et ressorti quelques heures après. Dès que ça a été possible.

- Dès après le départ de la foule ?

- Oui. Il était mal en point.

- Il valait mieux ne pas le laisser trop longtemps là-dedans ?

- En plus il était déshabillé.

- C’est à partir de là qu’il a été considéré comme étant ressuscité ?

- Oui. Il n’est plus nécessaire de nier la chose. Tout le monde sait maintenant.

- Alors pourquoi, une fois ressuscité, n’a-t-il pas profité de son aura pour accentuer sa pression sur la Palestine ?

- Tu ne réfléchis pas ! Imagine-toi à l’époque. S’il s’était montré, ils l’auraient aussitôt recrucifié et cette fois, tué. Pour être sûr que ça ne prendrait pas plus d’ampleur. La chose en avait déjà pris pas mal !

- Ce n’était pas Pilate qui avait provoqué cette situation, mais les Juifs !

- Ce n’était pas Pilate et il ne s’en était pas lavé les mains, mais tout juste.

- Il était plutôt favorable à Jésus ?

- Non, mais il a dit qu’il s’en fichait, que c’était au peuple de choisir.

- Et le peuple a choisi Barrabas. A-t-il jamais existé, celui-là ?

- En lui-même, non. C’est une image. Il y avait un bandit de grands chemins et ils l’ont préféré. Le nom importe peu.

- En tout cas il y a bien eu, pour le peuple, à faire un choix entre Jésus et un bandit ?

- Bien sûr ! Il fallait trouver quelque chose puisqu’il n’y avait rien contre Jésus, si ce n’est qu’il prêchait contre son peuple qu’il traitait de peuple de charlatans.

TROU NOIR.

- Qu’est-ce qu’un trou noir ?

- Quand une étoile est en fin de vie et implose, comme le fera un jour votre Soleil qui a vécu la moitié de son existence, tout ce qui l’environne est irrésistiblement attiré dans une sorte d’entonnoir et rentre alors dans un espace-temps qu’on appelle un trou noir et y reste. Mais un trou noir peut aussi concerner tout un univers et il sert alors de passage vers un univers parallèle qui touche à celui qui disparaît.

- Alors un univers peut vraiment disparaître ?  Passer par un trou noir et renaître ailleurs ?

- C’est ce que j’ai dit.

- Il traverse le trou noir ?

- Il passe de l’autre côté.

- Peut-être que notre propre univers, qui a quelque quinze milliards d’années, est un univers qui a resurgi après destruction ?

- Bien sûr ! C’est la raison de ce que vous appelez le big-bang.

- D’où l’expansion.

- Oui.

- Mais une expansion qui finira par s’arrêter ?

- Il ne peut pas s’étendre indéfiniment. Les univers sont fixes et ont toujours été là, sauf s’ils sont amenés à passer par un trou noir et à renaître. Ils ne pulsent pas et, pour ta gouverne, chaque univers a ses propres dimensions. Ils peuvent être à 2, 3 ou 4 dimensions. Cela dépend des perceptions que possède le cerveau de ses occupants. Tous les extraterrestres n’ont pas les mêmes perceptions que vous de leur environnement.

- Lorsque c’est seulement une étoile qui implose et se condense dans un trou noir, elle aussi peut passer dans un univers parallèle ?

- Oui, cela peut arriver.

- Un univers qui existe déjà, lui ?

- Voilà.

- Ou bien est-ce qu’elle entre dans un espace vide et s’y développe ?

- Là on revient à l’univers qui disparaît et renaît. C’est quelque chose que les hommes ont déjà fait. Si l’on détruit un univers il renaît et cela indéfiniment.

- Cela perturbe les autres univers, les univers parallèles ?

- Ils ne risquent rien de cette destruction.

MOÏSE. L’ARCHE D’ALLIANCE.

- Moïse était-il bien un enfant sauvé des eaux ?

- Oui.

- Qui était sa mère ?

- Il était Juif par sa naissance.

- Qu’est-il devenu après avoir cédé la place à Josué devant le Jourdain ?

- Comme dit dans la Bible, il est parti dans le désert et il y est mort.

- Son aventure sur le Sinaï est-elle réelle ?

- Symbolique.

- Mais les Tables de la Loi sont bien réelles ?

- Oui, et elles se trouvent en France.

- Depuis quand ?

- Depuis que les templiers sont rentrés, chassés de Palestine.

- Ils avaient découvert l’Arche sous le temple de Salomon ?

- Non. Elle était dans un lieu sacré.

- Une synagogue ?

- Voilà, même si à l’époque on n’appelait pas ça une synagogue.

- Un temple ?

- C’est ça.

- Le texte des Tables est rédigé en hébreux ?

- En hébreu ancien, un hébreux incompréhensible pour les Hébreux actuels, assez proche de la langue celtique. L’Arche recèle aussi bien d’autres choses que les Dix Commandements : des lois chimiques et physiques auxquelles les Égyptiens et les bâtisseurs de cathédrales ont eu accès. Elle a été détenue par l’Église de France, mais elle ne la détient plus.

- Le peuple de Moïse était-il un peuple esclave des Égyptiens ?

- C’était principalement un peuple de travailleurs libres, même s’il y a toujours des esclaves. Ce peuple n’est pas au bout de son errance. Il faudrait un traité avec la Palestine et ce n’est pas pour tout de suite ! Israël n’est pas assez grand pour que tous les Juifs puissent rentrer chez eux.

- Est-ce qu’à l’époque de leur fuite d’Égypte ils ont traversé la Mer Rouge à pied sec ?

- Ils ont traversé un lac peu profond de trois ou quatre kilomètres de large, pas la Mer Rouge. Moïse et ses compagnons étaient des hommes bien, mais le peuple déjà pourri ! C’est toujours pareil, il suffit de laisser le peuple seul et ses bas instincts se déchaînent.

- Moïse n’étant plus là pour ouvrir l’Arche, si cela s’avère nécessaire un jour, qui pourra le faire ?

- Un homme qui aura de grands pouvoirs spirituels et autres : le roi de France. Elle ne peut être ouverte que par des clefs qui ne sont pas des clefs.

LES TEMPLIERS ET L’ARCHE.

- Bernard de Clairvaux a envoyé neuf personnages à Jérusalem. Ils se sont installés dans le temple de Salomon pour creuser et rechercher l’Arche d’alliance que l’on supposait s’y trouver.

- L’Arche n’a jamais été à cet endroit-là !

- Alors qu’ont-ils été y chercher ?

- Ils n’ont rien cherché. À cause des Anglais ils ont enterré là-bas quelque chose qui s’y trouve toujours.

- Quelque chose d’important ? Un objet ?

- Il y a des pierres précieuses, mais surtout des parchemins très anciens en rapport avec des civilisations passées, des récits de guerres concernant ces civilisations.

- Pourquoi à cause des Anglais ?

- Ce n’est pas la Perfide Albion pour rien !

- Et les Anglais sont partis à la recherche de ce leurre ?

- Oui.

- Et ils se sont cassé les dents ?

- Eh oui !

- Ils croyaient vraiment que l’Arche avait été dissimulée dans le temple de Salomon ?

- C’était une supposition tout à fait normale.

- Était-ce le seul but du voyage des neuf chevaliers ? Était-il nécessaire d’y séjourner neuf ans ?

- Il s’agissait de donner le change, mais ils avaient aussi pour but de devenir puissants, de constituer une force.

- Vous avez déjà dit que l’Arche avait été ramenée en France par les templiers après qu’ils ont été chassés de Palestine.

- C’est exact.

- Où était-elle en réalité ? Pas à Jérusalem ?

- Non. Dans une autre ville. Un lieu sacré.

- Nazareth ? Bethléem ?

- Non.

- Un lieu sacré avec une synagogue ? Capharnaüm ?

- Voilà.

LA MENORAH.

- La Ménorah, le chandelier à sept branches des Juifs, est-elle en France, comme l’Arche d’alliance ?

- Le chandelier sacré des Juifs est en France, mais depuis bien plus longtemps que l’arche puisqu’il faisait partie du trésor de Jérusalem récupéré à Rome par les barbares.

- Il est caché dans la région de Rennes-le-Château ?

- Dans un lieu situé sur le méridien de Paris. Une partie du trésor de Jérusalem a été emportée vers l’Espagne.

- Le chandelier serait donc dans le Razès, à Rennes-le-Château ?

- Oui, il est sur un autel de pierre, dans un lieu voûté, très sombre. Une crypte, comme il y en a sous les églises. Il y a de nombreuses marches à descendre et au-dessus, au-dehors, il y a du soleil. Les gens marchent là sans savoir ce qu’ils ont sous les pieds.

- La crypte serait sous le parvis d’une église, d’un édifice religieux ?

- Religieux, oui. Nostradamus a approché la Ménorah. Il a accédé à la crypte par un souterrain qui débute au bord d’un chemin de terre qui va d’un village à un autre.

BIENTOT LES AUTRES PREUVES.

- Je viens de terminer la lecture de « L’énigme sacrée ». Il y a dans cet ouvrage de quoi se poser une foule de nouvelles questions.

- Il y a tellement de choses à apprendre encore ! Il y aura des nuées, du sang coulera, la terre s’ouvrira. Lorsque la foudre viendra, il n’y aura aucune pierre pour se cacher. Le sang coulera à flots ;

Le pape Jean-Paul II fait ce qu’il peut, mais il ne peut plus rien. Il n’est plus qu’un catalyseur de souffrance ;

Ceux qui ne mourront pas, du moins une partie d’entre eux, trouveront le Soleil ailleurs que sur la Terre ;

Il y a un paysan égyptien qui a trouvé des écrits qui sont à la Fondation Young Yen. Ils concernent la vie de Jésus. On trouvera bientôt les autres preuves. Ce sont des écrits sur l’autel. Ce sera le détonateur et ceux qui doivent savoir l’auront en main ;

Les étoiles terminent leur course et les galaxies se modifieront. Plus rien de connu ne subsistera. La Terre ne restera pas comme elle est. Il n’y a pas d’autre solution pour se faire entendre. Les preuves seront scientifiques et nous viendrons pour expliquer à tout le monde. Ensuite seulement ceux qui ne pourront pas être sauvés mourront. Pas de survivants. La Terre est finie. Les justes partiront ailleurs pour une nouvelle humanité. Sur Terre il y aura aussi un recommencement avec notre visite régulière. Ceux qui resteront vaudront vingt ou trente millions de ceux qui existent actuellement. Une poignée restera, de-ci, de-là, sur Terre, pour créer une nouvelle civilisation basée sur une religion propre. Les autres partiront vers un monde neuf sans souffrance et sans mémoire ;

La fille aînée de l’Église doit se relever maintenant et la République doit s’effondrer. Les temps sont venus. On ne doit rien craindre du fils de Jésus.

LES ENTITES.

- Dans la hiérarchie de ce monde qui nous est inaccessible, vous avez dit qu’il y avait Dieu, le Maître, la Maîtresse, longtemps plus rien, puis les entités supérieures, les entités inférieures, les archanges et les anges. Qui sont ceux que nous appelons nos anges gardiens ?

- Anges gardiens est une façon humaine de désigner les entités et les archanges qui sont vos « compagnons ». Chaque être humain en possède un qui l’escorte d’un bout à l’autre de son existence. De plus chacun de vous est habité par une entité sans qui il ne serait guère plus qu’un singe évolué et doué de réflexion.

- Alors pourquoi existe-t-il de mauvaises gens ?

- Parce qu’il y a de bonnes et de mauvaises entités. Il en est de fastes et de néfastes, comme il y a de bonnes et de mauvaises gens.

- Pourquoi ?

- Pour vous permettre d’évoluer.

- Comment les bonnes et les mauvaises entités peuvent-elles coexister dans l’au-delà ?

- Elles sont sur Terre, comme vous. Le diable n’existe pas, c’est une image construite par l’Église. Le diable, ce sont les entités néfastes. Les bonnes et les mauvaises ne fréquentent pas le même monde, si je puis m’exprimer ainsi. C’est compliqué à expliquer, mais les forces mauvaises sont là, fais-moi confiance.

- C’est la demande qui les fait agir ?

- S’il n’y avait pas de demande humaine en direction des forces néfastes elles resteraient à l’état latent.

- Mais d’où viennent-elles ?

- De la méchanceté.

- C’est la lutte entre le bien et le mal ?

- Les forces du mal existent bien et elles sont très dangereuses !

- Elles sont si puissantes ?

- Quand on fait appel à elles ! Elles sont d’autant plus puissantes que l’esprit humain est plus mauvais. Elles sont toujours prêtes à rendre service. Et nous n’avons pas la possibilité de les stopper. Elles dépendent du genre humain et il est souvent plutôt mauvais.

- Mais les deux peuvent s’améliorer ?

- Oui.

- C’est pour ça qu’il y a la réincarnation ?

- Oui, mais elles ne choisissent pas toujours de bonnes réincarnations et dans ces conditions elles n’évoluent pas favorablement.

- N’est-ce pas désespérant pour certains ?

- Le bien finit toujours par gagner, mais il lui faut parfois beaucoup de temps pour prendre le dessus. Nous nous efforçons de les contrer, mais nous ne pouvons les contraindre.

- Nous ne vous rendons pas la « vie » facile !

- Vos « compagnons » n’exercent pas une activité très contraignante dans ce rôle. Ils ont le pouvoir de se morceler et d’être omniprésents, d’être à un endroit et de pouvoir se retrouver rapidement ailleurs.

- Que serions-nous sans entité ?

- Des mammifères à deux pattes dotés de réflexion.

- Les humains sont des êtres intermédiaires dotés de réflexion occupés par des entités qui évoluent pour s’élever ?

- Oui. Chaque être humain est habité par une entité sans laquelle il ne pourrait pas vivre.

- Bonnes, mais aussi mauvaises entités ?

- Oui, hélas !

- Qu’est-ce qu’un ange ?

- C’est aussi une entité, je devrais dire que c’est presque une entité, mais pas dans le mauvais sens. Ce sont des êtres immatériels qui vaquent à des besognes subalternes. Ils ont des travaux à effectuer. Ils n’ont rien à voir avec les entités mauvaises, bien qu’ils se situent au même niveau. Autant il y a des anges d’un côté, qui sont bénéfiques, autant il y a des entités néfastes de l’autre. Les mauvaises doivent payer les horreurs commisent, sont bannies et sont à la disposition de personnes qui peuvent les utiliser pour de mauvaises actions.

- Et les archanges ?

- Eux sont au-dessus des anges. Ce sont les patrons, avant de devenir des entités supérieures.

- Une fois parvenues au stade d’entité supérieure, quelle évolution existe-t-il encore ?

- Nous ne pouvons plus évoluer beaucoup et tôt ou tard il y a un recommencement.

- Que voulez-vous dire ?

- Que tout est un éternel recommencement. Avec l’arrivée d’une humanité nouvelle sur la Terre, après destruction, ou sur une autre planète, toutes les entités devront recommencer, quel que soit le stade atteint.

- Sans le savoir ?

- Sans savoir. De toute façon je n’ai pas à parler de ça ! Ce sont des problèmes qui dépassent l’être humain et qui n’ont pas à être discutés.

- Finalement, être une entité, ça n’est pas très reposant. Il faut travailler en permanence via le corps humain investi, mais il faut aussi trimer une fois libéré de cet emballage !

- Nous ne trimons pas, mais il est vrai que nous travaillons tout le temps.

- J’avais dans l’idée qu’une fois passé de l’autre côté, entre les réincarnations, ce serait le grand repos.

- Il y a aussi des entités qui ne travaillent pas, soit parce qu’elles n’ont pas de mission à accomplir, soit parce qu’elles ne sont pas mûres ou aptes à exécuter une mission.

- Alors elles restent en attente dans le monde des morts ?

- Pourquoi veux-tu qu’elles soient dans le monde des morts ?

- Je veux parler du monde dans lequel séjournent les entités.

- Ce n’est pas la même chose.

- Pour moi c’est l’endroit où nous allons après avoir quitté notre enveloppe charnelle. Le monde des morts existe.

- C’est le néant, le rien. C’est l’endroit où vont les enveloppes charnelles après avoir été abandonnées par l’esprit.

- Autrement dit, le lieu de retour à la poussière ?

- Exactement, ce sont les termes à utiliser. Retour à la poussière après le départ de l’entité.

- La partie physique de l’humain va dans le monde des morts et la partie spirituelle dans celui des entités.

- Voilà, et les entités il y en a partout. Il y en a même dans cette pièce.

- Si une entité a mal choisi le personnage dans lequel elle s’est incarnée ?

- Elle va au bout. Il arrive aussi qu’une entité prenne la place de celle qui occupe déjà un corps.

- Que devient celle qui est chassée ?

- Elle occupe un autre corps, ou elle se met en attente.

- Il y a un quelconque intérêt à se disputer un corps humain ?

- Parfois. C’est ce qu’a fait l’entité France.

- Qui est l’entité France ?

- C’est l’entité France. Il existe une entité qui s’appelle France et qui est actuellement à l’Élysée. Elle s’est emparée de la personne qu’elle pense être la meilleure pour le pays, même socialiste. Elle était en de Gaulle, elle n’a voulu ni de Pompidou ni de Giscard d’Estaing, mais elle a bien voulu de Mitterrand. Tu n’as pas remarqué qu’il a changé ? Qu’il a pris des attitudes gaulliennes ?

- Beaucoup le disent. Alors il y a aussi une entité Russie ou Irak ?

- Oui, mais il en va comme des autres, elles ne sont pas toutes fastes.

- Pourquoi l’entité France n’a-t-elle pas voulu de Pompidou ? Il était plutôt bien considéré !

- Elle juge comme elle l’entend. Elle travaille pour la France et il faut croire que quelque part Mitterrand est utile à la France, ce que n’était pas Pompidou selon elle.

LA PYRAMIDE DU LOUVRES ET FRANCOIS MITTERRAND.

Mars à août 1988

- Mitterrand a fait construire sa pyramide et il y puise ses forces. Il porte des verres de contact, mais sa vue s’est nettement améliorée. C’est grâce à la pyramide qu’il ne fait pas son âge et qu’il a jugulé la maladie.

- Il suffit de se rendre dans la pyramide pour bénéficier de ses faveurs ?

- Il est dommage que la fille aînée de l’Église soit entre les mains d’entités néfastes ! Pour l’instant rien ne peut contrecarrer l’action de cette pyramide et de ses 666 dalles de verre. Elle est un non-sens et une abomination. Mais ça ne durera pas !

- Mitterrand s’y rend incognito ?

- Oui. Il y va au moins tous les huit jours. La nuit. En secret. Il s’y ressource. Sans la pyramide il aurait dû mourir de sa maladie.

- Est-ce que ce sont des forces occultes qui donnent sa puissance à ce monument ?

- À celui-là, oui. Ce sont des distances et des degrés. Mais les pyramides sont normalement des générateurs d’énergie.

- Ce sont des initiés néfastes qui ont fourni ces degrés et distances ?

- Oui. Eux-mêmes sont entre les mains d’entités néfastes intouchables lorsqu’on les sollicite.

- Pour mettre la pagaille en France ?

- En France et ailleurs. C’est une faute des hommes qui mettent l’humanité en péril. C’est grâce à cette pyramide que Mitterrand et le socialisme peuvent se maintenir sur le devant de la scène. Ce n’est pas par hasard que Francis Bouigues s’est implanté sur le méridien zéro. Sa pyramide a les mêmes fonctions que celle du Louvres.

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Novembre 1989.

- J’ai vu Mitterrand à la télé, il semble tenir une forme éblouissante. Aurait-il fait un tour dans la pyramide ?

- La semaine dernière, oui, et l’entité France l’habite maintenant. Elle a sans doute estimé qu’il pouvait être utile au pays. Je vous ai déjà dit qu’il avait pris des attitudes gaulliennes.

- Il est devenu utile à la France ?

- Oui. Il ne fait pas de mauvaises actions en ce moment. On ne peut pas lui reprocher grand-chose. S’il est toujours là, c’est grâce à ses initiatives en faveur de la paix et pour le bien de la planète.

                                    —————————–

- Les nouvelles de François Mitterrand sont mauvaises.

- L’entité France l’a quitté le 15/12/95. C’est la date à laquelle il a décidé de ne plus prendre ses médicaments. L’entité France n’est pas chez Jacques Chirac et la pyramide n’est plus qu’un morceau de verre neutralisé et inoffensif depuis 1991. Mais le président avait une autre source directement dans les sous-sols de l’Élysée, un endroit fermé à toutes ondes mauvaises, un endroit où sont les boutons pour déclencher la bombe atomique, un endroit qui fait cage de Faraday.

LES TEMPLIERS.

- Les templiers appliquaient une religion découverte en Orient et c’est pour ne pas la trahir qu’ils sont morts et ont été en partie exterminés.

- Qu’elle était la signification du baphomet ?

- Comme chacun le sait, ce nom signifie Sophia, c’est-à-dire sagesse, qui est l’aboutissement de la doctrine enseignée par Jésus. Mais c’est une figure empirique, une allégorie.

- Le dernier Grand Maître, Jacques de Molay, a-t-il effectivement lancé la malédiction qu’on lui attribue ?

- Bien sûr ! Et il a été vengé le 21 janvier 1793. Philippe le Bel et sa descendance ont été maudits et cette malédiction court toujours. Il y a des descendants en Angleterre. En détruisant le Temple pour la seule gloire des Grands, pour l’État et la richesse, le roi a détruit une œuvre destinée à faire évoluer l’humanité dans le sens prévu par le ciel et que saint Bernard avait codifiée. Saint Bernard savait déjà ce qui allait arriver, mais pas Philippe le Bel. Certains ont fait en sorte que le Temple disparaisse pour éviter qu’il puisse mener sa mission jusqu’au bout, jouer son rôle d’arbitre et parfaire l’évolution des hommes.

- De toute façon Le Bel n’en a guère profité.

- Ce qu’il convoitait est parti sur des charrettes de foin et nombre de chevaliers lui ont échappé.

- Est-ce que les templiers piétinaient la croix, comme on le leur a fait avouer ?

- Non, bien sûr ! Ils étaient des hommes de Dieu. L’ordre du Temple était voué à la Vierge.

- Ne dit-on pas que l’ordre existe toujours ?

- Lorsque les templiers se sont implantés en Forêt d’Orient ils savaient déjà quel serait le sort de leur ordre. Oui, les templiers existent toujours. Ils sont cachés dans l’ordre de Malte. Les templiers sont là où sont les Chevaliers de Malte. Ils ont le même manteau et possèdent des pouvoirs terrestres, extraterrestres et ecclésiastiques insoupçonnés. Il y a aussi des templiers de haute caste, mais eux ne sont pas habillés. Ils seront connus un jour, quand le moment sera venu. Il y a une crypte du Temple dans l’île de Malte

- Ils poursuivent leur action ?

- Ils continuent, oui, même si c’est l’impression du contraire qui règne. Ils agissent dans l’ombre.

- Que sont devenues toutes leurs richesses ?

- En tout cas elles ne sont pas tombées entre les mains du roi. Elles ne sont pas toutes matérielles, loin de là. Rennes-le-Château, la Forêt d’Orient, Gisors, ne recèlent qu’une fraction de ces richesses. Les 18 navires qui ont soustrait les archives du Temple ne sont pas allés en Amérique du sud, où le Temple n’a jamais eu de bases, mais en Nouvelle Angleterre. La perfide Albion était un endroit idéal pour se cacher. L’Ordre avait pourtant découvert l’Amérique bien avant Colomb, mais c’était secret et à cette occasion ils avaient rapporté de l’or des cités incas. Enterré ou caché dans la Forêt.

- Une organisation occulte existait derrière le Temple, paraît-il.

- C’est une organisation qui existe toujours. Cocteau en a été un Grand Maître.

- À propos des Grands Maîtres, les vingt-deux qui ont dirigé le Temple de Payens à Molay et qui figurent sur la liste qui nous est connue…

- Il n’y a qu’une liste !

- Le cerf qui est apparu à Philippe le Bel avec une croix entre les cornes est-il une légende ?

- Une réalité, puisque le roi l’a vue.

COMPOSTELLE.

- Saint-Jacques-de-Compostelle est-il bien le sanctuaire où a été enterré Priscillien ?

- Oui.

- Jacques aussi, évidemment.

- Oui.

- Est-ce qu’il y a d’autres apôtres ?

- Oui, l’autre Jacques. Et d’autres.

- Jésus est-il aussi enterré à Saint-Jacques-de-Compostelle ?

- Déjà dit ! Oui.

- Pourquoi a-t-il été enterré là ?

- Sur le deuxième versant de sa vie, après l’épisode de la croix, il a vécu une vie d’homme en France et en Espagne, alors pourquoi pas ? Il n’y a pas à déduire quoi que ce soit !

- Est-ce, comme je l’ai lu, qu’il y a quatorze rivières souterraines qui passent sous ce sanctuaire ?

- Il y en a certainement plus.

- Pourquoi n’y a-t-il plus de miracles en cet endroit qui recèle tant de reliques ?

- Parce qu’il n’y a plus personne pour voir un éventuel miracle. D’ailleurs je t’ai déjà dit qu’il n’y a que très peu de miracles sur Terre, pour ne pas dire plus du tout. La Maîtresse a d’autres choses à faire que de s’occuper des pauvres humains.

LES CATHEDRALES.

- Il y a un certain temps je vous avais demandé si l’implantation des cathédrales gothiques, du moins de certaines d’entre elles, avait un rapport avec la représentation que nous nous faisons de la constellation du Cygne. Vous m’aviez répondu par la négative.

- Et je t’avais dit de chercher.

- S’agit-il de la constellation de la Grue ?

- Oui.

- À laquelle des étoiles de cette constellation correspond Chartres ?

- À aucune.

- C’est pourtant un lieu particulièrement important !

- Oui, mais il n’y a aucune étoile de cette constellation qui corresponde à Chartres.

- Alors quelle est la cathédrale qui représente l’étoile la plus brillante, celle qui se trouve à moins de cent années lumières de nous ?

- Notre-Dame de Paris. C’est le départ de tout. Contrairement à ce que je lis dans ta tête, Strasbourg ne fait pas partie de cette figure.

- Que révèlent les labyrinthes tracés sur le sol des cathédrales ?

- La réponse est aussi simple que la question.

- Faut-il les interpréter dans leur représentation figurative, telles qu’elles sont dessinées ?

- Dans leur ligne développée.

- Elles reproduisent le tracé de souterrains ?

- Voilà. Cela permet aux curieux de ne pas s’y retrouver.

- Des tunnels qui joignent les différents sanctuaires ?

- Tu es dans le vrai. Ils n’étaient pas si bêtes que ça, les anciens.

- Autrement dit, en développant tous ces labyrinthes mystérieux, on devrait avoir une représentation de tout le système de souterrains reliant les différentes cathédrales entre elles ? Du moins celles qui représentent la constellation de la Grue ?

- Voilà. Seulement personne ne pourra dérouler ces labyrinthes et obtenir les lignes droites.

- D’où provenait l’or qui a servi à construire les cathédrales au cours des XII° et XIII° siècles ?

- D’Amérique du Sud. Du trésor des Incas.

- Ce sont les templiers qui l’ont rapporté ? Ils auraient été en Amérique avant Christophe Colomb ?

- Exactement, et ils y ont découvert des cités incas, des cités d’or. Une précision encore. Ce ne sont pas les templiers qui ont rapporté l’art gothique en Europe. C’est un art très ancien qui vient d’une civilisation précédente. C’est un initié qui en a eu la connaissance. Le peuple juif, aussi, a en partie transmis cette connaissance.

LA CATHEDRALE DE CHARTRES.

- Pourquoi Chartres, cathédrale particulièrement importante, n’est-elle pas intégrée à la constellation de la Grue ?

- Parce que la configuration de la France n’est plus ce qu’elle était à l’origine.

- Chartres est venue se rajouter ?

- Oui. Elle est devenue le point le plus important de votre planète alors que ce n’était pas le cas au départ.

- Il y aurait quatorze niveaux de caves sous l’édifice, comme d’ailleurs sous certaines maisons de la ville.

- C’est vrai.

- Est-ce qu’il y a un rapport… Je veux dire est-ce que ces niveaux de caves figurent les rivières qui coulent sous le sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle ?

- Tu as la réponse.

- Le fait que Chartres soit situé sur la route de Compostelle est-il significatif ?

- Toutes les villes qui sont sur cette route le sont. Comment crois-tu que l’on faisait, dans le temps, pour s’y retrouver ?

- Son orientation est différente des autres édifices religieux. Est-ce dû à l’existence de courants telluriques ?

- Elle a toujours été différente. Elle est unique, malgré tout ce que l’on peut dire ou penser.

- L’église Saint-André, proche, est-elle placée sur le même axe tellurique ?

- Oui.

- Par conséquent leur alignement donne le sens du courant en question ?

- Toujours oui.

- Il va de la cathédrale vers Saint-André ou le contraire ?

- De Saint-André vers la cathédrale.

- Y accède-t-on à un état supérieur de l’être ?

- Certainement.

- Est-ce qu’il existe un rapport direct entre la cathédrale de Chartres et l’église située sur les terres qui appartenaient à Hugues de Payens ?

- Oui, et c’est pour cela que cette église a été reconstruite par l’ordre de Malte.

CHARTRES ET LE TEMPLE.

- Qu’est-ce qui est important dans le fait que le 21 juin de chaque année un rayon de soleil vient frapper un anneau doré fixé sur une dalle blanche, placée dans le dallage gris de la cathédrale de Chartres ? Est-ce le trou dans le vitrail ? Le rayon de soleil ? L’anneau ? La dalle ? Le tout ?

- C’est une clé.

- Qui permet l’accès à un lieu secret ?

- Une trappe d’accès à un tunnel situé sous la cathédrale. Vers un endroit qui a à voir avec les rois de France. C’est très important pour le prochain roi de France.

- Une crypte inconnue ?

- Il y a des secrets templiers, au-dessous.

- Sous l’édifice ?

- Oui, elle est au centre.

- Sous d’autres cryptes ?

- Non.

- Grande ?

- Pas très et pas très haute, à peu près la surface de base de ta maison, environ quatre-vingt-dix mètres carrés.

- Elle abrite des gisants ?

- Ce sont des templiers.

- Uniquement ?

- Non, il y a aussi des évêques, des initiés.

- Des rois ?

- Non.

- Cette crypte est connue ?

- Des rois de France et de leurs ennemis. Des templiers. Dans la crypte il y a une trappe. Au centre de la rosace. Elle conduit à la rivière et à un tunnel qui longe la rivière. Sous les quatorze étages de caves qui figurent des rivières souterraines. Les gisants sont placés en étoile tout autour de la salle. À chacun des quatre coins de la trappe il y a une fleur de lys. Des gens ont utilisé la rivière pour fuir. Un tunnel conduit en Belgique

- Cela fait des centaines de kilomètres à parcourir dans le noir !

- Tu prends les templiers pour des rigolos !

- Bien avant la construction de la cathédrale l’endroit était un centre du druidisme avec un dolmen. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il s’agissait de la pierre sacrée de Bélisana. Cette pierre est-elle toujours là, sous la cathédrale ?

- Bien sûr !

- La grotte subsiste sous le dolmen ?

- Oui.

- Ne disait-on pas que l’endroit devait rester vierge ? Ce qui voudrait dire que personne ne devrait être enterré là ?

- On se trompe simplement. Il y a du monde. La crypte est sous le tertre et il y a foule.

- Une allée couverte précédait le dolmen. Est-ce qu’elle avait la même orientation que l’édifice actuel ?

- Oui.

- Il existait un parcours initiatique ? Qu’est-ce que le passage des trois naissances qui précédait l’arrivée au dolmen ?

- C’est une question à laquelle je ne répondrai pas. Sache seulement que Chartres était le point final de l’initiation, la consécration des élites sur un parcours à réaliser.

- Une dernière. Est-ce qu’il existe une relation entre la cathédrale et le mont Saint-Michel ? Un tunnel ?

- Ils sont reliés.

- Cela date des templiers ?

- Oui.

- C’était connu des rois de France ?

- Oui, et très profonds. Pour en finir avec ce sujet, comme bien des endroits, Chartres est faite pour disparaître sous la montée des eaux, sauf la colline avec la cathédrale, à moins que ne survienne un cataclysme, ce qui se produira tôt ou tard. Pendant un certain temps cette colline émergera de l’eau qui aura envahi le Bassin parisien. Il y aura alors un contact direct entre la rivière souterraine et la mer.

GISORS.

- Le château de Gisors, qui aurait été vidé à la suite de l’intrusion de Llomoy, recèle-t-il encore un trésor caché par les templiers ?

- Oui.

- Un trésor spirituel ?

- Aussi.

- Les membres du Prieuré étaient-ils soucieux d’abriter les découvertes faites par Llomoy ?

- Oui.

- André Malraux était-il membre du Prieuré ?

- Bien sûr.

- C’est lui qui a ordonné que l’accès à la chapelle secrète soit noyé dans le béton ?

- Oh, oui !

- Mais la chapelle elle-même est bien toujours accessible ? Malraux n’a fait bétonner que le tunnel creusé par Llomoy ?

- C’est ça.

- Que peut-on encore trouver ?

- Plus grand-chose actuellement.

- La chapelle a vraiment été vidée par André Malraux ?

- Par lui et d’autres.

- Des gens du Prieuré, après avoir enlevé les objets qui s’y trouvaient, les ont cachés ailleurs avant de fermer le tunnel ?

- Oui, et ils les ont mis chez eux.

- Dans une cache secrète du Prieuré ?

- Voilà.

- En France ? Dans le sud-ouest ?

- Et en Espagne.

- En France, du côté de Rennes-le-Château ?

- Il y a de ça.

- Vous avez dit que St Bernard savait ce qui allait arriver aux templiers.

- Oui, mais pas Le Bel.

- Qui ne voyait que l’État ?

- Et la richesse ! Mais il n’en a pas profité puisqu’elle est partie sur des charrettes de foin.

- Justement pour Gisors.

- Bien sûr ! Mais pas seulement pour Gisors. Le trésor a d’abord été là-bas puis à beaucoup d’autres endroits. Déjà dit !

- Lorsque Malraux a fait murer le tunnel, il croyait qu’il ne restait plus rien ?

- Il en restait encore, mais au-dessous. Il n’a pas tout vu. Une fois de plus il y a eu de l’eau, comme d’habitude.

- Des souterrains avaient été inondés ?

- Oui, et en dessous il y a encore de l’or, et encore en dessous.

SAUNIERE, BOUDET, GELIS.

- Le trésor découvert par l’abbé Saunière était-il un trésor templier ?

- Extrêmement sabbatique, Saunière ! C’était un trésor de guerre : des pièces de monnaies, des pierres précieuses, des diamants, de l’or. Un trésor oublié et jamais recherché. Une goutte d’eau pour les templiers.

- Il en a parlé à quelqu’un ?

- Oui, à une femme.

- Quelle femme ?

- Une femme.

- C’est une découverte due au hasard ?

- Pratiquement. Il avait des pressentiments. Et des parchemins trouvés en travaillant dans son église qui était une abbaye, à l’origine, avant que les templiers ne contribuent à son édification. Il a aussi trouvé des choses au cours de ses marches, des manuscrits. Il y en a partout en France.

- Il a trouvé seul ce trésor ou sur des informations de l’abbé Boudet ?

- Seul. Il est passé par une tombe.

- Celle de Marie de Nègre d’Ablès dont la dalle funéraire contenait un message ?

- Oui. Il y a une cavité rectangulaire, vide et sombre et derrière il y a une autre cavité. C’est la grotte au trésor. Accès par la tombe vide qui existe toujours. Mais si le chemin existe toujours, il est éboulé. C’est un tunnel creusé par les templiers. Il y a d’autres trésors. Ils ont été placés là pour créer de fausses pistes et préserver celui qui est important. Ceux qui en trouvent un arrêtent leurs recherches.

- Saunière était grand fort et bedonnant, mais plutôt sans envergure ?

- Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était un être sans envergure.

- Mais il n’agissait pas toujours de sa propre initiative. Boudet le pilotait ?

- Il y a de ça. Boudet avait une grande influence sur lui.

- Pourquoi Saunière a-t-il représenté dans son église, et dans les bras de Marie et de Joseph, des jumeaux ?

- Ce frère a fait un dessin d’après ce qu’il croyait être la vérité. Une fois de plus ce sont des écrits ou, la plupart du temps, même pas des écrits. Lui, Boudet, aussi l’évêque, l’ancien évêque, ils étaient tous sur le même axe, ils ne croyaient plus en rien. Éloignés de la religion. Ils rejetaient tous l’Église telle qu’elle était représentée et telle qu’elle l’est toujours. C’était une hérésie aux yeux de cette Église, mais c’est cette Église qui est dans l’hérésie ! C’est à cause des cathares.

- Quel rapport avec les cathares ?

- Ils ne croyaient pas en Jésus qui n’était, pour eux, qu’un simple apôtre. Ils croyaient plus en Jean-Baptiste qu’en Jésus. Le secret des cathares traîne à Rennes-le-Château.

- Saunière aurait-il été assassiné ?

- Saunière n’a confié que de petites choses au curé venu le confesser, mais ils ont eu peur qu’il parle et ils l’ont tué. Il se serait remis de sa crise cardiaque car il était de forte constitution et pas très âgé. Ce n’était pas une crise mortelle. Saunière était un pauvre homme, dépassé et perturbé, essayant de croire malgré tout, mais n’y arrivant plus. Il est mort empoisonné en mangeant une pomme. Il dépensait et parlait trop et c’est pourquoi ils se sont vus forcés de l’éliminer. C’est une sale affaire ! Il savait quelque chose qui était préjudiciable à la religion et à l’Église. Cette chose est connue de la papauté et se trouve dans les caves du Vatican, mais il en reste des traces à Paris et à Rennes-le-Château et encore ailleurs.

- C’est Marie Dénarneau, sa gouvernante, qui a dit : « Ils marchent sur l’or et ils ne le savent pas ! »

- Elle a été empoisonnée également, par la même pomme, enfin, de la même façon, avec une pomme. Ils ont attendu qu’elle ait brûlé tous les billets et avant qu’elle ne parle. Elle a gardé son secret jusqu’à la fin. Elle est morte sans s’en rendre compte et sans avoir parlé. Donc personne ne sait.

- Elle savait tout ?

- Tout ce que savait Saunière.

- L’abbé Gélis a été le premier assassiné. Par qui ?

- Comme l’abbé Saunière. Il parlait trop. L’Église a bien d’autres morts sur la conscience ! Tu sais ce que je pense.

- Que dire de l’ouvrage de Boudet que je viens de terminer : « La vraie langue celtique » ?

- C’est très beau.

- Mais est-ce que c’est vrai ?

- Il y a de ça. Il a trouvé des choses dans des manuscrits. Il y en a partout en France. Je me répète. Cet ouvrage est une source d’informations intéressante et sérieuse.

- Il souligne une origine commune aux langues hébraïques et celtiques. Est-ce exact ?

- Oui. Il était sur la bonne voie. L’anglais est la langue la plus proche de la langue d’origine des hommes.

- Ces informations émanaient-elles de ses seules déductions ?

- On les lui a soufflées.

RENNES-LE-CHÂTEAU.

- Est-ce qu’il y a, à Rennes-le-Château et dans ses environs, quelque chose de beaucoup plus important que ce que l’on peut imaginer en fonction de ce qui a déjà été écrit ou dit sur les lieux ?

- Bien sûr ! Tout tourne autour de cet endroit. C’est à cause de lui que la France est la fille aînée de l’Église. C’est là que Jésus et les siens ont trouvé refuge après leur fuite de Jérusalem. C’est là aussi que se trouve le trésor de Jérusalem, en tout cas ce qui n’est pas parti pour l’Espagne. Mais il y a aussi et surtout quelque chose d’autre. Jésus et le trésor de Jérusalem représentent le passé, l’autre chose est la marque du futur.

- C’est aussi de là que sont partis les enfants de Jésus et Marie-Madeleine dont sera issue, par la suite, la dynastie des mérovingiens ?

- J’ai quelque chose d’amusant à te dire concernant les rois mérovingiens : ils avaient le dos couvert de soies, comme les sangliers, mais c’était doux et chaud. C’était de la dégénérescence, les restes d’un peuple qui avait beaucoup souffert du froid, dans le passé, et dont les poils étaient partiellement restés.

- À ma connaissance l’existence de ces soies n’est pas venue jusqu’à nous.

- Ce qui n’enlève rien à leur réalité.

- Nicolas Poussin a-t-il joué un rôle important dans la renommée de cette région de France avec « Les bergers d’Arcadie » ?

- Il a peint la tombe d’après une description qui lui a été inspirée par quelqu’un qui l’avait vue. Ce qui n’était pas son cas. L’Arcadie évoquée dans ce tableau est la province grecque de ce nom et c’est le monde souterrain appelé Agartha.

- Cette tombe a eu son importance, elle aussi ?

- Elle en a eu, mais elle était vide bien avant sa destruction.

- Elle avait un lien avec la présence de Jésus dans le Razès ?

- Elle a été la tombe de Marie, de Marie-Madeleine et d’une troisième femme, fille de Marie-Madeleine.

-  À l’évidence il y a un lien entre la région de Rennes-le-Château, Louis XIV, et les tableaux de Poussin.

- Louis XIV était un petit homme et si peu « Roi Soleil » ! Ses trésors, il les a eus parce qu’on a essayé de l’aider, pour qu’il laisse quelque chose derrière lui. Louis XVI était un saint homme. C’est pour ça qu’il a été guillotiné. Il a payé pour les fautes de Louis XIV et de Louis XV.

BALEINES, ORQUES ET DAUPHINS.

- Les baleines, les orques et les dauphins sont des êtres intelligents, d’une intelligence différente de celle des humains, mais qui leur est infiniment supérieure. Dans un passé pas très éloigné leurs civilisations étaient tout amour pour vous. Ils ne comprennent pas votre acharnement à les détruire ! Ce ne sont pas des animaux, mais des êtres dotés d’intelligence et de raison.

- Pourquoi ne nous le font-ils pas savoir ?

- Depuis plusieurs millénaires le cerveau humain a perdu la faculté de les entendre. Quelques-uns d’entre vous font cependant encore exception à cette dégénérescence.

- Parce qu’auparavant ?

- Bien sûr ! Les civilisations qui ont peuplé la planète avant vous possédaient la faculté de s’entretenir avec eux. Si votre cerveau n’était pas en friche vous ne seriez pas devenus des prédateurs pour ces êtres de paix. Ils sont La Paix. Ils sont infiniment patients, mais prenez garde à leur puissance si vous les forcez à se réveiller ! Un jour il n’y aura plus de Japonais pour détruire les baleines ! Les dauphins vous aiment encore. Pour combien de temps ?

- Ils évoluent dans les mers et les océans comme nous évoluons sur les continents ?

- Tout à fait. Ils ont côtoyé nombre de civilisations humaines, mais vous êtes les premiers à les utiliser pour vous nourrir, pour fabriquer des cosmétiques ou pour satisfaire des superstitions ! Ce n’est pas pour en arriver là qu’ils ont traversé le Temps ! Baleines, orques et dauphins appartiennent à la même espèce, tout en n’étant pas de la même race.

- Ils étaient sur la planète avant nous ?

- Qu’est-ce que tu crois ! Les dauphins ont fait leur apparition en même temps que Muu, il y a plus d’un million d’années, mais les baleines et les orques sont là pratiquement depuis que la planète s’est couverte d’eau. Ils étaient très nombreux. Ils ont des milliards d’années d’existence et d’expérience et à cette échelle vous êtes des pucerons, des « poissons à deux pattes », comme ils vous appellent maintenant, des pucerons vindicatifs, méchants, barbares, et vous devenez grossiers ! Vous devez vivre en harmonie avec la Nature si vous ne voulez pas vous détruire, si vous ne voulez pas que cette Terre, qui vous abrite, ne vous renvoie au néant !

- Vous semblez dire que les orques et les baleines c’est la même civilisation, la même intelligence. Pourtant les orques sont des prédateurs pour les baleines et leurs petits.

- Ils ne s’attaquent qu’aux malades, pour la simple raison qu’ils ne feraient pas le poids devant les mères. La pollution, dont vous êtes les auteurs, peut parfois les rendre fous. Leur sonar se détraque et ils peuvent devenir de véritables bêtes fauves. Quant à l’intelligence, ce sont des guerriers, et comme tous les guerriers, ils sont un peu bornés, tout en restant plus intelligents que vous. Quand il le faut ils protègent, mais ils sont aussi comme vos charognards.

- À quel moment les dauphins ont-ils quitté la terre ferme pour l’eau ?

- Où as-tu cherché ça ?

- C’est une théorie qui court.

- Une stupidité ! Ils ont toujours été des êtres marins. Il n’y a eu aucune mutation. Ce n’est pas parce qu’ils adorent se balader sur leur queue qu’ils ont marché un jour !  Ils sont apparus dans les océans qui entouraient le continent Muu à l’époque où des hommes sont, eux, sortis de l’eau pour investir le continent.

- Baleines, orques, dauphins et autres mammifères marins ne risquent-ils pas de disparaître par la faute des hommes ?

- Ils étaient là bien avant vous et ils seront encore là après votre disparition, quand la mer aura repris ses droits ! Lorsque vous ne serez plus là pour polluer leurs eaux et que les Japonais n’existeront plus, les baleines redeviendront innombrables. Il y avait beaucoup, beaucoup de baleines et elles vivaient plus longtemps. Jamais ceux qui les chassent ne pourront les tuer toutes ! Vous étiez les sauvages des Atlantes, vous êtes les Cro-Magnon des peuples de la mer.

- Avant nous il y a eu de nombreuses catastrophes plus ou moins définitives, des basculements de la planète, des chutes de météorites et d’autres événements aussi agréables à vivre qui ont exterminé des humanités entières !

- Quand tout disparaît en surface, l’eau reste toujours un abri.

- Ce sont cependant des événements qui mettent également ces peuples en danger !

- Ils sont très intelligents et ont toujours survécus aux événements. Le danger, pour eux, c’est l’humain. Pour les dauphins tout est amour, paix, beauté et ils vous aiment par atavisme, en souvenir de leur vie en commun avec les habitants de Muu. Pour les baleines et les orques l’attitude envers les hommes n’est plus la même et si les premières sont trop pacifiques et incapables de se défendre, sauf si l’on s’attaque à leurs petits, il n’en est pas de même des orques qui pourraient tout démolir et mettre l’humanité au pas tellement leur puissance est forte. Mais cela ne leur vient pas encore à l’esprit. Un jour, sans doute, ils détruiront le Japon et il n’y aura plus de japonais pour les massacrer.

- Auparavant, comment communiquaient-ils avec les hommes ?

- Par la pensée. Eux en sont toujours capables. Chez les dauphins il y a aussi ce que tu appelles le caquètement.

- C’est un vrai langage ?

- Oui, mais que votre cerveau ne sait plus décrypter. Ces peuples pourraient entrer en communication télépathique avec vous et vous apporter beaucoup si vous n’aviez tant régressé ! Il vous faudrait trouver l’esprit, le cerveau ! Une grande partie du cerveau des hommes est annihilée.

- Une femelle, de dauphin par exemple, peut-elle avoir plusieurs petits simultanément ?

- Non.

- Combien dans une vie ?

- Comme une humaine, régulièrement.

- Ils vivent en couples ou les mâles ont-ils plusieurs femelles ?

- Ils vivent en couples et sont fidèles, comme les humains l’étaient.

- Et si l’un meurt ?

- L’autre reste seul et souvent il meurt aussi, surtout les femelles.

- C’est aussi comme ça chez les baleines ?

- Les « Grands Anciens », comme toutes les races nobles et pures, vivent en couples.

LA GRANDE PYRAMIDE.

- Est-ce bien sous Khéops que la Grande Pyramide a été construite ?

- Bien sûr ! Par les Égyptiens et sous la direction d’une race disparue, avec des moyens que vous n’avez plus et que vous ne retrouverez pas. Et Khéops est toujours dedans, ainsi que sa reine. Il y a d’autres galeries, d’autres chambres de la reine et du roi.

- Comment se faisait le transport des matériaux ?

- Le transport des pierres de grande taille se faisait comme indiqué par Alain Decaux, c’est-à-dire attachées sous des bateaux et avec usage d’un système d’écluses. Il y a eu un barrage sur l’ancien Nil, qui était plus proche. La pente pour accéder au plateau de Gizeh n’était pas très raide. Quatre écluses. C’était un système tout à fait à la portée des Égyptiens de l’époque. L’âme de Khéops est toujours là et malheur à qui entrera dans sa tombe ! Les blocs, une fois arrivés sur le plateau, étaient mis en place par lévitation. C’est ce peuple disparu qui a enseigné aux Égyptiens l’astrologie, l’astronomie, les mesures au centimètre près et tout un tas d’autres choses. D’ailleurs pas seulement à eux. À d’autres, comme les Incas, peuplade totalement illettrée.

- Les autres pyramides de Gizeh ont-elles aussi été construites par leurs auteurs désignés ?

- Oui. Les hommes ne sont pas près de trouver le secret de la pyramide. Ils ne trouveront pas le pharaon. Sa reine non plus.

- Vous avez parlé d’un Nil plus proche du plateau.

- Le lit du Nil desséché, pierres et palmiers rabougris et un souterrain qui va vers Khéops. Il y a un passage entre le Nil ancien et Khéops et un qui sort de Khéops et va vers l’autre pyramide. Inexploré.

- Le souterrain entre Khéops et l’ancien Nil, il est long ?

- Une quarantaine de mètres, peut-être.

- Cet ancien lit, c’était celui du Nil bleu avant l’arrivée du Nil blanc ?

- Oui.

- À quoi servaient les souterrains ?

- À prendre la fuite.

- Depuis l’intérieur de la pyramide ?

- Oui. Pendant sa construction par les initiés. Elle leur a servi d’habitation.

- Et pourquoi un tunnel entre les deux pyramides ?

- Fuite. On pouvait quitter la première pour aller vers la deuxième.

- Khéops n’était pas fermée ?

- Si. Elle ne pouvait pas être ouverte. Ce sont les constructeurs de la seconde qui ont creusé le tunnel.

- Dans quel but ?

- Pour faire des travaux, et en vue d’initiation.

- Durant la construction de Khéphren ?

- Après.

- Il était donc possible d’entrer dans la seconde pyramide après sa fermeture ?

- Oui.

- Est-ce encore possible ?

- Non. La deuxième pyramide est aussi autre chose qu’un simple tombeau. Ils n’ont pas non plus trouvé le vrai. Là également il y a le constructeur et son épouse. Le secret est inversé par rapport à Khéops.

- Pourquoi Khéops a-t-elle une plate-forme au lieu d’être pointue ?

- Elle n’est pas terminée parce que le pharaon est mort avant la fin. Elle a été fermée sans être arrivée au bout de sa construction parce qu’il a été assassiné. Sous les neuf dalles, qui constituent la plate-forme, il y a un vide.

- Le pharaon avait-il des liens privilégiés avec le peuple disparu dont vous avez parlé ?

- Oui, il était initié, comme l’étaient les prêtres.

- Et Khéphren ?

- Plus autant. Mais certains prêtres, comme Khéphren, n’avaient pas encore perdu toute la connaissance, d’où la deuxième pyramide. Auparavant les pharaons étaient les descendants de Ra.

- Et ça n’a plus été le cas après l’assassinat de Khéops ?

- Voilà.

- Si je comprends bien, l’assassinat de ce pharaon a provoqué une réaction en chaîne de la part du peuple disparu qui a fermé la pyramide et cessé d’aider les Égyptiens ?

- Je ne répondrai pas à cette question.

- Est-ce que la Grande pyramide a servi à l’initiation de Moïse et plus tard à celle de Jésus, pendant la période durant laquelle il a disparu ?

- En effet.

- Pour revenir à la construction elle-même, est-ce qu’une immense armée humaine a été utilisée pour les travaux ?

- Bien sûr ! Il fallait découper les blocs de pierres dans les carrières, les transporter jusqu’au lieu de construction et les tailler à nouveau selon les besoins. C’est un travail qui a occupé les hommes plus de trente ans.

- Et la mise en place ?

- Je te l’ai dit : lévitation. S’il avait fallu construire une rampe, comme cela est parfois supposé, il y aurait dans l’environnement plus ou moins proche, une quantité de matériaux encore plus importante que celle de la pyramide elle-même, et pas faite de sable ou de petits blocs car elle devait permettre de supporter le poids de masses atteignant plusieurs tonnes.

- Les ouvriers assistaient à la lévitation ? Cela se faisait de nuit ?

- Oui et non. Ils ne le voyaient pas, c’est tout. Les initiés pouvaient le faire, et aussi modifier la structure de la pierre pour la rendre suffisamment malléable de sorte que même quelque cinq mille ans après il ne soit pas possible de glisser, ne serait-ce qu’une feuille, entre les blocs. Un pouvoir du cerveau qui passait par les mains et que vous ne possédez plus.

- Les ouvriers qui travaillaient à l’édifice étaient-ils des esclaves ?

- Mais non !

- Khéops était un tyran ?

- Oui et non. Il était pharaon, le représentant de Ra.

- Qui est à l’origine… pardon, je voulais dire qui a conçu les plans de la Grande Pyramide ?

- C’est très antérieur à la construction.

- Datent-ils, comme l’a écrit Barbarin, de ceux qu’il appelle « les grands inspirés de la Bible » ?

- Oui. Enoch en est le grand architecte, à défaut d’en être le constructeur.

- C’est un de ses descendants qui a fourni les plans aux Égyptiens ?

- Oui. Un jour, pas tout de suite, il sera possible d’accéder à la tombe de Khéops. Seth, le 3e fils d’Adam et Eve, était détenteur d’un secret parvenu ensuite à tous les pharaons lors de leur couronnement. Ce secret existe toujours au plus profond des pyramides et dans le Sphinx.

L’ÎLE DE PÂQUES.

- L’Île de Pâques est-elle le vestige d’un continent disparu ?

- Oui.

- Vu sa position, serait-ce Muu ?

- C’est bien plus ancien. Dans la nuit des Temps.

- Un continent dont on connaît le nom ?

- Pas du tout. Rappelle-toi, ce qui est en haut descend et ce qui est en bas monte. Des terres apparaissent ou disparaissent.

- Alors les statues ?

- C’est à cause d’elles que ce morceau de terre a été préservé.

- Elles étaient là avant même que le continent Muu fasse son apparition ?

- Non seulement elles étaient là, mais le continent sur lequel elles avaient été dressées était peuplé.

- Et la petite portion de sol sur laquelle elles avaient été érigées aurait été volontairement maintenue à la surface de l’océan alors que le reste des terres s’effondrait ?

- Cela t’étonne ?

- L’île Coco faisait partie de ce même continent ?

- Oui.

- Pourquoi préserver ces statues ? Ont-elles tant d’importance ?

- As-tu jamais regardé leurs yeux ? Qui ne sont d’ailleurs pas des yeux, mais des cavités. Certaines d’entre elles contiennent des micro-organismes. Ce sont des balises et elles sont chargées de pouvoirs. Deux puissants éclairs jaillissent des orbites et se propagent à l’infini.

- Dans le passé, elles avaient des yeux ?

- Non. Vos chercheurs ont même essayé les ultrasons, mais ce n’est pas détectable par les hommes.

- C’est si petit ?

- Ce n’est pas une question de taille. Ce n’est pas à l’échelle humaine.

- C’est dans un autre espace-temps ?

- Voilà. Le jour où les statues qui abritent ces micro-organismes tomberont, gare à l’humanité ! Neuf pour prévenir de votre échec, mais aussi neuf pour aider à redémarrer et neuf pour le futur.

- Ce n’est pas clair !

- Tu devras t’en contenter. Mais ce n’est pas nécessairement pour tout de suite.

- Alors ces cavités sont des balises ?

- Ce sont les yeux, les cavités des yeux. Neuf tomberont en même temps. Tôt ou tard ces balises ramèneront ceux qui leur ont donné ce pouvoir. Elles garderont leur efficacité même si elles étaient abattues et leur chute éventuelle informera leurs constructeurs de la possible destruction de la planète. Ces statues sont votre chance. Si elles s’écroulent cela annoncera peut-être le retour des constructeurs et votre salut. La possibilité de vous en sortir. Sinon ce sera le retour à la barbarie. Leur ancienneté devrait faire comprendre aux terriens qu’elles attendent quelque chose. Je ne peux pas t’en dire davantage. Je ne comprends pas pourquoi vos prétendus scientifiques ne se sont jamais intéressés aux cavités des yeux ! Les as-tu déjà regardées de près ?

- Je les ai vues à la télé, en photo ou au cinéma, pas directement.

- Et tu n’as pas ressenti comme un malaise ?

- Si, bien sûr ! Je ne dois pas être le seul dans ce cas.

- Alors pourquoi les scientifiques ne le ressentent-ils pas également ?

- Ils le ressentent probablement aussi et pensent sans doute que c’est dû à l’absence de matérialisation des yeux ou à la façon dont la pierre est taillée. Leurs constructeurs sèment de ces statues sur toutes les planètes qu’ils abordent ? Ils jouent au Petit Poucet ?

- Ne plaisante pas ! Neuf de la façade tomberont en une seule fois. Seules ces neuf sont reliées au psychisme des humains et c’est la détérioration de ce psychisme qui les fera tomber, face contre terre, les neuf à la fois et leur chute rompra le signal diffusé à travers les ondes.

- Et si un tremblement de terre, par exemple, fait tout tomber sur l’île ?

- Seules les neuf doivent tomber en relation avec le psychisme des terriens.

- Pourquoi trouve-t-on des statues partiellement taillées ou couchées à flan de collines, comme abandonnées ?

- Avec ce que tu sais déjà, tu devrais trouver la réponse sans mon aide.

- Ce sont des tentatives d’imitation ?

- Exactement. Des hommes plus proches de vous ont reproduit ces statues, dont la sculpture est aisée car tout à fait rudimentaire.

- Seulement il fallait aussi pouvoir les déplacer !

- Et les dresser, oui. C’était peut-être faisable pour les petites, avec quelques moyens plus ou moins ingénieux, ça ne l’était pas pour les plus grandes. Il aurait fallu à ces hommes le cerveau de leurs ancêtres et ses pouvoirs sur la matière.

- Que signifient les représentations d’hommes-oiseaux qui sont gravées dans la pierre ?

- Tout simplement qu’il y en a eu.

- Qu’il a existé des hommes-oiseaux ?

- Tu en trouveras dans de nombreuses légendes et je t’ai déjà dit que toutes les légendes sont basées sur une réalité.

NIL BLANC ET NIL BLEU.

- Lorsqu’il a été question de l’ancien lit du Nil qui passait plus près du plateau de Gizeh que de nos jours, vous avez clairement dit qu’il s’agissait du Nil bleu avant l’arrivée du Nil blanc. N’ont-ils pas toujours fertilisé l’Égypte ensemble ?

- Le Nil blanc a été dévié de son cours pour la construction de la pyramide de Khéops car il fallait 3 écluses supplémentaires. Auparavant il alimentait, dans le Sahara, une mer intérieure, ou plutôt un immense lac d’eau douce, d’où s’échappaient les quatre fils du Nil blanc. C’est du côté de Khartoum qu’il a été dévié, en perçant la montagne. Auparavant il avait fallu faire des travaux de canalisation pour diriger le fleuve.

- Enlever à ce lac sa source d’alimentation ne revenait-il pas à condamner la région !

- La déviation aurait dû être provisoire, mais les Égyptiens ont commis un acte qui a rendu la chose irréversible.

- L’assassinat du pharaon et peut-être d’autres personnes ?

- Oui, et le peuple qui s’attachait à sortir les Terriens de leur obscurantisme a rompu ses liens avec tous les hommes. La pyramide n’a pas été terminée, le Nil blanc n’a pas été ramené dans son cours normal et, sans l’appui de ce peuple, les Égyptiens sont revenus à leur niveau normal de connaissances et de civilisation.

- Si le cours normal du Nil blanc était rétabli, qu’arriverait-il à l’Égypte ?

- Elle continuerait. Mais, en attendant, le pays est toujours irriguée par deux Nil dont l’un alimentait auparavant le reste de l’Afrique. C’était déjà le Nil bleu qui apportait le limon fertile à l’Égypte.

- À quoi ressemblait la partie du Sahara avant la disparition de son eau ?

- À un endroit verdoyant, agréable à vivre, avec de petits bateaux sur l’eau.

- Et quelle serait la conséquence du retour du Nil blanc dans le Sahara ?

- Cela ne l’empêcherait pas de continuer à se dessécher. C’est mérité.

- Toute l’Afrique va devenir un désert ?

- Oui. Et ce ne sont pas les quelques hères qui creusent des puits qui y changeront quelque chose.

- Cela ne met-il pas le Nil lui-même en péril ?

- Non. Le Nil blanc est le plus long fleuve de la planète, plus long encore que l’Amazone. Il traverse deux lacs salés et le lac Tanganika en plus du lac Victoria. Les chutes du Zambèze sont aussi les chutes du Nil et ses sources sont aussi les sources du Nil.

- En certains endroits de son parcours il porte donc d’autres noms ? En amont du lac Victoria par exemple ?

- Oui. Il lui arrive aussi d’être souterrain.

- Sa source est très éloignée du lac Victoria ?

- Il vient de plus loin, de beaucoup plus loin, des centaines de kilomètres. La source, je devrais dire les sources, les sept sources, sont elles-mêmes une résurgence. La sécheresse que subit l’Égypte est due au barrage d’Assouan. Les Égyptiens ont contrecarré la Nature. Il suffirait d’enlever une pierre du barrage pour vider le lac et revenir aux sources de la Nature sans détruire les monuments. C’est à un humain d’accomplir cet acte de justice.

KHEOPS TEMPLE DE LUMIERE.

- À quoi ressemblaient les pyramides avec leur revêtement de calcaire ?

- À des merveilles ! On ne pouvait pas les regarder, d’où le nom de « Temples de Lumière » qui était le leur.

- Elles avaient toutes le même revêtement ?

- Les trois.

- Cela leur donnait-il la même importance ?

- Non, les deux autres ne sont que des imitations, bien que Kephren et quelques prêtres n’avaient pas encore, à ce moment-là, perdu tout leur savoir.

- Pour s’en tenir à la pyramide de Khéops, a-t-elle pour but de transmettre des connaissances ? Des données historiques ?

- Oui.

- Servait-elle de cadran solaire ?

- Oui.

- Indiquait-elle les solstices ?

- Oui. Et bien d’autres choses.

- Est-ce qu’elle a été placée spécialement à la base du delta du Nil et ses diagonales faites pour l’encadrer ?

- Toujours oui.

- Et elle désigne le méridien idéal du globe ?

- Oui.

- Son orientation est-elle exacte à la seconde près ?

- Elle l’était à l’époque de sa construction. Ce n’est plus le cas maintenant.

- Les continents se sont déplacés et son méridien ne coupe plus les terres en deux parties égales ? C’est ça ?

- Elle n’est plus le centre du monde.

- Le site d’implantation a été choisi par le peuple qui a disparu ?

- Évidemment !

- Et la forme pyramidale, elle vient aussi de ce peuple ? C’est une forme que l’on retrouve souvent ailleurs.

- Elle vient d’eux, via un ancien, Enoch. C’est une forme qui a des pouvoirs particuliers.

- Les Égyptiens possédaient-ils vraiment toutes les connaissances que cela laisse supposer ?

- Ils étaient hautement évolués. Connaissance de la planète, valeur du nombre Pi, mesure précise de la coudée sacrée, nombre d’or, etc.

- Y a-t-il eu des interventions sur la pyramide suite à des mouvements de la construction ?

- Oui et non. Elle peut tout supporter, indéfiniment.

- On parle de fissures dues à des mouvements sismiques.

- Absolument pas ! On ne peut pas parler de fissures. Ce n’est que le temps qui passe. C’est l’action de l’air, l’érosion de l’atmosphère par la pollution qui, à force, peut provoquer ces fendillements. Cette érosion attaque même le fer.

- Parlons de l’intérieur du monument. La partie connue, celle qui a été mise à jour par les Arabes, était-elle destinée à servir de tombe ?

- Non.

- Pourtant il y avait un sarcophage. Avait-il un couvercle ?

- Oui. Il y avait eu un mort pendant les travaux, un enfant, probablement un fils de Khéops, un adolescent.

- Autrement le sarcophage serait resté vide

- Oui.

- La dépouille a-t-elle été détruite par les découvreurs arabes ?

- Oui.

- Le couloir ascendant symbolise-t-il la dégradation du genre humain ?

- Oui.

- Et la chambre souterraine sa folie ? Cache-t-elle autre chose ?

- Oui, la fin du monde.

- C’est pour ça qu’elle est à l’envers ?

- Voilà. Une information en passant : la Grande Pyramide a été construite par-dessus un rocher conservé intact et qui cache quelque chose.

- Les chambres dites de construction, au-dessus de la chambre du roi, servent-elles à préserver ce lieu de l’écrasement ?

- Oui, et à préserver l’intimité du pharaon.

- Le pharaon n’était pas dans la chambre du roi, mais un enfant !

- Bien sûr que si ! Il n’a pas été trouvé.

- Je parle de la pièce découverte par les Arabes et appelée ainsi. C’est au-dessus d’elle qu’il y a les chambres de construction dont vous parlez ?

- Non.

- Mais il y en a.

- C’est vrai.

- Sont-elles accessibles ?

- Elles le sont.

- Contiennent-elles des objets ?

- Rien d’important. Des inscriptions, mais pas celles qu’il faudrait.

- Les chercheurs ne vont-ils pas vouloir aller plus loin ?

- Pas tout de suite. Ils se contenteront de ça, ne sachant pas qu’il y a le roi quelque part. Ils prennent le roi Khéops pour une bien petite personne en lui attribuant le sarcophage de l’enfant. La dépouille de l’architecte est aussi dans la pyramide, au-dessus de la chambre du roi.

- Est-ce que la partie inconnue comporte des indications, des inscriptions ?

- Oui.

- Avec une chronique du temps passé ?

- Exact.

- En Égypte ?

- Et aussi dans le monde. Et des informations sur l’avenir. Mais le crime contre pharaon a modifié le destin. Elle est consacrée à l’humanité, à son histoire, à ses origines, à l’astronomie. Dans cette partie-là il y a des hiéroglyphes avec des instructions et même des représentations du peuple disparu.

- Il existe encore des plans complets de la Grande pyramide ?

- Oui.

- Est-ce qu’ils sont accessibles ?

- Non.

- Où sont-ils ?

- Tout en haut.

- De la pyramide ?

- Oui.

- Dans la partie vide sous les neuf dalles ?

- Voilà. Deux choses encore. Les pyramides sont bâties selon le chiffre neuf, chiffre sacré, chiffre de Dieu, neuf arcs qui sont les repères sur lesquels ont travaillé les ingénieurs, et le nombre d’or. C’est concret, il n’y a rien de spirituel là-dedans. Les Égyptiens ont commis une faute si grave qu’une punition s’abattra sur tout découvreur éventuel actuel. Un jour peut-être, beaucoup plus tard, les terriens seront-ils autorisés à accéder à la tombe.

LE PARADIS TERRESTRE.

- Qu’est-ce que le Paradis Terrestre ?

- Tu aimerais bien savoir !

- J’avoue.

- Le Paradis n’existe pas, pas plus que n’existe le Purgatoire. Ce que vous appelez Paradis est une sorte de limbe. Un lieu inactif.

- René Barjavel, qui était un initié, comme vous me l’avez précisé, et que vous avez empêché de révéler en clair des informations qu’il distillait dans ses romans, dit, dans « Le grand secret », que la mort est une absurdité illogique et due à un accident ou à une intervention étrangère.

- Barjavel était un grand initié.

- Autrement dit il savait de quoi il parlait. Le Paradis n’existant pas, l’Homme chassé du Paradis Terrestre est une image, un symbole, une légende utilisée et propagée par la religion. Comme toute légende a une vérité pour point de départ, il doit y avoir du vrai dans ce symbole-là.

- Cela remonte à la nuit des Temps.

- Et c’est une punition.

- Tu avances.

- Une punition. La mort qui est une absurdité illogique. Un accident ou une intervention étrangère. C’est presque lumineux si l’on exclut l’accident.

- Je t’écoute.

- Si j’avance bien, l’idée de l’accident ne convient pas car il n’aurait eu aucune raison de se reproduire systématiquement partout. Donc intervention étrangère. L’Homme chassé du Paradis Terrestre serait par conséquent la représentation d’une punition infligée à tout le genre humain et en rapport avec l’immortalité.

- Bravo.

- Le premier Homme à être apparu dans notre univers, après le big-bang, était immortel. Il a proliféré. La Vie n’a pas de raison de se limiter à notre bonne planète.

- Je peux même dire que vous êtes bien jeune sur ce plan.

- Même s’il ne se reproduit pas au même rythme que les abeilles ou les fourmis, l’Homme aurait fini par saturer l’univers. C’est très long quinze milliards d’années !

- Et cet univers n’est pas au bout de sa route.

- La seule solution c’était la limitation de la durée de la vie.

- Cent vingt ans et le vieillissement. Et même sur cette courte durée vous êtes encore loin du compte ! Nécessité et non punition, comme tu vois.

- Reste à savoir qui est à l’origine de cette limitation. Dieu ? Un peuple, le premier, qui se serait réservé l’immortalité ?

- …

LES HORLOGES DU TEMPS.

- Il y a un certain temps déjà vous avez fait allusion à des Horloges du Temps ainsi qu’à un décès qui rendait une seconde entité disponible pour leur service. Vous pouvez être plus précis ?

- Il n’y a rien de très particulier à en dire sinon que les deux entités chargées de surveiller les horloges, Edgar et Louis, sont maintenant dans l’attente d’une troisième et que la première instruit la seconde.

- Une entité ne sait pas automatiquement faire ce genre de chose ?

- Bien sûr que non ! Chez nous aussi il faut apprendre. Personne ne sait tout. De plus il ne s’agit pas d’un mécanisme simple comme ceux que vous utilisez pour lire l’heure et le troisième, François, est attendu avec impatience, même si son arrivée n’est pas encore clairement déterminée.

- Mourir ou ne pas mourir ?

- Il arrive que notre présence dans un corps doive être prolongée et c’est le cas pour François qui prolonge grâce à ses séjours dans la pyramide du Louvres. Avec notre assentiment, bien sûr.

- Ces Horloges du Temps, elles sont réelles, matérialisées ?

- C’est une façon de s’exprimer. Elles existent.

- Je croyais que le Temps n’existait pas pour vous !

- C’est exact en ce qui nous concerne, ça ne l’est pas en ce qui concerne les mondes.

- Ne s’agit-il pas, alors, d’espace-temps ? Des espaces-temps dans lesquels se situent les mondes et univers parallèles ?

- Si tu veux.

- Ces entités seraient donc chargées de veiller à ce que les horloges en question ne se décalent pas pour éviter, par exemple, que deux mondes parallèles puissent se retrouver au même endroit au même instant ?

- Voilà, mais ne cherche pas plus loin, tu y perdrais ton latin.

LES ANDES.

- Comment se fait-il qu’il y ait des milliers de kilomètres de souterrains sous les Andes ?

- C’est la même chose qu’ailleurs.

- Pourquoi est-ce aussi important, aussi vaste ?

- Je ne trouve pas.

- Des peuples entiers vivaient sous terre ?

- Non, ça a basculé.

- Comment ça ?

- La Terre a basculé et la terre s’est mise dessus. À l’époque il n’y avait pas d’Andes. Les souterrains étaient à l’extérieur.

- Vous voulez dire qu’il s’agissait de villes de surface ?

- Voilà. Je t’ai dit ça des dizaines de fois ! Il y avait un toit et la terre s’est mise dessus et c’est resté ainsi.

- La terre a recouvert une ville à l’occasion d’un bouleversement et transformé une cité de surface en cité fantôme et souterraine ?

- Exactement.

- Comme Pompéi a été recouverte par la cendre ?

- Tu me le sors de la bouche. C’est arrivé si souvent !

- Il me revient quelque chose à propos des Andes et de l’Arche, une histoire d’or.

- Là où l’Arche s’est arrêtée, il y a de l’or qui vient des Andes. N’oublie pas que le monde entier était sous l’eau. Ce sont des alluvions et les distances importent peu. Ces montagnes ont aussi eu un rôle à jouer après la fin de l’Atlantide.

- …

- Quelques habitants de cette nation, dont vous recherchez si assidûment la trace, étaient à l’extérieur et n’ont pas péri. Une vingtaine tout au plus, mais c’était suffisant pour donner un nouvel essor à l’humanité des Andes, d’où le culte voué au Soleil. Ces rescapés étaient là-bas pour chercher de l’or. Les habitants des Andes leur payaient leurs marchandises avec de l’or, qui était leur seule monnaie. Il existe toujours dans les Andes une cité qui n’a pas été découverte et dans laquelle il y a une pyramide, pas grande, avec les mêmes informations que celles qui se trouvent dans le Sphinx. Elle est en pleine jungle. Autour de la pyramide, dans l’immense mer de verdure, tout est en ruine. La pierre est de couleur ocre. Les pierres qui ont servi à sa construction ont été tirées d’une montagne arrondie et dénudée. La citée est entourée de douves pleines d’eau. La pyramide est au centre.

NAZCA.

- La plaine de Nazca, au Pérou, est couverte de traces rectilignes souvent immenses et qui sont l’objet de controverses. À quoi correspondent ces traces ?

- La plaine de Nazca était un astroport.

- Un astroport, pas un aéroport ?

- J’ai bien dit : un astroport. Les traces sont du même type que celles que vous appelez les canaux, sur Mars. Sauf que sur Mars, en plus, il y a des canaux internes dans lesquels il y a encore du matériel.

- C’était contemporain de l’Atlantide et de Muu ?

- Oui, mais aussi bien plus ancien. La fréquentation était assidue.

- Pourquoi y a-t-il du magnétisme à Bimini et pas à Nazca, alors que l’usage devait être le même ?

- Les explorateurs de fonds marins sont peut-être plus intelligents que ceux de la surface.

- Il y a aussi ces nombreuses figures, animales en particulier. Qu’elle est leur signification ?

- C’est un calendrier.

- Qui se lit d’en haut ?

- Bien sûr ! Toujours.

- Pourquoi toujours !

- Tu n’as pas besoin d’un dessin pour comprendre !

- Sur le bord de la plaine il y a une montagne au flan de laquelle est sculpté un chandelier, que nous appelons le Chandelier des Andes. Que représente-t-il ?

- Il est comme le reste des figures.

- Il est en mauvaise posture avec les motos et autres véhicules tous terrains qui l’agressent !

- Même s’il disparaissait, cela ne le rendrait pas invisible pour ses utilisateurs. Il a été dessiné par un procédé de vitrification, comme le reste, et il ne disparaîtra pas facilement.

- Ce n’est apparemment que du sable.

- C’est tout de même vitrifié et il serait trop long d’entrer dans le détail du procédé.

L’AMAZONIE.

- Est-ce qu’il y a d’autres labyrinthes dans des forêts, comme c’est le cas à Fontainebleau ?

- Sous la plupart des vastes forêts. Comme en Amazonie.

- Vous voulez dire des labyrinthes souterrains ?

- Oui, en dessous.

- Et c’est le cas en Amazonie ?

- L’Amazonie a toujours été ce qu’elle est, à peu de choses près. C’est une forêt vierge qui vient de très loin. Il ne faut pas enlever ses arbres parce que ce qui est au-dessous ne doit pas voir le jour maintenant. Cela fausserait de nombreuses données et la planète n’est pas mure pour avoir accès à ce genre d’informations. On fera en sorte que vous n’y arriviez pas. C’est difficile parce que la terre s’en va lorsqu’il n’y a plus de flore pour la retenir et que l’endroit se dénude rapidement.

- Ces labyrinthes ne sont pas connus ?

- Non. En cas de risques de découverte on s’arrangera pour remettre de l’ordre. Tes compatriotes semblent faire exprès de tout casser. Tu sais combien de temps il faut pour refaire entièrement une forêt ?  Et du temps vous n’en avez pas. Il a fallu circonscrire des incendies. À un moment donné la forêt brûlait de partout. Maintenant elle ne brûle plus.

- Est-ce que la situation en est au stade où il risquerait d’y avoir des découvertes, sans votre intervention ?

- Si les destructions massives devaient se poursuivre, oui ! Ils se sont calmés. Malgré tout ce qu’ils peuvent détruire, ça repousse terriblement vite.

- Sauf lorsque la latérite est là.

- C’est pour ça que les choses ont été arrêtées.

- Une certaine prise de conscience ?

- Pas du tout ! Tu as vu bouger quelque chose ?

- Non, mais j’imagine que ce qui se dit va influencer les jeunes générations.

- Peut-être. Pour l’instant, les beaux discours c’est pour les élections, pour faire avaler la pilule au peuple. Quand les jeunes auront vingt ans, ils feront comme leurs pères. C’est foncièrement pourri.

- Mais pour le moment c’est plus calme, l’exploitation est moins agressive ?

- Certainement. Parce qu’ils se font taper sur les doigts.

- À cause de la publicité négative qui leur est faite ?

- Ce n’est pas ça. Il y a des engins qui tombent en panne, d’autres qui se cassent, d’autres qu’ils n’arrivent plus à réparer…

- C’est votre façon d’agir ?

- Comment faire autrement ! Il y a des ingénieurs qui disparaissent, d’autres qui meurent, d’autres qui ne retrouvent plus leurs papiers ou qui perdent la mémoire. Et la forêt repousse très vite ce qui prouve que la nature fait tout ce qu’elle peut et qu’elle ralentit les glissements de terrains. Elle se dépêche de mettre des racines pour arrêter les chutes de pierres et de terre avant qu’il ne pleuve. Là où ils ont déboisé il y a quatre ou cinq ans, les arbres ont déjà quatre ou cinq mètres. C’est te dire ! Il y a des engins cassés ou en panne qui ne sont plus visibles tellement il y a de lianes et d’autres plantes qui les ont envahis. Ils ne le disent pas. Il y a aussi beaucoup de maladies. Même les routes commencent à se crevasser.

- C’est bien. Un poumon de la planète en bonne voie.

- Le poumon de la Terre c’est la mer. Mais il faut quand même arrêter. La terre d’Amazonie n’est riche que de l’humus de sa forêt. Si on la détruit il y aura encore plus de famines !

MARIE ET JOSEPH.

- J’ai lu dernièrement que Marie était une jeune orpheline recueillie par Joseph alors qu’il était déjà âgé de quatre-vingt-dix ans.

- Il n’avait pas cet âge. Une bonne soixantaine tout au plus. Ce n’est pas lui qui a mis Marie enceinte.

- Tous les chrétiens connaissent l’intervention du Saint-Esprit.

- Elle a été forcée. Ce n’est pas Joseph qui l’a déflorée.

- Marie a été forcée ? Que voulez-vous dire ?

- Elle a été forcée par un des fils de Joseph. Plus ou moins. Il a essayé pendant une absence de son père.

- Plus ou moins ?

- Oui. C’était une grossesse vierge. Cela arrive encore aujourd’hui.

- Où est né l’enfant ?

- À Bethléem, mais pas dans une étable. Joseph était un homme très riche.

- Un charpentier riche ?

- Vous appelleriez ça un entrepreneur.

- Pourquoi à Bethléem ? La naissance est intervenue plus vite que prévue ?

- Oui, avant terme. C’est pour ça qu’elle a eu lieu à Bethléem.

- Marie voyageait sur un âne ce jour-là ?

- Mais non ! La Maîtresse ne voyageait pas sur un âne !

- C’est une légende ?

- Oui. Je me répète ! Joseph était un entrepreneur, et riche.

- Joseph est mort en Palestine ?

- Oui. On ne parle plus de lui par la suite. Il devait avoir soixante-dix ou soixante-quinze ans. Un âge respectable à cette époque. Il fallait un père à Jésus et puis c’est tout ! Quand il est mort Jésus était adolescent.

- Un autre événement qui ne figurerait pas dans les récits de l’époque c’est le massacre des innocents. C’est aussi une invention ?

- C’est une invention.

- Des curés ?

- Oui. Enfin des initiés de l’époque. En s’entendant sur le mot initié.

- Ceux qui croyaient savoir ?

- Oui.

TERROM, LA SŒUR JUMELLE DE TERRE.

- Comment s’appelait la planète qui, selon vos dires, a laissé des débris dans le système solaire ?

- Terrom. C’était aussi une planète bleue, elle était la jumelle de la Terre. Les Terromiens étaient très en avance sur les Terriens de cette époque. Ils se visitaient.

- Vous voulez dire que ces gens voyageaient dans l’espace ?

- Bien sûr ! La civilisation terrienne aussi. Les civilisations des autres races-mères également.

- C’était avant ou pendant Muu et l’Atlantide ?

- Avant. Très très loin avant.

- Terrom avait aussi des satellites, comme la Terre a sa Lune ?

- Terre avait deux Lunes à ce moment-là. Sa jumelle avait quatre Lunes, deux grosses et deux beaucoup plus petites. Il y a chez vous des savants qui savent faire la différence entre ce qui reste de Terrom et ce qui reste de ses Lunes.

- Que s’est-il passé pour que cette planète soit détruite ?

- La guerre, comme toujours !

- Avec qui ?

- Avec la Terre ! Avec qui veux-tu ? Partout où il y a des hommes c’est toujours la guerre qui a le dernier mot ! C’est à ce moment-là que votre deuxième Lune est tombée.

- Il y a assez de matière dans la ceinture des astéroïdes pour une planète et quatre Lunes ?

- Tu plaisantes ! Terrom était bien plus importante que Terre. Ce qui reste dans votre système c’est seulement ce que les Terriens ont réussi à lui arracher ainsi qu’à ses Lunes. C’est ce qui a été laissé pour témoigner de la stupidité des humains. Terrom et ses satellites ont été transférés dans un univers parallèle proche, à l’abri de la fureur de vos prédécesseurs.

- C’est possible !

- Bien sûr ! La planète n’est plus très ronde, il lui manque des morceaux, mais elle tourne toujours. Par contre ses deux petites Lunes quittent leur orbite et s’éloignent lentement.

- C’est dû au transfert, même si longtemps après ?

- C’est probable, mais c’est sans conséquence pour Terrom.

- Les Terromiens, eux, ils ont bien supporté le déplacement ?

- Oui. Beaucoup mieux que ceux d’entre eux qui ont reçu les bombes. Terrom est devenue une planète « spirituelle », de purs esprits, mais le résultat n’est pas meilleur que sur la Terre. C’est un autre désastre qui pourrait bien se terminer par un trou dans l’espace et vous ne vous en apercevrez même pas.

- Mis à part la chute de notre petite Lune, le départ de Terrom n’a-t-il pas perturbé le système solaire ?

- Beaucoup, c’était inévitable. La Terre, elle, a basculé sur son axe. Inutile de te dire ce qui est arrivé à ses occupants !

LE HUITIEME SCEAU ET L’APOCALYPSE.

- Qui est l’auteur de « L’apocalypse selon Saint Jean » ?

- Jean-Baptiste.

- Celui qui a été décapité ?

- Lui-même.

- Quand a-t-il pu écrire ce texte, il était tout le temps sur les chemins et il est mort si jeune et plutôt à l’improviste !

- Ce n’est pas lui qui a écrit. La parole, toujours la parole. Il n’a fait que parler. D’autres ont écrit. L’apocalypse va venir, de toute façon.

- Je suppose qu’il y a eu des problèmes avec la transcription, comme chaque fois ?

- Oui, mais les hommes commencent à retrouver des vérités et à comprendre des choses.

- Dans lequel des sept sceaux somme-nous actuellement ?

- Vous allez entrer dans le huitième.

- Mais…

- Il y en a neuf. Ma réponse est précise : neuf. C’est le chiffre de Dieu.

- Alors que sont devenus les deux qui manquent dans les textes ? Ils ont été escamotés ?

- Ils ont dû être retirés pour diverses raisons, mais sans doute aussi parce qu’ils décrivaient des horreurs.

- Il y aurait un parallèle entre le huitième sceau et la sixième trompette ?

- Voilà. Vous allez quitter la cinquième pour la sixième. Fin de la 5e autour du 2 janvier 1991 et début de la 6e le 15 du même mois.

- Que disent les deux derniers sceaux ?

- Le neuvième je ne peux le dire, le huitième c’est la destruction, pratiquement aux deux tiers, de la population de la planète. Si vous voulez que votre planète renaisse…

- Ce huitième sceau ne dit rien d’autre que la sixième trompette, alors ?

- C’est ça.

- Mais avec plus de détails peut-être ?

- Oui.

- S’il reste deux sceaux, cela nous fait encore de la marge.

- Cela peut se passer très vite.

- Chaque sceau n’a pas une durée déterminée ?

- Non.

- Dans la période de temps recouverte par la cinquième trompette il n’y a pas de guerre, que je sache !

- D’où probablement l’entrée dans la sixième avec celle qui se prépare. Il ne fallait pas commencer !

- C’est un retour annoncé à la barbarie ?

- En grande partie, oui, comme toujours. Il ne restera plus grand-chose et il faudra reprendre une vie plus proche de la nature. Tout dépendra de ce que vous allez casser et de ce que nous allons pouvoir faire. Ce sera sans doute de la survivance pure.

UN PAS SUR LE CÔTE.

- Est-ce qu’il est possible de changer son chemin de vie en cours d’existence ? Un pas à gauche ou à droite par rapport à la voie tracée peut tout modifier ?

- En principe, quand une voie a été choisie, il faut aller au bout, qu’elle soit bonne ou mauvaise car elle a été décidée avant la naissance.

- J’exerce une activité professionnelle bien déterminée chez un employeur lui aussi déterminé et logiquement je suis supposé aller au bout chez cet employeur et dans cette profession. Mais si je reçois une offre intéressante d’un concurrent et que je l’accepte, je fais le pas de côté et je change mon avenir ?

- Je suis désolé, ce ne sera pas une déviation.

- J’ai pourtant fait un pas de côté !

- Oui, mais un pas prévu dans ton avenir. Si tu fais ce pas de côté c’est que quelque part il est prévu que tu le fasses. Tu imagines le travail de ton compagnon s’il lui fallait subir des millions de variantes dans ton avenir ?

- Pourtant si un chef d’état, prenons Gorbatchev pour exemple, décide de rendre leur liberté aux nations annexées par ses prédécesseurs, il change non seulement son avenir, mais celui de milliards d’individus !

- Il n’y a aucune commune mesure entre ton pas de côté et celui que peut accomplir Gorbatchev s’il est habité par l’entité Russie !

- C’est l’entité Russie qui fait la différence ? Je parlais Gorbatchev homme et vous parliez Gorbatchev entité Russie.

- Tu as tout compris.

- Ce n’est pas spécialement réjouissant ! Si une entité néfaste s’empare d’un leader, musulman par exemple, et en fait un intégriste fanatique…

- Elle peut ouvrir deux avenirs différents pour l’humanité. Et comme vous avez l’habitude de choisir la plus mauvaise direction, il n’est pas utile que je te fasse un dessin !

- Il vous faut alors intervenir au plus vite ?

- C’est là qu’on essaye d’intervenir, effectivement. Il suffit cependant de voir évoluer votre planète pour constater que nous sommes loin de réussir à tous les coups !

LES RACES-MERES.

- Dans le dernier livre de Drouot que j’ai lu, l’auteur dit que nous sommes la cinquième espèce humaine à avoir fait son apparition sur la planète depuis sa création. Cela veut-il dire que Muu et l’Atlantide auraient été la troisième et la quatrième ?

- Pas du tout.

- Alors dans ce cas, les deux civilisations que je viens de citer et la nôtre, appartiennent à une même espèce, qui serait la cinquième ?

- Voilà. La cinquième race-mère.

- Une race-mère ?

- C’est une nouvelle race qui émerge après que toute vie terrestre a disparu de la surface et dans laquelle se succèdent des civilisations.

- Cette destruction totale se serait déjà produite quatre fois ?

- Et ce n’est pas fini !

- La sixième arrivera lorsque celle qui sévit actuellement aura à son tour été rayée de la surface ?

- Mais oui. Ce n’est pas pour demain.

- Même si nous sommes éliminés ?

- Vous êtes assez stupides pour provoquer la colère de votre Terre, mais il n’est pas prévu que vous disparaissiez tous. Vous ramperez puis vous remonterez vers la lumière et ces êtres rampants donneront naissance à une nouvelle civilisation, rien de plus. Pas de nouvelle race-mère dans ces conditions.

- Je comprends. Combien y a-t-il eu de civilisations dans notre race-mère ? Je connais Lémurie, Gondwana, Muu, l’Atlantide et nous.

- Il y en a eu une autre, au tout début.

- Connue ?

- Très peu.

- Et c’était ?

- Je ne suis pas certain que ça puisse t’être d’une quelconque utilité. Cette civilisation s’appelait Océambre.

- Notre race-mère a débuté par un bien joli nom ! Océambre. Avec un nom pareil, c’était une civilisation marine ?

- Oui.

- Elle a duré longtemps ?

- Très longtemps.

- Des millions d’années ?

- Pas des millions.

- Plus longtemps que Muu ?

- Non. Elle s’est développée dans l’eau parce que la surface était impraticable.

- Une pollution naturelle ou due à la race-mère précédente ?

- La pollution par les hommes et des trous dans la couche d’ozone, dus à des éruptions solaires.

- Toutes ces races-mères, elles se sont succédées sur plusieurs milliards d’années ?

- Bien sûr ! Il y a quatre milliards d’années il y avait déjà des baleines, pourquoi des humains n’auraient-ils pas pu faire, eux aussi, leur apparition ?

- Nos spécialistes…

- Laisse-les à leurs chères études !

- Je les y laisse. Lorsque nous avons parlé de l’Île de Pâques vous avez dit que les représentations d’hommes-oiseaux gravés étaient des images d’une très ancienne réalité. Ces personnages appartenaient-ils à notre race-mère ?

- À l’une des précédentes, je ne saurais dire laquelle. C’est si vieux que personne ne croit même plus à ce genre de légende-là. Cela a été vrai à un moment donné de la vie de votre planète et pourtant tu ne pourras jamais le faire avaler à personne.

- C’est peut-être encore dans le subconscient de quelques-uns.

- Qui peut interroger son subconscient ? Ce que je peux te dire, c’est que ces hommes-oiseaux n’étaient pas nés de la mer, ils avaient été « fabriqués ». Cela a été un échec et c’est bien dommage ! Ils étaient beaux et pas querelleurs.

OCEAMBRE.

- Parlez-moi d’Océambre.

- Que veux-tu savoir ?

- Comment étaient les hommes, leurs villes, comment ils communiquaient, vivaient, etc., etc. Et Océambre, pourquoi ce nom ?

- À cause de l’ambre. L’eau était jaune.

- Il y avait tellement d’ambre que l’eau de la planète en était jaune ? C’était naturel ?

- C’était une séquelle maritime de la pollution héritée de la précédente race-mère.

- Et l’ambre a fini par disparaître ?

- Il a été mangé par une race de poissons, plus tard, quand il a cessé d’être dangereux. Pendant très longtemps il n’a pas été possible d’y toucher.

- Pendant ce temps une civilisation humaine s’est développée au milieu de cet ambre. D’où venait-elle ?

- Mais comme toutes les autres : de la mer. La vie vient toujours de la mer. Et celle-là s’y est maintenue parce qu’elle ne pouvait sortir à l’air libre.

- À quoi ressemblaient ces lointains ancêtres ?

- À vous, évidemment.

- Une tête, un torse, deux bras, deux jambes ?

- Mais oui, à ceci près qu’avec le temps les doigts des mains et des pieds se sont palmés, ce qui n’a rien de bien étonnant.

- Comment communiquaient-ils dans l’eau ?

- Par la pensée. Ils avaient juste la tête un peu plus grosse que vous et des cheveux très blonds.

- Chez les hommes comme chez les femmes ?

- Il y avait peu de différences entre les deux sexes. Ils étaient très beaux. D’ailleurs Océambre était une des plus belles civilisations jamais engendrées par la planète.

- Comment se reproduisaient-ils ?

- Comme vous. Les hommes ont toujours utilisé le même procédé pour se perpétuer.

- Ils habitaient des grottes sous-marines ?

- Ils construisaient des villes sous l’eau, respiraient de l’air et faisaient cuire leur nourriture, pour le cas où tu les aurais imaginés mangeant du poisson cru. Ils habitaient des maisons, le tout sous des dômes qui les isolaient de l’eau. Ils étaient très évolués.

- Mais la surface leur était totalement interdite !

- Au-dessus tout était brûlé. Ne va pas croire que c’est la première fois que la couche d’ozone s’ouvre et laisse passer des rayons mortels.

- Ils ont dû en rêver de la vie au grand air !

- Sans aucun doute, surtout qu’eux aussi ont fini par polluer et en mourir. Toutes les civilisations polluent, même si ce n’est pas aussi rapide et avec autant d’acharnement que la vôtre !

- Ces gens-là ne devaient pas avoir d’industries très polluantes, sous leurs dômes, ou très peu !

- Ce n’était pas nécessaire. Ils ont fait ça avec des trucs que tu ne connais pas, qui ressemblaient à la bombe, pas atomique, mais autre chose, et tout aussi efficace dans le résultat.

- Et c’est cette autre chose qui les a tués ?

- Oui. Heureusement les orques et les baleines n’en ont absolument pas été affectées.

- C’est vrai que les baleines étaient là, elles aussi ! Ils étaient en bons termes ?

- Très, très bons. Les habitants d’Océambre se nourrissaient de poissons, de mollusques et d’algues, pas de la chaire des mammifères qu’ils savaient intelligents et doté de raison. Ils n’étaient pas des barbares !

LES LICORNES.

- Ces derniers temps tes pensées vagabondent souvent du côté des licornes.

- Depuis que vous y avez fait allusion. Mais j’ai quelques difficultés à croire à la réalité de leur existence.

- Je sais. Pourtant elles sont bien réelles, crois-moi. Si vous n’aviez pas fait la guerre à Terrom, elles seraient peut-être encore visibles.

- J’oublie souvent que les légendes ont toujours un fond de vérité ! Alors elles étaient sur Terrom ?

- Elles y sont toujours.

- La légende date de l’époque où Terrom était dans notre système ?

- Non. Ce temps-là est beaucoup trop ancien pour votre mémoire.

- Alors comment la légende est-elle venue jusqu’à nous ?

- Un temps elles ont existé chez vous. Elles ont vécu une centaine d’années sur Terre puis ont été forcées de repartir.

- Pourquoi forcées ?

- Trop de gens commençaient à connaître leur existence. Ils auraient fini par essayer de les attraper pour les domestiquer et cela ne devait pas se faire. Les licornes sont des animaux sacrés et intelligents qui bénéficient d’une protection particulière. Sur Terrom elles disposent de tout un territoire protégé par une barrière invisible.

- Ce qui ne m’explique pas comment elles ont été vues sur Terre !

- Dans un passé, pas si éloigné, une porte s’est ouverte entre vos deux mondes parallèles. Un ou des initiés ont eu accès à Terrom et en ont rapporté un couple de licornes. Des blanches. En cent ans elles ont proliféré.

- Où étaient-elles ?

- Dans les forêts d’Afrique du Nord. La légende dit qu’elles étaient fofolles et qu’elles étaient absentes au moment de monter dans l’Arche. C’est en partie vrai.

- Parce que ça correspond à l’époque où elles sont retournées chez elles ?

- Oui, elles ont retraversé la porte. On les y a forcées pour la raison que je t’ai déjà dite.

- Sur Terrom elles sont blanches aussi ?

- Elles sont blanches ou noires.

- Elles ne se mélangent pas ?

- Si, mais les croisements donnent soit du blanc, soit du noir. Le noir est tellement brillant qu’il en paraît bleu. C’est très beau. Les noires ont des cornes noires. Les mâles blancs des cornes blanches et les femelles blanches des cornes blanches translucides. Dans la tranche de vie où elles étaient sur Terre c’était très beau. S’il n’y avait pas eu danger de domestication, elles auraient sans doute pu devenir terrestres.

L’ENERGIE.

- La planète pourrait être sauvée par les recherches effectuées sur l’énergie solaire.

- Pour contrer l’usage abusif du pétrole ?

- Je t’ai déjà dit que le pétrole est le sang du diable et que l’énergie solaire est salvatrice ! L’humanité doit faire en sorte de remplacer cette énergie fossile et criminelle ! Les Japonais travaillent sur le soleil. Ils en transportent l’énergie dans des fils de fibre de verre.

- Vous disiez aussi que de nombreux pays, dont la France, procèdent à des études.

- Les chercheurs étudient en secret. Vous avez de drôles de dirigeants qui font tout pour empêcher une chose simple de se réaliser. C’est plus facile que de creuser des puits de pétrole, et c’est inépuisable.

- Est-ce dangereux ?

- Tout est dangereux sans maîtrise ! Certaines recherches sont très avancées.

- Sans l’usage abusif du pétrole et de ses dérivés, est-ce que la couche d’ozone pourrait se reformer ?

- À condition de lui en donner la possibilité ! Insensiblement la planète se réchauffe et ce n’est pas bon pour elle. Il faudrait stopper toutes les émissions d’hydrocarbures.

- Comment faire cesser du jour au lendemain la circulation des véhicules ?

- Il ne s’agit pas d’arrêter les voitures, mais de remplacer l’essence par l’énergie solaire. C’est à votre portée.

- Entre la théorie et son application dans le fonctionnement des moteurs il y a de la marge !

- Mais ils savent ! Même les Français. Seulement il y a les intérêts ! Partout où il y a des projets ils sont étouffés à la source. Partout, même en Chine. C’est pourtant un moyen inépuisable et ce ne serait pas une énergie mauvaise, comme le pétrole. Avec l’affaiblissement de la couche d’ozone, de plus en plus de rayons X arrivent jusqu’à vous et provoquent des cancers de la peau. Il y en aura de plus en plus. A partir de maintenant, rester des heures au soleil est de plus en plus dangereux. Vous vous croyez intelligents et vous êtes ignares ! Ne dirait-on pas que vos gouvernants font tout pour favoriser ce type de cancer? Et contre ces cancers-là, il n’y a rien à faire !

- Vous ne nous laissez guère d’espoir !

- Vous dépendez de vous.

- J’ai lu dans un ouvrage concernant Edgar Cayce, il y a longtemps et sans trop y attacher d’intérêt, que les Atlantes savaient se servir de l’énergie développée par les cristaux.

- Bien sûr ! Les cristaux, les véritables, ont beaucoup de puissance, psychique et énergétique, même beaucoup plus que de lumière.

- Les cristaux seraient vivants !

- Naturellement. Ceux qui ont été découpés en bagues sont morts, mais les autres sont vivants et conservent leur puissance. Seulement votre esprit est bien trop lent et trop « petit » pour pouvoir vous servir d’eux. Ils éclairent, ils fournissent de l’énergie, mais aussi ils communiquent et agissent. Sur le psychisme humain en particulier. Ce sont des vecteurs.

- Si nous avions l’esprit assez fort nous pourrions les utiliser, les faire agir ?

- Si votre cerveau n’avait pas perdu la plupart de ses capacités vous pourriez, oui, comme d’autres l’ont fait.

- En les forçants?

- Non, mais en leur demandant leur collaboration. Ils ne se laisseraient pas forcer, torturer. Dans ce cas ils resteraient inertes ou ils deviendraient blancs. Suicide.

- Que sont devenus ceux qui étaient utilisés par les civilisations qui ont précédé la nôtre ?

- Ils sont loin au fond de l’eau, à l’abri et en état de veille.

PLANETE A BASCULE.

- Est-ce que le Hoggar s’est déjà trouvé au pôle Nord de la planète dans le passé, comme j’ai pu le lire ?

- Oui.

- On a du mal à imaginer le Hoggar sous la glace !

- Il y a tant de choses que vous avez du mal à imaginer !

- C’était la dernière situation du pôle avant celle que nous lui connaissons maintenant ?

- Non. Il y a un comportement que nous comprenons mal, c’est que les scientifiques, les vôtres ou ceux des autres pays, nient que la planète ait pu basculer plusieurs fois sur son axe. C’est quelque chose d’assez fréquent et qui arrive sur toutes les planètes de l’univers.

- Ce serait dû au déplacement du noyau central ?

- C’est une des raisons, mais il en est aussi d’extérieurs, comme l’explosion d’une planète du système. C’est arrivé lorsque Terrom a été transférée et que la petite Lune de Terre est tombée dans le Pacifique. C’est arrivé également lorsque l’Atlantide a détruit le continent Muu. Et ce ne sont là que des exemples parmi d’autres.

- Où était le pôle Nord du temps de Muu ? C’était le Hoggar ?

- À l’est de l’actuel. La planète a basculé d’un quart.

- Tous ces mammouths congelés que l’on trouve maintenant dans les glaces en Russie, Mandchourie, Chine ou je ne sais où, c’est en rapport avec un basculement ?

- Voilà. Avant le basculement les mammouths n’étaient évidemment pas dans ces régions inhospitalières. Il a suffi d’un quart de tour.

- La disparition des grands animaux préhistoriques, il y a soixante cinq millions d’années, c’est aussi à cause d’un basculement de la planète ?

- Accompagné de cataclysmes, volcans, effondrements, disparition d’océans, apparitions de montagnes. Tout y a participé. C’est pour ça que les avis divergent.

- Est-ce que lors de civilisations très anciennes, pendant une race-mère précédente ou plus près de nous, des humains ont eu à côtoyer des animaux monstrueux ? A s’en défendre ?

- À les côtoyer, bien sûr, à s’en défendre, rarement. Ils pouvaient les tenir à distance par la force de leur esprit. Je voudrais vous voir, actuellement, face à un mammouth !

LE PEUPLE BLEU.

- Périodiquement, comme pour le monstre du Loch Ness, la presse nous livre le yéti en pâture. Existe-t-il réellement ?

- Les yétis sont des serviteurs, des animaux dotés d’une certaine intelligence. Ils ont été habitués de tout temps à sortir à la lumière pour rechercher des animaux dont le cuir sert à la confection de vêtements.

- Des serviteurs ! Si des Népalais employaient des yétis comme serviteurs cela se saurait !

- Je te parle du Peuple bleu, pas des Népalais.

- Connais pas ! Je n’ai jamais entendu parler de ce peuple, ni rien lu à son sujet.

- Et pour cause. Personne ne sait. C’est maintenant un peuple souterrain. Il vit sous le « Toit du monde », mais il vivait en surface, il y a très longtemps. Il s’est réfugié là après un cataclysme.

- Il ne risque pas d’être découvert, avec tout ce qui grimpe maintenant sur l’Himalaya ?

- Ce peuple ne sort plus de son abri, donc il ne risque rien des alpinistes. Et le Mont Maudit est toujours là pour le protéger. La montagne se venge souvent des incursions qui violent l’interdit.

- Quel interdit ?

- Celui que le Peuple bleu a mis en place lorsque des hommes ont commencé à s’installer dans la région. C’est d’ailleurs plutôt une légende de malédiction, suggérée et qui circule entre les habitants. Ils étaient là avant les dinosaures. Une autre race-mère. Tu vois, ça ne date pas d’hier.

- Quel besoin ont-ils de se cacher ? Depuis le temps ils auraient pu prendre contact.

- C’est la radioactivité qui a obligé ce peuple à se réfugier sous la terre il y a très longtemps. C’était un feu atomique et ils ne sont plus jamais remontés à la surface. Ils craignent la lumière et ils n’ont jamais vu le jour.

- Ils sont retournés à la barbarie ?

- Pas du tout ! Ce ne sont pas de barbares ! Des machines ronronnent et il y a partout de la lumière artificielle, pas des ampoules, c’est comme si la roche elle-même irradiait. Leur technicité est inimaginable. Elle était supérieure à la vôtre lorsqu’ils se sont réfugiés là et ils n’ont cessé de la développer. Leur refuge est immense avec un sommet invisible de l’intérieur. C’est comme un dôme de cathédrale, comme si la montagne était totalement creuse, en forme de cornet renversé. Le sol est souple, comme revêtu d’une sorte de mousse.

- Que s’est-il passé pour qu’ils terminent là-dedans ?

- Je te l’ai dit, une guerre atomique et la planète a basculé sur son axe. C’est à ce moment-là qu’ils ont dû s’y réfugier. C’était prévu.

- C’était leur Arche de Noé ?

- Mais oui ! Malheureusement ils sont de moins en moins nombreux. Avec le temps ils ont dégénéré et ne sont plus qu’environ un millier, peut-être même pas. Il n’y a plus d’enfants.

- Un jour il n’y aura plus personne ?

- Pas au sens où tu l’entends. Il n’y aura plus personne parce qu’ils partiront. Des vaisseaux spatiaux les conduiront vers une autre planète de la galaxie, une planète bleue, froide et avec de l’eau, où ils pourront renaître.

- À quoi ressemblent-ils ?

- Ce sont des hommes, un peu plus petits que vous et avec la peau bleue-rose, à cause du manque de lumière sans doute. Ils vivent jusqu’à cent vingt ans en buvant l’eau d’une rivière qui prend sa source dans la région et se jette dans la mer à Etretat. Leur départ sera néfaste pour la Terre.

- Pour quelle raison ? Enfermés dans leur grotte ils n’ont eu aucun lien avec l’humanité !

- C’est ce qui te trompe ! Ils ont longtemps agi sur les hommes, sur leur esprit. Ils ont travaillé pour eux et il est regrettable pour vous qu’il n’y en ait pas eu partout, la planète ne serait pas dans son état actuel.

- S’ils partent il n’y aura plus de yétis ?

- Plus de yétis et un pic de moins. Des gens, dans la région, verront un énorme effondrement de neige et une grande brillance dans le ciel.

CATACLYSME.

- Partout où il y a des volcans, il y en aura d’autres. Partout où il y a des fissures elles s’ouvriront. Vous avez trop joué avec la Terre et elle finira par se venger.

- Les choses en sont là ?

- Une fois les frontières du mal dépassées il n’y a plus de retour possible et personne ne peut plus rien faire. Pourquoi utiliser le feu atomique ou le pétrole assassin alors qu’il existe une source de chaleur perpétuelle et faste ?

- Nous en avons déjà parlé souvent. Comment imaginer que l’homme puisse changer du jour au lendemain ? L’avenir, c’est plutôt de votre ressort.

- Contrairement à ce que tu penses, je ne connais pas l’avenir. Je ne sais pas ce que vous allez casser et à quel moment vous allez le faire. Tout ce que je peux dire c’est que cela s’arrêtera fatalement et que je serai là pour ramasser les morceaux. Il suffit d’attendre. La Nature ne pourra pas tout supporter indéfiniment. Elle est lente à comprendre, mais elle finit toujours par gagner. L’important c’est de sauver la planète, pas ceux qui la martyrisent. Il y a trop d’humains, mais bientôt il n’y en aura plus trop. Vous n’êtes pas seuls dans l’univers et vous êtes surveillés par des peuples qui n’ont pas une haute opinion de vous. La destruction pourrait bien aussi venir d’eux.

- Nous sommes vraiment devenus trop nombreux ?

- Trop d’humains parce que cela signifie trop de béton qui fait cage de Faraday et vous prive des ondes cosmiques, rompant le contact avec l’univers. Trop de macadam, de constructions. Ces choses contre nature gênent les mouvements naturels du sol, les glissements des couches le long des montagnes, le développement de la flore. Il y a trop d’autos et d’industries. Il y a aussi trop d’humains qui n’ont pas encore eu accès à toutes ces choses et qui vont les exiger à leur tour, ce qui ne fera qu’aggraver la situation.

- Sans oublier le réchauffement !

- Les modifications perceptibles dans le climat sont des signes précurseurs du prochain « déluge » désormais possible avec changement d’axe. De toute manière, le basculement est une chose naturelle et périodique pour toutes les planètes vivantes, et il y a les interventions extérieures. Le naturel c’est le noyau central qui se déplace ou les mouvements de la croûte terrestre. Le non naturel c’est l’intervention extérieure, mais aussi l’usage de la bombe ou l’exaspération des rivalités entre nations, comme ce fut le cas pour Muu et l’Atlantide. C’est aussi l’explosion d’une planète du système, la fonte des pôles ou la volonté de la planète.

- En fait, nos civilisations n’ont guère de chances de s’étendre dans le temps !

- D’autant moins que vous avez l’art de contribuer à leur mise hors d’usage à bref délai.

- Pour le moment, le risque principal, c’est le réchauffement ?

         – Le réchauffement et la pollution tous azimuts. Il me faut préciser cependant que la montée en température ne vous est pas imputable en totalité car la Terre est entrée dans une période naturelle de réchauffement. Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques vont s’accélérer. Des volcans que l’on croit morts vont se réveiller. Les inondations et les sécheresses vont prendre de l’ampleur. Elles seront les prémices, le signal du grand ensemble qui se mettra en place. À défaut de basculement c’est la mer qui reprendra ses droits et se dépolluera d’elle-même. Tout ce qui était dans l’eau, il n’y a finalement pas si longtemps, va y retourner. À l’époque des plus hautes eaux sur la Terre, la température dépassait les quarante degrés en zone tempérée comme la France, et il y avait des humains. Des territoires entiers vont disparaître et probablement d’autres vont faire leur apparition. Vous n’avez plus que peu de temps pour essayer de freiner le cycle infernal dans lequel vous avez engagé le globe qui vous abrite. Aucune des précédentes civilisations n’a été aussi rapidement à la catastrophe.

- Vous êtes effrayant !

- Je ne fais que te donner un aperçu de ce qui peut vous arriver à court terme si rien ne change très vite et de manière radicale. Et ce n’est pas une question de siècle. Heureusement cela n’aura pas que des désavantages.

- Que voulez-vous dire ?

- Réfléchi. Dépollution, disparition ou pour le moins diminution des pollueurs, reconstitution de la couche d’ozone, atténuation du réchauffement puisque limité à celui de la phase naturelle et j’en passe. Et pour toi aussi ça va devenir intéressant.

- Pour moi !

- Des terres vont remonter, qui étaient descendues, avec ce qui te passionne : les traces de leur lointain passé.

- Je ne serai plus là pour le voir !

- Qu’en sais-tu ? Il te suffira de revenir.

- Ce sera une nouvelle vie et je n’aurai pas souvenir de l’actuelle.

- Cela non plus ce n’est pas certain. En attendant il faut que la moitié au moins de l’humanité disparaisse et même si la Terre ne doit pas être totalement dévastée, il y aura de grands bouleversements. Par étapes.

APRES CATACLYSME.

- Avec ce qui risque d’arriver à la Terre, vous ne saurez même plus ce qu’est un moteur, à plus forte raison un avion ou une fusée. C’est pour ça que je disais que vous n’étiez pas près d’aller sur la face cachée de la Lune ou sur Mars.

- Toute notre technologie aura disparu ?

- Il faudra recommencer à zéro et repeupler. Il n’y aura plus de religion au sens actuel du terme et les communautés qui subsisteront seront en contact par l’esprit, y compris avec le Ciel.

- Vous décrivez là un cas extrême ?

- Bien sûr, mais possible si vous ne faites pas machine arrière toute. Vous êtes à la fin d’une époque, l’époque la plus difficile depuis cinq mille ans. L’âge du fer, l’âge terrible ! L’attitude des hommes gèlera pour longtemps les possibilités d’évolution, mais pour Dame Nature, heureusement, le temps ne compte pas.

- Que devient l’ère du Verseau dans cette perspective ?

- Si vous ne passez pas le cap fatidique, rien, sinon quelques contacts entre communautés dont les sages seront liés par la pensée. Si vous vous reprenez, ce que je souhaite, mais dont je doute, tout vous sera possible puisque le matérialisme des siècles passés cédera la place à l’esprit.

- Mais le réchauffement de la planète, le changement d’axe ?

- Ils n’auront pas les mêmes conséquences puisque vous aurez eu le bon sens de ne pas créer l’irréparable ! C’est de chacun de vous que dépend la survie de l’humanité, pas de quelques chefs.

- C’est mal parti !

- Comme tu dis. Au mieux, avec la montée inéluctable des eaux, de nombreux territoires vont disparaître. La mer va remonter dans la Bassin parisien, dans la vallée du Rhin, dans celle du Rhône. Pas dans le sud-ouest. Le tracé des côtes va évidemment se modifier. Ce sera comme ça partout et la plupart des îles seront sous l’eau, sauf celles qui possèdent des montagnes.

- Nous allons manquer de place.

- De toute façon vous allez passer par le huitième sceau et la population va être réduite.

- Et cela dans le meilleur des cas ?

- Mais oui.

- Et autrement ?

- Autrement, comme je l’ai déjà dit, il n’y aura que peu de survivants, juste de quoi faire repartir les hommes, avec des communautés éparpillées et en relations spirituelles par l’entremise de quelques sages. Le continent américain se séparera en deux par la disparition de sa partie centrale. La moitié nord basculera et sa partie est retournera sous l’eau. Partout des montagnes s’écrouleront et d’autres naîtront sous la pression des plaques et du volcanisme. La plaine d’Alsace s’effondrera à nouveau et les eaux de la Mer du Nord viendront baigner les frontières de la Suisse. Attention quand la terre d’Alsace tremblera, ce sera un mauvais présage. Les volcans du Massif Central reprendront de l’activité et d’autres apparaîtront. La plaque africaine, en reculant, fera qu’une partie de votre belle Côte d’Azur s’abîmera au fond de la Méditerranée. La Lune pourrait bien s’éloigner. Et ce sera comme ça partout, pour que l’Homme puisse recommencer à ramper. Et puis le Japon, ce Japon criminel qui s’obstine à massacrer une race intelligente, lui, il sera le premier à subir les foudres du ciel ! Il brûlera dans le feu de ses volcans avant de disparaître dans les flots du Pacifique, qui ne le sera plus !

- Il y a longtemps, au tout début de nos entretiens, il avait été question de transférer une partie des Terriens sur une autre planète, si catastrophe il devait y avoir.

- Sans mémoire, pour commencer une vie nouvelle sur une planète vierge. Elles sont nombreuses à être inhabitées dans l’univers. Rien n’a changé, mais encore faut-il mériter ce geste du ciel

L’HOMME D’APRES CATACLYSME.

- Après le cataclysme, si cataclysme il y a, faudra-t-il redémarrer comme l’homme de Cro-Magnon ?

- Il est encore un peu trop tôt, dans cette tranche de vie, pour savoir ce qui va réellement advenir de l’humanité. Cataclysme il y aura, c’est certain, car il me semble improbable que vous parveniez jamais à vous amender au point d’y échapper. Si vous rectifiez le tir concernant les travers déjà signalés, il y a de fortes probabilités pour qu’une troisième guerre mondiale remette tout en question, même si nous faisons tout pour l’empêcher.

- Le résultat serait identique ?

- C’est certain, à un détail près : vous aurez déjà provoqué, par votre propre stupidité, une partie de la réduction de population.

- Vous n’avez décidément pas une haute opinion de nos capacités à nous en sortir ! S’il ne reste que des rassemblements humains dispersés, à quoi va ressembler une communauté ?

- Elle ne comportera plus que des individus sains, exempts de maladies comme le sida ou le cancer, qui sont des tares de la civilisation, et il lui faudra vivre au contact de la nature, ce qui ne peut que lui être salutaire. Il est probable qu’il y aura plus de femmes que d’hommes, c’est toujours ainsi, et comme l’objectif premier sera de repeupler la planète, chaque homme se devra d’avoir plusieurs femmes et de faire, année après année, autant d’enfants qu’il aura d’épouses. La Nature avec un grand N et la Terre avec un grand T l’exigent.

- Jusqu’à ce que la planète soit repeuplée ?

- Non, pendant cinq ou six générations. En période cruciale pour l’humanité il faut savoir bousculer les principes. Ensuite retour à la monogamie. L’homme, comme tous les êtres supérieurs qui se respectent, est fait pour vivre en couple et être fidèle à son autre moitié.

- Que devient Dieu, dans ce marasme ?

- Une nouvelle religion se définira le moment venu, une religion propre, sans intermédiaire entre Dieu et l’individu. La seule prière que chacun aménagera à son propre usage ressemblera au « Notre Père ». Rien de plus. Une courte prière, sincère, est des milliers de fois plus susceptible d’atteindre son but que de longues litanies rabâchées. Le Maître et la Maîtresse seront retrouvés plus tard.

- Qui soignera les malades ? J’ai l’impression de lire une liste de doléances !

- Comme je l’ai dit, les survivants seront sains. Ceux qui ne le seront pas et qui auront échappé au cataclysme mourront rapidement. Ne resteront que des gens en parfaite santé et en pleine possession de leurs moyens. Pour le reste, il y a tout ce qu’il faut dans cette Nature, avec un grand N. Jamais l’humanité ne connaîtra un avenir réussi si elle ne vit en amour avec la Nature. Elle a tout en elle pour tout guérir, même ce rhume de cerveau que vos spécialistes essayent en vain d’éradiquer. C’est une plante d’Afrique dont le nom est imprononçable et qui ressemble à l’ortie. Elle a pratiquement les mêmes feuilles et il suffit de les respirer après les avoir fait infuser pour guérir en vingt-quatre heures.

- Comment se nourriront les survivants ? Il y aura des animaux, ou ils auront péri eux aussi ?

-   Ce sera comme pour les hommes, mais s’il y a des vaches, il sera plus utile de les garder pour leur lait. La nourriture dépendra de ce qui n’aura pas été détruit avant le grand saut. La Nature aura besoin de quelques siècles pour régénérer, la durée, ce n’est rien pour elle. Pour le moment elle souffre de plus en plus et la planète avec elle. Plus on avance et plus le cataclysme s’avère le seul remède à votre folie destructrice. Tant de choses pourraient être évitées si chacun faisait quelques efforts dans le bon sens ! Votre seul choix est de vous concilier la Nature, d’en faire une amie, car c’est toujours elle qui finit par gagner.

LES SIRENES.

- Vous dites souvent que toutes les légendes ont un fondement de vérité.

- Je le dis parce que c’est vrai.

- Par conséquent, à un moment donné, il y aurait eu des sirènes dans les mers de notre planète ?

- Mais bien sûr ! Ce sont de magnifiques créatures et quand tu as écrit « La cité des sirènes », dans « Edéna », c’était de la prémonition.

- Comment étaient-elles ? Comme la légende les montre ? Avec une queue-de-poisson ou avec des ailes ?

- Seulement avec une queue-de-poisson. Elles sont petites : entre un mètre vingt et un mètre cinquante.

- Elles sont toujours représentées comme étant de sexe féminin.

- Il n’y a pas de sexe chez les sirènes, même si leur aspect général s’apparente à la femme avec de petits seins. Elles se reproduisent exclusivement par parthénogenèse.

- Je parle d’elles au passé et vous me répondez toujours au présent ! Est-ce parce que le temps n’existe pas pour vous ?

- Je te parle d’elles au présent parce qu’elles sont toujours là, quelque part dans un des océans de la planète. Mais tu ne sauras rien sur l’endroit.

- Je comprends. Elles courraient le même danger que les licornes. Elles sont là depuis longtemps ?

- Très. Elles ont côtoyé les hommes d’une civilisation plus ancienne que la vôtre. Bien après Océambre. Elles ne sont pas humaines, c’est une race intermédiaire entre l’homme et le poisson. Il y avait beaucoup plus d’eau. La légende dit que si un homme tombait amoureux d’une sirène, la sirène mourait, mais ce n’était pas vrai. Elles n’étaient pas capables de donner de l’amour. Par contre la pollution était déjà là pour les mettre à mal.

- Pourquoi n’en voit-on plus, si elles existent toujours ?

- Elles se sont plus ou moins autodétruites. Elles se sont enfoncées dans l’eau et ne sont plus jamais remontées, par refus de contact avec des hommes qui polluaient par l’atome. Déjà.

- À l’époque où elles vivaient aussi en surface, les continents avaient le même aspect que de nos jours ?

- Pratiquement, oui. Il y avait plus d’eau, c’est tout. Plus d’eau et moins de glace.

- Comment respirent-elles ?

- Comment veux-tu ? Avec des branchies. Elles n’ont pas besoin d’air. Par contre elles peuvent respirer en surface à condition de pouvoir retourner à l’eau rapidement, disons dans un délai de trois ou quatre heures.

- Le système baleines et dauphins inversé, en fait ?

- À peu près. Les baleines et les dauphins sont leurs amis. Ils se comprennent parfaitement et elles les chevauchent pour jouer.

- Elles sont encore nombreuses ?

- Non. Peut-être encore cinq cents, ce qui est pas mal. Cinq cents jeunes femmes regroupées au même endroit. Quand on pense qu’elles étaient un peuple réparti sur toute la planète, dans une de vos tranches de vies, et qu’elles ne sont plus que quelques-unes, c’est tout de même bien dommage !

- En cas de cataclysme, elles pourraient remonter, redevenir ce peuple immense ?

- Bien entendu, elles n’auraient aucun problème pour cela. Elles ont arrêté de se reproduire, volontairement, l’inverse serait aisé.

- Quelle est leur durée de vie ?

- Elles ne sont pas immortelles, évidemment, mais elles ont un cycle de vie beaucoup plus long que le vôtre et elles ne connaissent pas le vieillissement.

- Elles restent identiques tout au long de leur existence ?

- Cela ne te semble pas normal ? Vu leur mode de reproduction, cela ne peut se faire que sur des sujets jeunes. Elles sont toutes brunes.

- Pas de blondes ?

- Pas de blondes, pas de rousses, toutes brunes aux yeux bruns avec une exception, la reine, dont la chevelure est blanche et les yeux bleus. Leurs cheveux descendent jusqu’à la taille. Elles ont toutes un visage triangulaire, mais différent.

- Est-ce qu’elles habitent une cité sous-marine, comme la civilisation d’Océambre ?

- Elles n’ont rien à voir avec Océambre, si c’est ce que tu sous-entends. Elles sont apparues bien plus tard. L’endroit ressemble un peu à un village de surface, les maisons étant remplacées par une vingtaine de petites pyramides construites avec des coquillages et surmontées de cristaux. Ce village n’est pas à une très grande profondeur, mais les sirènes peuvent supporter de très fortes pressions. Elles pourraient descendre à quatre mille mètres. Mais à quoi bon ? À partir d’une certaine profondeur il n’y a plus rien qui soit susceptible de leur être utile.

- À quoi servent les cristaux ?

- Ils éclairent et fournissent une énergie régénératrice et vitale en l’absence de soleil. Les sirènes ont périodiquement besoin de se régénérer en utilisant les pyramides. Quand elles y entrent leurs écailles sont grises et ternes et quand elles en ressortent elles ont viré au bleu et elles brillent. Cette énergie leur sert aussi de nourriture.

- Elles doivent tout de même regretter le temps où elles pouvaient se dorer sans crainte au soleil, non ?

- Si, c’est pourquoi la reine en autorise certaines, de temps en temps, à monter à la surface pour se promener et à condition de ne pas se laisser voir. Aucun terrien actuel n’a jamais vu de sirène, ou alors de trop loin pour comprendre à qui il avait à faire.

- À quoi s’occupent-elles ?

- Elles jouent, entre elles ou avec les dauphins, elles chantent et cherchent des perles dont elles se font de magnifiques colliers. Celui d’Antéa, la reine, est entièrement composé de perles noires et il lui descend jusqu’à la taille.

LES HOMMES-OISEAUX.

- Ces hommes-oiseaux représentés sur les rochers de l’île de Pâques et que les habitants imitent en plongeant du haut du rocher, vous avez dit qu’ils avaient été fabriqués. Pouvez-vous être plus précis ?

- Une fois de plus cela remonte à la nuit des Temps. Une autre race-mère. Ils ont bien été créés de toutes pièces, si je puis dire, par une race d’extraterrestres qui a essayé de les implanter sur Terre, mais ça n’a pas marché.

- Savez-vous pourquoi ?

- Je suppose que c’est un problème d’incompatibilité. La Terre les a rejetés comme votre organisme rejette des implants. Ils ne sortaient pas de ses océans, ils étaient rapportés et ils n’ont résisté qu’une centaine d’années avant de disparaître. Dommage !

- Dommage ?

- C’était un petit peuple magnifique. Ils étaient beaux, gentils, pas compliqués.

- Ils nous ressemblaient physiquement ?

- Ils étaient des hommes normaux, mais avec des ailes. C’est de ces êtres que viennent les ailes que vous faites porter aux anges. C’était très joli. Ils avaient des ailes bleues pour les hommes et blanches pour les femmes, mais aussi des brunes avec des taches claires.

- Ils avaient des plumes sur tout le corps ?

- Seulement sur les ailes qu’ils repliaient un peu comme les cygnes et avec la même envergure et dans lesquelles ils pouvaient s’envelopper.

- Ils avaient notre taille ?

- Ils étaient aussi grands, mais bien plus légers. Leurs os étaient plus légers, creux. Je sens que tout ça te choque. Pourquoi les avions voleraient-ils et pas les hommes ? Pour la technologie très avancée des extraterrestres qui se sont livré à cette expérience c’était certainement plus facile, en partant de simples cellules, que pour vous de fabriquer un avion avec sa diversité de pièces et de matériaux. Si la planète ne les avait pas rejetés ils se seraient multipliés sans problème. Cela s’est passé de la même manière avec les centaures.

- Ah ! Parce que les centaures c’est aussi…

- Une réalité, oui. Même tentative, même résultat. Eux aussi étaient beaux et pas méchants. Leurs inventeurs n’ont pas trouvé le moyen d’éviter le rejet par la planète. Comme je te l’ai dit, personne ne croit plus à ces légendes-là, trop de temps a passé, et pourtant ces êtres ont existé et ils ont foulé le même sol que vous. Tu ne dois pas en douter.

L’ANTECHRIST.

- Le monde musulman devient particulièrement inquiétant !

- C’est la fin évidente de ce que vous avez construit depuis deux cents ans et qu’il ne fallait pas faire. Vous avez assassiné Louis XVI et depuis il n’y a plus de roi en France et la France a besoin d’un roi.

- Quel rapport avec le monde musulman ?

- C’est la juste punition ! Vous ne pouvez pas assassiner impunément un être qui a été mis en place, je dirai presque, par nous.

- Maintenant il y a l’Europe, c’est une protection, non ?

- Cela évitera des guerres entre européens, mais de l’autre côté vous avez des gens qui ne pensent qu’à une chose : avaler le gâteau que vous représentez à leurs yeux. Ils sont à vos portes avec l’intention ferme de venir.

- Vous croyez que leurs propres dirigeants ne sont pas un meilleur gâteau que nous ? Ils crèvent souvent de faim alors que leurs élites se gavent d’or !

- Un jour ils devront répartir leurs richesses. Toute mauvaise action doit se payer et souvent dans cette vie.

- En attendant, le risque est réel ou ce n’est qu’une menace ?

- Le risque d’embrasement est bien réel et c’est pourquoi nous intervenons sans cesse. Vous pourrez peut-être passer à côté de la catastrophe et la vie se poursuivre sous de meilleurs hospices. Tout est de savoir pour combien de temps. Les forces du mal sont en place. Crois-tu qu’elles vont attendre longtemps devant le gâteau qui leur est présenté ? Dans cette tranche de vie la troisième guerre mondiale est toujours en suspens.

- Si je me souviens bien, il est aussi question de trois Antéchrists avant que tout ne bascule. Si Napoléon et Hitler, selon certains, étaient les deux premiers, Saddam Hussein pourrait-il être le troisième ?

- Napoléon n’était pas un Antéchrist.

- Alors le dirigeant de l’Irak viendrait en second ?

- Si nous ne parvenons pas à l’en empêcher. C’est Satan et sa bande. Celui-là est un laïc qui n’utilise la religion que pour le pouvoir. Une sorte de nouvel Hitler doté d’armes supérieures.

- Il y en aurait un troisième à venir ?

- Il se prépare et contre le fanatisme religieux nous ne pouvons rien. C’est une autre tranche de vie tout aussi redoutable. Le diable existe, même s’il n’a pas l’aspect que vous lui donnez.

- Les entités néfastes ?

- Voilà.

LE FANATISME.

- Dernièrement vous avez dit que vous ne pouviez rien contre le fanatisme…

- Je parlais surtout du fanatisme religieux.

- Contre le fanatisme politique, vous pouvez agir ?

- Tu en as eu plus d’un exemple avec ce qui s’est déroulé ces derniers temps dans les pays de l’Est.

- C’est vrai. Et le Liban ?

- Le Liban c’est religieux. On ne peut rien faire. Il suivra son cour jusqu’à désintégration complète. Ce sera entièrement détruit, comme l’Allemagne en 45. Je ne devrais pas le dire, mais il n’y a rien à faire, alors, s’ils doivent s’exterminer, on verra quand ils auront fini. Tous ces peuples-là c’est le même fanatisme, le même combat inutile.

- C’est la même chose avec l’IRA ?

- Avec eux et ceux qui leur font face. Chez ceux-là aussi c’est une guerre de religion perpétrée par des esprits au mental étroit. Je n’ai pas besoin de te dire ce que nous en pensons et ils devront tous payer ! Une fois de plus j’ai pu voir les corps mutilés de jeunes garçons pleins d’avenir ! Oui, ils devront payer !

- Le développement de l’intégrisme musulman c’est un nouveau pas de côté pour l’humanité, si j’ai bien retenu ce que vous disiez ? Il crée deux orientations possibles.

- Deux voies, oui, il y a toujours un choix à faire et selon votre habitude vous allez choisir la plus mauvaise. Mais comme dit, nous ne pouvons rien faire contre les entités nuisibles si elles se sont emparées d’individus prédisposés, et en particulier à un obscurantisme religieux. Il est plus aisé de pousser un peuple tout entier à conquérir sa liberté que de lutter contre ce type d’intransigeance haineuse.

- Vous ne pouvez pas prévoir et endiguer ?

- Ce n’est jamais prévisible.

- Est-ce là ce que Dieu a voulu ?

- Laisse Dieu en dehors de ça ! Il vous a créé, la suite vous incombe. C’est à vous d’évoluer pour tenter de l’approcher et le fanatisme ne peut qu’éloigner tous ceux qui s’y abandonnent, directement ou par personnes interposées. Ils croient s’attirer les bonnes grâces du ciel. Le ciel leur réserve des surprises.

HATSHEPSOUT.

- Comment était Hatshepsout ?

- Elle possédait une aura verte, une aura qui montre toujours un grand souci du bien-être des hommes. Cela dit, c’était une très belle femme avec des yeux superbes, même lorsqu’elle portait la barbe postiche, signe de virilité des pharaons. Elle adorait se maquiller, se peindre les paupières en vert et blanc et porter des colliers en forme de serpents.

- Elle était femme avant tout ?

- Dans la vie privée elle était très féminine. Elle chantait en s’accompagnant d’un instrument qui ressemblait à une lyre. Dans son métier de pharaon son sexe n’entrait plus en ligne de compte. Son père l’avait préparée. Elle savait conduire un char tout en maniant le fouet et la javeline ou chasser le canard dans les marais. Elle avait subi un entraînement quasi militaire. Elle adorait les chevaux. Mais avant tout, Thoutmosis I° lui avait inculqué l’art de gouverner et elle avait été bonne élève.

- Assez pour s’imposer. A-t-elle aimé ce frère qu’il lui a fallu épouser ?

- Elle n’a aimé qu’un homme, Senmout, son architecte, qui était aussi son confident et son conseiller. Il était toujours habillé d’une longue robe blanche, très ample et il portait les cheveux longs, attaché derrière la tête. Avec lui elle a fait construire de nombreux monuments et des routes. Sous le commandement de son amant elle a organisé une expédition dans une région d’Afrique qui est maintenant tenue par un régime communiste. Dans un passé plus lointain, il y avait déjà eu des relations avec ce pays.

- C’est une expédition connue.

- Ce qui ne l’est pas c’est qu’il y avait quatre navires, trois de transport et un de commandement. Ils ont rapporté des animaux et des végétaux divers, des arbres de différentes essences, mais aussi des hommes, des guerriers, noirs, venus en visite rendre hommage à la reine, de la part de leur propre reine, une grosse femme à laquelle il manquait la jambe gauche. Durant le voyage il y a eu des morts et ils ont été débarqués en dernier.

- C’est du temps d’Hatshepsout que le volcan de Santorin a explosé. Il y a eu des dégâts ?

- Il y a eu des répercussions, des tremblements de terre. Un monument de la reine s’est même effondré. Pour ton information, les Égyptiens viennent de découvrir une tombe près des pyramides. C’est une tombe de princesse du temps de la reine Hatshepsout, probablement une cousine, en tout cas quelqu’un de la famille proche, mais les Égyptiens ne dévoileront rien.

- Le plus grand mystère règne sur la mort d’Hatshepsout. J’en ai lu plusieurs versions, toutes romancées et probablement fantaisistes.

- Je ne crois pas que son successeur ait fait mention quelque part de la façon dont elle est morte. Tout a commencé avec l’assassinat de Senmout, son principal soutien, intervenu peu après son retour de l’expédition en Afrique. Ceux qui l’ont tué lui ont arraché le cœur et l’ont jeté sur la voie qui conduit à la tombe de la reine. Ensuite son cadavre a été attaché par les pieds à deux chevaux qui ont été lancés sans cavaliers dans le désert.

- Comment a réagi Hatshepsout ?

- Elle a commencé à vivre dans la solitude et l’angoisse. Elle savait qu’il lui faudrait subir le même sort. Senmout l’avait quittée depuis un bon moment déjà lorsqu’elle a été assassinée à son tour.

- De quelle manière ?

- Une lanière s’est enroulée autour de son cou, elle a été tirée brutalement en arrière et le couteau des assassins a terminé le travail. Il y a eu beaucoup de sang au niveau de la gorge. Après les soixante-dix jours nécessaires à l’embaumement, elle a été conduite jusqu’à sa tombe dans une charrette à quatre roues dont le corps avait la forme d’un V et qui était tirée par des chevaux. Anubis l’y attendait.

MIKHAIL GORBATCHEV.

- Jean XXIII a écrit, dans une de ses prédictions, que le communisme s’affaiblirait au bout de soixante-dix ans. Que faut-il en penser ?

- Le communisme est une fleur vénéneuse qui doit mourir tôt ou tard. Mikhaïl Gorbatchev est le pion qui a été mis en place pour libérer les nations prises sous son joug. C’est sa mission, celle de l’entité Russie qui l’habite maintenant.

- Une mission bien dangereuse !

- Mais nécessaire. Il sera souvent en danger de mort, mais nous veillerons. Il faut maintenant que les pays qui constituent l’U.R.S.S. s’éveillent à la liberté. Mais auparavant le mur doit s’écrouler sur des kilomètres et des kilomètres. Les gens fraterniseront, se jetteront dans les bras les uns des autres, policiers et militaires compris. La foule, massée de chaque côté, applaudira.

- C’est bien surprenant ce soudain intérêt pour Gorbatchev ! A son arrivée au pouvoir et au début de nos entretiens le concernant vous le traitiez d’usurpateur. Vous disiez que ceux qui l’avaient précédé étaient aussi des usurpateurs et que c’était la raison pour laquelle ils n’avaient pas duré. Vous disiez qu’il ne faisait que jeter de la poudre aux yeux et qu’il n’était pas possible de lui faire confiance.

- C’était avant que l’entité Russie ne découvre sa personnalité profonde et ne le juge capable de conduire la sortie progressive du communisme. Son intelligence lui a fait admettre que rien ne pouvait plus maintenir la cohésion de cet univers concentrationnaire. Il sait que le communisme est condamné. Raïssa, sa femme, va aussi jouer un grand rôle.

- Un rôle pour les femmes est aussi possible chez les Russes ?

- Toutes les dames qui sont au pouvoir à côté de leurs maris ont une influence sur eux. Sauf celle de Bush.

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- Que se passe-t-il en Pologne ?

- Nous poussons Jaruselski dehors. Il va prétexter l’usure du pouvoir, l’âge, la santé, pour justifier son retrait. Il n’est plus fiable et Gorbatchev le laissera volontiers partir.

- Y a-t-il eu des tentatives d’attentat contre Gorbatchev ?

- Oui, en Chine, encore dernièrement, mais l’itinéraire a été changé plus de dix fois.

- Pourquoi est-ce que des Français lui en veulent alors qu’il est sensé aller dans la direction de la paix ?

- Pour certaines gens les choses ne se règlent que par la force.

- S’il était tué, est-ce qu’il n’y aurait pas un risque de retour en arrière ?

- Peut-être pas. Nous y veillons. Il faut que tous ces pays se réveillent à la liberté. Gorbatchev est l’intervenant mis en place dans ce but.

- La Russie aussi va se libérer de l’U.R.S.S. ?

- Elle est en train. Mikhaïl est encore en alerte rouge. Il pourrait même mourir d’une crise cardiaque provoquée, mais sa mission est trop importante pour que nous laissions les choses se faire. Il n’a pas que des amis.

- Maintenant que le processus est sur les rails, va-t-il se poursuivre envers et contre tout ?

- Oui.

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- Vous semblez considérer la mort de Sakharov comme une grande perte pour vous ?

- C’est exact. Il est mort d’une crise cardiaque. Il avait soixante-huit ans, mais il en paraissait quatre-vingts. Le cœur était totalement usé et les tâches que nous lui demandions étaient trop lourdes. Il est mort le cœur usé.

- Vous allez le remplacer ?

- Il était l’image parfaite et il n’y a personne à qui il soit possible de faire confiance pour le remplacer. Il faudrait choisir parmi les jeunes et il n’y en a pas tellement. Il faudrait quelqu’un entre quarante et cinquante ans pour pouvoir dialoguer avec Gorbatchev afin que la perestroïka se fasse dans tous les pays de l’Est.

- Que va-t-il advenir de la Roumanie ?

- En Roumanie cela va se terminer dans un bain de sang. Beaucoup de sang. Le peuple va se révolter et Ceausescu va être tué. Et la femme. Les militaires se rendront. Pour l’instant ils ont peur et ceux qui ont peur tuent. La Roumanie sera ouverte avant Noël.

- Il y a des morts à chaque minute qui passe ! La Russie ne peut-elle intervenir ?

- L’entité Gorbatchev sait ce qu’elle fait. Il ne faut pas intervenir de cette façon. Le peuple doit gagner par lui-même et c’est un peuple extrêmement courageux. Les choses auraient pu être pires en Pologne, en Yougoslavie, Hongrie, Allemagne de l’Est et ça s’est limité à la Roumanie. Nous avons cessé d’influer sur les événements au moment où l’Allemagne de l’Est a lâché. Il faut laisser faire le peuple. Maintenant il suffit juste de pousser un peu. La Roumanie va avoir besoin de vivres et de médicaments.

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- Gorbatchev est-il toujours en danger de mort ?

- Il se reposera après sa mort si cela doit se faire et que nous ne parvenions pas à l’empêcher. Tout repose sur ses épaules. Lorsqu’il est venu à Rome il a eu des entretiens secrets avec Jean-Paul II. Très, très bien. Ils vont dans la bonne direction. Ce sont les deux chevaux qui tirent le char, l’un pour les catholiques, l’autre pour les communistes. Ils ont eu un entretien d’une heure et demie dans un bureau où il n’y a aucun micro. Ils ont parlé en Russe et en Polonais. Gorbatchev parle les deux langues, comme Jean-Paul II. Il y a une très grande complicité entre eux, ce qui aurait semblé invraisemblable il y a encore six mois.

- Gorbatchev a dit au pape qu’il n’était pas le communiste qu’il croyait ?

- C’est plutôt le pape qui l’a dit à Gorbatchev. De cet entretien a progressé la perestroïka telle qu’elle est maintenant en place et qui, hélas, ne tiendra pas longtemps parce que les foules sont contre le communisme.

- Ce n’est pas ce que vous vouliez, la disparition de cette fleur vénéneuse ?

- Les choses doivent se faire plus lentement, progressivement, les brusquer pourrait tout compromettre, au moins autant qu’un attentat. Et attentat il a encore failli y en avoir un en Lituanie, il y a deux jours. Il a été en danger pendant qu’il discutait à côté de sa voiture. Au dernier moment on a pu enlever le fusil. On a beau être partout, il est difficile de contrôler toute une foule. Même à l’intérieur du soviet il est en danger. Certains se doutent qu’il n’est pas communiste, mais il ne faut pas que ça se divulgue, ce serait catastrophique au plan diplomatique.

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- C’est la guerre civile ! Boucherie horrible !

- En Azerbaïdjan ?

         – Et ailleurs. Partout ça bouge. Ils veulent se débarrasser du communisme, mais ce n’est pas possible si vite. Gorbatchev ne demanderait pas mieux, mais il lui faut du temps.

- Il doit lâcher progressivement. Maintenant c’est dans sa propre famille politique qu’il a des ennemis.

- A-t-il des chances de devenir le premier président de la nouvelle Russie ?

- Tant qu’il est en vie il a toutes ses chances et l’entité Russie est toujours avec lui. Mais les choses s’emballent. Le peuple se rebelle et ce n’est pas bon. Bush est un faux frère !

- Pourquoi ?

- Il met des bâtons dans les roues à Gorbatchev. Il devra payer.

- Le fait que les Allemands disent appartenir à la fois à l’OTAN et au Pacte de Varsovie ne va-t-il pas créer un sac de nœuds ?

- Laisse-les se réunir, après on verra. Monsieur Kohl est un homme droit, à l’encontre de Bush. Il a des idées dans la tête qui vont dans le bon sens.

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- Les choses vont mal partout ! J’espère que Gorbatchev ne va pas faire de bêtise !

- Il a maintenant la bride sur le cou ?

- Oui, mais c’est un homme intelligent. Il doit s’en sortir.

- En laissant faire ou en faisant tirer dans la foule ?

- En laissant faire.

- Il risque de passer pour un imbécile, non ?

- Non. Il passera pour un homme libéral. Il ne faut pas de représailles sinon tout est perdu ! C’est un risque à courir. Il y a des millénaires que l’on agit ainsi, que l’on vous donne des occasions d’utiliser votre libre arbitre et que chaque fois il faut vous remettre sur la bonne voie !

- Vous avez mis tous ces pays sur la bonne voie, mais vous les avez abandonnés à un carrefour !

- Ils doivent se débrouiller seuls à partir d’un certain moment.

- Et Gorbatchev ne doit surtout pas lâcher prise ?

- Pas encore, ou il passerait pour un traître ou un lâche vis-à-vis de ceux qui sont toujours communistes et qui croient en lui. Tu vois à quoi ça sert d’avoir donné la liberté à ces peuples ? À peine fait et déjà ils se battent !

- L’Estonie va demander son indépendance ?

- Bien sûr, comme les autres. Les Baltes veulent la liberté tout de suite et il ne peut pas la leur donner aussi vite. Il est coincé par les militaires dont les chefs sont tous encore communistes. Il se débat, il fait des erreurs, mais c’est un brave homme et il répare. Il menace, mais ce n’est pas grave. D’ici au début de l’année prochaine, tout sera libre, en tout cas avec une certaine autonomie. L’U.R.S.S. c’est terminé.

- La visite de Mitterrand ?

- Elle est mal venue ! Mitterrand perturbe. Il force Gorbatchev à discuter sur des sujets qui ne le regardent pas et sur lesquels il ne peut pas dire la vérité. Cela n’est pas bon !

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- Mikhaïl Gorbatchev a des problèmes économiques graves ?

- Il fait une tournée pour trouver de l’argent. Il a laissé des garanties. Il y a plein de pétrole en Russie et si ça va mal dans le Golfe il y aura le pétrole russe. Tu ne crois pas que Mitterrand et Kohl ont lâché des francs et des marcs sans garanties ?

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- Les choses vont mal pour Gorbatchev ?

- Il est entouré de gens pas bien et il arrive en fin de règne.

- Fin de carrière politique ?

- Oui et ce n’est pas bon pour la Russie. Les forces mauvaises auront le dessus.

- Il risque d’y avoir régression ?

- Cela peut signifier n’importe quoi ! Eltsine va tout mettre à l’envers. Il veut le pouvoir et pas le bonheur du peuple alors que Gorbatchev ne pensait qu’à la liberté de son peuple.

- Eltsine est néfaste ?

- Ce n’est pas un dictateur, c’est un homme qui cherche le pouvoir. Il va défaire ce que Gorbatchev a mis en place, soit disant pour la liberté du peuple, en réalité pour le pouvoir. C’est un trublion et il est malade. L’entité Russie ne veut pas de lui, ce n’est qu’un homme et il sème la pagaille.

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- Où sont les Gorbatchev ?

- Prisonniers dans leur datcha.

- Il y a des risques de mort physique ?

- Non. Raïssa va mal.

- Le choc ?

- Oui, elle ne pourra probablement plus se servir de sa main gauche.

- Que va-t-il se passer maintenant ?

- Ce que j’ai déjà dit : fin de règne.

- Gorbatchev va prendre une retraite paisible ?

- Il ne prendra pas de retraite. Tu oublies que c’est à lui que nous devons tout ça ? Si les Russes ne sont pas complètement idiots il devrait revenir au pouvoir.

- En quelque sorte il serait en réserve de la République ?

- C’est ça. Soixante-dix ans de communisme, c’est plus que suffisant !

DRUIDES ET MEGALITHES.

- À quelle époque les mégalithes sont-ils apparus ?

- À partir de la destruction de l’Atlantide.

- Il semble y en avoir eu sur quasiment toute la surface de la planète. Ils étaient le signe d’une même civilisation qui pratiquait une même religion ?

- Mais bien sûr ! C’était entre les Atlantes et les Celtes. C’était le temps des druides, leur pleine époque. Ce que l’on sait des Celtes et des Gaulois correspond à la fin de la civilisation mégalithique.

- Ces pierres dressées avaient une utilité, une action ?

- Oui : Soleil, Lune, étoiles. Trop long à expliquer.

- Elles servaient de calendriers ? De capteurs d’énergie ?

- Oui, et d’autres choses encore, mais maintenant elles ne servent plus à rien. Même les druides ne s’en servent plus. Ce sont des pierres mortes.

- Le fait qu’il y en ait à la fois en Bretagne et dans le Massif Central signifie-t-il qu’il existait là un même peuple ?

- Exactement. Mais la région du Massif Central était moins importante.

- Depuis que les intempéries ont modelé le trident breton, il doit y avoir pas mal de ces mégalithes au fond de l’eau ?

- Tu n’avais pas besoin de moi pour faire cette déduction.

- Lorsque ces pierres ont été dressées, des hommes vivaient sous terre ?

- Oui. Et ensuite il y a eu les ermites et encore après les druides. C’est très vieux, très loin dans le temps.

- Une autre dénomination pour un même état ?

- Voilà. Ce sont les ermites qui ont donné leur nom aux druides. Le centre du druidisme se trouvait à Chartres. En Bretagne ils ont encore une faucille d’or et ils s’en servent pour couper le gui, mais ils le font en secret.

- Ce que l’on nous apprend en histoire sur les Celtes puis les Gaulois, cela correspond à la fin des druides ?

- Oui, dans le principe, mais des druides existent toujours. Des vrais et des charlatans. Les druides ne sont pas reconnaissables dans la vie courante, mais ils ont un signe de reconnaissance entre eux.

- Au temps de leur gloire, pour déplacer ces énormes pierres, ils utilisaient des moyens fournis par leur cerveau ?

- Tu vois une autre manière de faire ?

- Qu’est-ce qui a fait qu’une fois de plus nous sommes en présence d’une civilisation qui a décliné avant de disparaître ?

- C’est la même chose que ce qui est arrivé plus tard aux Égyptiens. Ils ont été abandonnés et sont alors retournés au néant. Cela s’est produit si souvent avec ces peuples barbares que finissent toujours par devenir les hommes !

- J’ai regardé un reportage à la télé, hier, justement avec des druides.

- Des rigolos !

- C’est l’impression que j’en ai retiré. Il y a aussi été question de Churchill, qui aurait été druide.

- Il l’était effectivement. Initié. La reine et le duc d’Édimbourg, eux, sont des bardes, un titre honorifique. Mais il y a toujours de vrais druides et ils vont même à l’église. Cela ne les gênent pas.

- Ce n’est pas incompatible ?

- Le druidisme est une religion à part, mais qui n’a rien contre le christianisme. Au contraire. Ils vivent comme vous allez vivre dans quelque temps si vous continuez : proches de Dame Nature. Cependant, pour pouvoir prétendre être druide il faut avoir étudié pendant de très longues années. Il faut connaître la médecine, l’astrologie, l’astronomie, la chimie, l’ésotérisme et un tas d’autres choses. Cela n’a rien à voir avec les prêtres, c’est beaucoup plus important et qui est druide surpasse n’importe quel curé. Certains d’entre eux ont trente ou trente-cinq années d’études du Savoir.

- Alors il faut être âgé et avoir des cheveux blancs pour devenir druide ?

- Dans certaines rares circonstances il peut y en avoir de très jeune, et même des enfants. En Bretagne l’initiation se fait là où se trouve la tombe de Sainte Anne. Les druides connaissent le passage entre cette tombe et le Mont-Saint-Michel. S’il y a une ère du Verseau ils seront à même de la conduire.

- Ils seraient une chance pour l’avenir de l’humanité ?

- Oui, car ils possèdent une foi inébranlable, à l’encontre de vos prêtres. Ils existent depuis longtemps et ils seront toujours présents et feront partie de votre avenir. Ils savent où se trouvent les endroits bénéfiques où se poser et ceux qui sont maléfiques et à éviter. Certains savent utiliser les portes vers les autres mondes.

LA TECTONIQUE DES PLAQUES.

- C’est quoi, en vérité, la tectonique des plaques ?

- Ce que tu sais.

- Cette masse compacte s’est disloquée d’elle-même ?

- Voilà.

- Il n’y a pas eu un choc ou un impact pour provoquer ce mouvement ?

- Non, la planète se contente de respirer, si je puis m’exprimer ainsi. Le bloc s’est brisé et les mouvements naturels du sous-sol ont dispersé les morceaux. Et ça se cassera encore. Le réchauffement lui est néfaste. Elle a besoin des saisons et il y en a de moins en moins alors elle peut réagir brutalement et tout noyer. Elle en a le pouvoir.

- Tous ces continents qui apparaissent et disparaissent, comme vous dites souvent, ne viennent-ils pas contrarier la théorie de la dérive ?

- Non. Dans les espaces laissés entre les continents la croûte peut se soulever puis retomber. Cela continuera comme ça a commencé. Des continents disparus sont sous l’eau et remonteront un jour et certains qui sont en haut descendront. C’est ainsi depuis que la planète existe. Les plaques vont et viennent à la faveur de la respiration.

- Vous voulez dire que des plaques qui poussent ou qui avancent sous d’autres peuvent revenir en arrière ?

- Il a tout compris ! Elles peuvent reculer puis avancer à nouveau. Des plaques se chevauchaient qui ne se chevaucheront plus.

- Et des continents qui ont été soulevés peuvent redescendre.

- Et un continent basculer en totalité ou en partie. C’est le recul de la plaque africaine qui fera descendre une partie de la Côte d’Azur et un autre de ces mouvements qui fera plonger l’est de l’Amérique du Nord et monter l’ouest. Cela se produira tôt ou tard.

- Les choses vont bouger comme ça indéfiniment ?

- Les plaques qui se sont écartées vont finir par se rassembler en bout de course ou revenir en arrière pour donner naissance à un nouvel amas de forme différente.

- Avant de se casser à nouveau.

- Voilà. Au gré de la respiration de Terre.

- Est-ce qu’il y avait de la vie à l’époque où les continents ne faisaient qu’un bloc ?

- De l’infiniment petit, puis du végétal.

- Mais pas de vie pensante ?

- Pas pensante ? Qu’est-ce que tu fais des végétaux ?

LE MONT SAINTE-ODILE.

- Est-il exact que dans certains lieux il est possible de bénéficier d’ondes ?

- Bien sûr ! Tu n’as pas besoin d’aller bien loin pour ça, le Mont Sainte-Odile est un endroit de ce genre, formidable, tellurique, mais qui peut être dangereux.

- Pourquoi dangereux ?

- Il y a beaucoup de radioactivité sur ce mont et ça peut être très néfaste pour certains organismes. Le Mur Païen devrait t’intéresser.

- Comme toutes les vieilles pierres !

- C’est un mur qui n’a pas d’âge et qui n’a certainement pas été construit par des terrestres seuls.

- Pourquoi pas par une civilisation terrestre précédente ?

- Aidée par quelqu’un d’autre alors ou possédant des pouvoirs désormais perdus. Essaye de glisser quelque chose entre les pierres. Le soi-disant ciment qui lie les blocs est tellement dur qu’il tient depuis des milliers d’années alors que le vôtre s’effrite au bout de cinquante ans.

- Ne dirait-on pas plutôt un mur bâti par des barbares ?

- Imagine des barbares en train de monter là-haut les blocs qui le composent ! Et il n’y a pas que là d’ailleurs. Tu crois vraiment que ce sont des humains ?

- Je ne crois rien, je me base sur les dires des archéologues.

- Des rigolos, en l’occurrence.

- Pourquoi avoir construit ce mur, ou devrais-je dire ce rempart ? Pour délimiter une zone tellurique seulement ?

- Plutôt ça qu’autre chose. Le Mont Sainte-Odile, avant le couvent, c’était pour préserver la source et des endroits, tant bénéfiques que maléfiques, qui étaient connus. Des druides savaient, et savent toujours d’ailleurs, où se situent ces endroits et leurs potentiels.

- Que fait l’ordre de Malte à Sainte-Odile ?

- Ce sont des soldats du Temple, des templiers, sous le manteau de Malte. Ils sont là-haut comme dans beaucoup de lieux sacrés.

SAINTE ANNE.

- Sainte Anne est-elle enterrée à proximité du Mont Saint-Michel, comme suggéré ?

- Pas loin. Sur le continent. Il y a un tunnel qui va de sa tombe au mont.

- L’endroit a un rapport avec Jésus ?

- Évidemment puisque c’est la tombe de Ste Anne !

- C’est un lieu caractéristique, facile à reconnaître ?

- Non. Ce lieu a eu beaucoup d’importance dans le passé, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

- Il est caché dans une église, une chapelle ?

- Non.

- Il n’est pas même marqué par un calvaire ?

- Si, juste un calvaire. Ignoré.

- Ce n’est même plus un lieu de pèlerinage ?

- Absolument pas.

- Comment se fait-il qu’un tel endroit soit oublié ? L’Église considère qu’il s’agit d’une fausse piste, d’une imposture ?

- Il y a de ça, et c’est aussi bien.

- C’est seulement une tombe avec un cercueil et l’entrée d’un tunnel ?

- C’est une crypte, petite, et il y a des membres de la famille de Ste Anne avec elle.

- Pourquoi dites-vous que c’est bien qu’elle ait été oubliée ?

- Il y a trente-six raisons, la première étant que c’était un chemin pour les initiés et qu’une trop grande fréquentation pourrait provoquer des découvertes gênantes.

- À l’autre bout du tunnel il y a aussi une crypte ?

- Exactement.

- J’ai lu dernièrement qu’il y aurait une urne en forme de tête de méduse dans la tombe de Ste Anne.

- C’est une tête de mort humaine.

- Des druides connaissent-ils le secret et ont-ils accès à la tombe ?

- Oui, mais le tunnel n’est plus utilisable, effondré. C’est une catastrophe qui rouvrira cette tombe.

NOSTRADAMUS.

- Est-ce que les quatrains de Nostradamus peuvent être traduits ?

- En tout cas pas par toi, ni d’ailleurs par ceux qui prétendent le faire et qui ne sont pas des initiés. Et de toute manière pas avant un avenir lointain.

- Les prédictions ne s’arrêtent pas en 1999 ?

- Bien sûr que non ! Quel grand bonhomme !

- Ces prophéties ont intrigué et passionné tant de monde depuis leur parution, pourquoi pas moi ?

- Quelles puissent t’intriguer est bien normal, de là à les comprendre, toi ou d’autres ! D’ailleurs c’est fait pour ça. Les quatrains ont été sanscrits.

- Transcrits ?

- Non, j’ai dit sanscrits. Je répète, ça a été sanscrit. Exprès.

- Il a utilisé le sanscrit, cette langue sacrée des Indes ?

- Oui, pour que ça ne soit pas compréhensible. Les problèmes de son temps faisaient que les initiés étaient maudits et qu’ils devaient cacher leurs vérités.

- Nostradamus connaissait le sanscrit ?

- Une certaine forme, oui. Sa connaissance est nécessaire pour décrypter les prophéties. Il n’a rien inventé. Il voyait des choses et les a consignées dans un langage compliqué. De toute façon il ne faut en garder qu’un tiers, guère plus.

- Pourquoi cela ?

- Parce que pour le reste il a écrit n’importe quoi, ne sachant et ne comprenant pas ce qu’il voyait. Les images qui lui arrivaient n’avaient pas toujours un sens en rapport avec son époque, même en faisant preuve d’imagination.

- Il est vrai qu’avec quatre cents ans de décalage !

- Tu n’écoutes pas ! 1999 n’est qu’une proche étape. Les images de l’avenir qu’il a pu voir, même vous, vous n’avez pas encore toutes les capacités nécessaires pour toujours les comprendre.

- Vous m’avez dit, il y a un temps, que Nostradamus avait pu voir la Ménorah, quelque part dans le Razès.

- Grâce à ses visions il a pu l’approcher. C’est dans un de ses quatrains, mais si embrouillé que c’est réservé seulement aux initiés en toute fin d’initiation.

- Il a aussi pu voir le reste du trésor ?

- Une partie. Ils n’allaient pas tout mettre dans la même cachette !

- Pourquoi a-t-il écrit une partie de ses prophéties en sixtains alors que la majorité est en quatrains ? C’était dans un but précis ?

- Un but très précis. Dans ce siècle il faut en tenir compte beaucoup plus que des quatrains.

LE MONT SAINT-MICHEL.

- Un ouragan a dévasté la Bretagne pendant que la statue de Saint Michel a été déboulonnée. Est-ce à dire que pendant un temps sa protection a été retirée à la région ?

- Mais bien sûr !

- J’ai lu quelque part que le Mont Saint-Michel est consacré à Dieu et que le vrai rôle de l’archange est de défendre Dieu et le mont contre toute attaque.

- C’est exact aussi.

- Et c’est toujours valable ?

- Oui.

- Le Mont Saint-Michel est relié par des tunnels à la cathédrale de Chartres et à la tombe de Sainte Anne. Ce rocher en forme de pyramide est-il donc si important ?

- Oh oui !

- Il existe un lien entre lui et l’île de Tombelaine ?

- Une tombe aussi, de druide. Un tunnel les relie.

- Est-ce qu’il y a des salles souterraines, secrètes, au cœur du Mont Saint-Michel ?

- Oui, à commencer par la crypte dans laquelle abouti le tunnel qui vient de chez Sainte Anne et qui abrite la tombe d’un chevalier du Temple. De la tombe de ce chevalier part un accès au reste du mont, mais pas vers le monde secret et souterrain de l’île.

- Il pourrait alors aussi y avoir un trésor templiers ?

- Effectivement, mais pas de bijoux, seulement des informations importantes. Qui peuvent détruire Rome.

- L’Église catholique ?

- Le Vatican.

- Moralement ?

- C’est ça. De quoi démystifier. Encore faut-il trouver ce trésor !

- Est-ce à cause de ce chevalier du Temple que l’endroit porte aussi le nom de Mont Tombe ?

- Pas du tout. L’endroit a longtemps servi à recueillir les corps des druides et il y a toujours une tombe très importante au beau milieu, depuis l’origine, et qui a un rapport avec celle de l’île de Tombelaine.

- L’importance du Mont Saint-Michel remonterait au temps des mégalithes et il y aurait eu un monument sur son sommet avant l’arrivée des chrétiens.

- Selon leur habitude les chrétiens ont emprunté au passé un lieu déjà sacré bien avant la naissance de Jésus.

LE BETON NEFASTE.

- Marie-Julie a dit quelque part qu’il fallait faire disparaître tout le béton.

- Je te l’ai déjà dit en parlant des pylônes dans les Alpes. C’est contre nature. Ces choses gênent la montagne, la nature, la flore, le mouvement des couches le long de la montagne.

- Je me souviens : trop d’autos, trop d’industries et trop d’humains par la même occasion utilisant trop de béton.

- Je ne peux que me répéter : le béton est néfaste.

- C’est parce qu’il fait cage de Faraday. Je me souviens.

- Il empêche le passage des ondes cosmiques là où il est implanté et coupe tout contact avec l’univers. Et ça, c’est fatal à la longue. L’équilibre de votre planète est mal en point.

- Il doit bien y avoir d’autres peuples, dans la galaxie ou dans l’univers, à se trouver dans la même situation ?

- Bien sûr, mais pas aussi grave que chez vous. Vous courez à votre perte et nous ne pouvons pas vous en empêcher. Vous ne semblez pas vouloir vous améliorer !

- Est-ce encore possible ?

- Plus pour bien longtemps. Il vous faut revenir sans délai à des lois saines si vous ne voulez pas disparaître. La Nature avant tout.

CHURCHILL.

- Dans les prophéties de Jean XXIII, il est fait allusion à des documents secrets concernant Winston Churchill.

- Jean XXIII était un saint homme.

- Bien sûr, mais ma question porte sur Churchill qui n’aurait pas été très « clair ».

- C’est exact.

- Il aurait « composé » avec l’ennemi ?

- Tout dépend de la façon d’interpréter ce terme. En fait il a été en contact avec Rudolf Hess qui voulait lui apporter des documents signés de la main de Hitler.

- Hess voulait apporter à Churchill des documents signés par son patron ? Churchill ne les a pas acceptés ?

- Ce que Hess voulait lui apporter lui paraissait tellement gros qu’il a refusé en disant : « A la guerre comme à la guerre ». Churchill fut un grand homme. Dommage qu’il ait été Anglais !

- Il m’avait semblé que les documents en question auraient plutôt dû être compromettant pour Churchill.

- Jean XXIII a certainement mal interprété ce qu’il voyait. Après tout il n’était qu’un homme. L’essaie de pacte avec Rudolf Hess n’avait d’autre but que de faire cesser la guerre.

- Que sont devenus les documents en question ?

- Ils ont été détruits.

- Hess a-t-il été assassiné comme certains l’ont laissé supposer ?

- C’était une mort troublante, mais pas un assassinat. De toute façon, à l’âge qu’il avait, sa façon de mourir n’avait plus d’importance et il n’avait aucun papier susceptible de changer encore la face du monde. Si l’Angleterre a résisté à Hitler, c’est à Churchill qu’elle le doit.

CAGLIOSTRO.

- Qui était Cagliostro ?

- Un initié très important qui a fait beaucoup de bien, mais aussi, quelque part, du mal.

- Il a aussi existé sous le nom de Joseph Balsamo, si j’en crois certaines lectures ?

- C’est exact, et il a été encore bien d’autres personnes. Il y aurait un livre à écrire sur lui et ses différentes identités.

- Il n’était pas un peu charlatan ou escroc, à l’occasion ?

- Mais non ! C’était un grand initié.

- Sous le nom de Cagliostro, n’a-t-il pas été un peu trop impliqué dans la Révolution française ?

- Ne parlons pas de cette révolution dans laquelle il n’a pas fait grand-chose ! Les révolutionnaires étaient bien assez grands pour commettre leurs assassinats et leurs exactions sans l’aide de quiconque !

- Il était tout de même là pour renverser la monarchie ?

- Non.

- Il n’était pas la main de Dieu chargée de ce travail ?

- La monarchie était condamnée depuis le geste criminel de Philippe le Bel, tu le sais bien, geste qui a motivé la malédiction lancée par Jacques de Molay sur le bûcher.

- Justement, est-ce qu’il n’était pas l’instrument chargé de précipiter la chute de la royauté ?

- Non. Si tu cherches absolument à lui trouver des responsabilités, c’était un initié de haut rang avec beaucoup de pouvoir et qui s’en est mal servi. Attention aux entités inférieures !

LE DALAÏ-LAMA.

- Qu’est-ce que le dalaï-lama ? Que faut-il croire ?

- Je ne vois pas où est ton problème. C’est une réincarnation.

- Une entité qui se réincarne de dalaï-lama en dalaï-lama, indéfiniment ?

- Oui.

- Et cette recherche d’un enfant, lorsqu’un dalaï-lama meurt, c’est justifié ?

- Oui. Il faut faire des incantations et ensuite partir à la recherche de l’enfant qui vient de naître.

- Un nouveau-né ? N’importe quel bébé qui vient de naître pourrait bien faire l’affaire ! Le reste n’est qu’un problème d’instruction.

- Ah non ! Pas du tout ! C’est toute une stratégie qui peut durer des mois et plus, jusqu’à ce que l’enfant soit découvert. Ce n’est d’ailleurs pas toujours un tout petit. C’est un enfant du peuple, mais qui possède les qualités requises parce qu’il a été investi par l’entité.

- Des qualités innées qui permettent à la réincarnation d’être immédiatement efficace ?

- Exactement.

LES RESTES DE L’ATLANTIDE.

- Lorsque les différentes îles qui composaient l’Atlantide se sont effondrées, est-ce qu’il en est resté des vestiges ?

- Pas grand-chose, en vérité. La vie de l’Atlantide a été détruite en une nuit.

- Les Açores sont un de ces vestiges ?

- Oui.

- Les Canaries ?

- Non.

- Ne subsistent que les Açores ?

- Non, il y a une autre île, une île tropicale.

- Elle a un nom ?

- C’est l’île des Corsaires, une île luxuriante dont les frondaisons retentissent du cri d’innombrables perroquets.

- Elle est connue ?

- Non, elle est en dehors des voies de navigation et ne figure pas sur les cartes.

- Elle ne doit pas être bien grande !

- C’est vrai. Ses falaises tombent à pic dans l’océan, à part quelques petites plages très étroites. Deux mètres, guère plus.

- Il y a des habitants, en dehors des perroquets ?

- L’île est inhabitée, et pourtant la pierre est recouverte de dessins.

- De dessins ?

- Des gravures de poissons, d’oiseaux et de chiens. Sous la surface.

- Comment ça ?

- L’île s’enfonce. Elle va disparaître.

- S’il y a des gravures c’est qu’elle a tout de même été habitée à une certaine époque.

- C’est évident. Des chrétiens y ont habité quelque temps. Ils sont arrivés là pour n’en plus repartir et s’y éteindre.

- Comment des chrétiens ont-ils pu aboutir là ?

- Ils avaient fui Rome et ses persécutions, en radeau, et c’est la chance, ou la main de Dieu, qui les a jetés sur cette terre perdue.

- Et ils ont gravé dans la pierre l’image qui était leur signe de ralliement : le poisson.

- Voilà.

LES ALGUES TUEUSES.

- Il faut que vous arrêtiez la prolifération des algues vertes. Leur extension met en péril le contenu de tous les océans et, par contrecoup, la survie de leurs habitants. En dessous tout meurt, même les coquillages.

- Il est possible de les arrêter ?

- Les cochonneries que vous déversez dans toutes vos rivières accélèrent leur prolifération. Il faut faire vite car le risque existe de l’invasion de la totalité des mers. Leur croissance cesse quand il fait froid, mais elle reprend dès le printemps, lorsque les eaux se réchauffent. Elles se laissent aussi porter par les courants.

- Il est possible de les arrêter ?

- L’oxygène les tue. À ma connaissance il y a deux remèdes possibles, mais ils ne sont pas aisés à mettre en action et vous n’avez pas cent ans devant vous. Plus vous attendrez, plus il sera difficile d’agir efficacement.

- Quels sont ces remèdes ?

- Les stromatolithes et les sulforobus.

- Connais pas ! Vous pourriez être plus explicite ?

- Bien sûr. Les stromatolithes sont des sortes de roches qui fabriquent de l’oxygène depuis la naissance de la planète. En fait, il s’agit d’une algue microscopique qui, mélangée à du sable, se transforme lentement en roche et ce conglomérat, lorsqu’il est vivant, diffuse de l’oxygène.

- Et c’est cet oxygène qui tue les algues ?

- Voilà. On en trouve encore dans une baie de la côte occidentale de l’Australie, un endroit appelé Hamelin Pool. Aucune algue ne peut y pousser et l’eau est parfaitement claire. Les Australiens connaissent bien ces stromatolithes qui constituent une bonne partie du sol de leur territoire et dont les fossiles forment même des falaises impressionnantes.

- Il faudrait implanter ces roches là où il y a les algues tueuses ?

- Oui, à l’embouchure des fleuves, mais il y a une difficulté à surmonter car les micro-organismes qui constituent les roches vivent dans les régions chaudes et ont besoin de plus de sel dans leur eau. Leur transport ne devrait pas poser trop de problèmes. Elles peuvent voyager par avion à condition de prévoir leur alimentation en eau. Par contre, il sera nécessaire de les acclimater, ce qui demandera des années et un certain isolement. Il ne faudra pas prendre de grosses pierres et surtout ne plus les remuer, les laisser tranquilles et faire en sorte qu’il n’y ait pas d’humain pour aller les tripoter. Une fois en place il ne faudra plus intervenir dessus.

- N’est-ce pas un peu long alors qu’il y a urgence ?

- Malheureusement !

- C’est là qu’intervient le second remède ?

- Le minuscule sulforobus, oui. Tu vois, c’est par de l’infiniment petit qu’il est possible de traiter les gros problèmes dont vous êtes responsables.

- Je ne connais pas plus les sulforobus que les stromatolithes !

- Cette fois il s’agit d’une bactérie qui monte des entrailles de la Terre. Dans le Parc National de Yellowstone il y a un énorme geyser : l’Émeraude Spring. Il projette à des dizaines de mètres de hauteur une eau chauffée à près de cent degrés et c’est dans cette eau que vivent les bactéries appelées sulforobus. Elles aussi datent des premiers âges de la planète.

- Et comment les utiliser ?

- Le plus simplement du monde : en injectant sous pression de l’eau du geyser là où il y a des algues à détruire.

- En déversant, par exemple, deux mille litres de l’eau du geyser là où il y a des algues, elles seront détruites ?

- À l’endroit précis, oui.

- Gros travail en perspective !

- Plus vous tarderez, plus ce sera difficile. Encore faut-il obtenir des Américains l’autorisation de sortir, et les sulforobus, et les stromatolithes.

- Les stromatolithes sont en Australie.

- Il y en a également aux États-Unis, en eau douce.

- Si j’ai bien compris il faut détruire systématiquement le maximum d’algues à l’aide de l’eau du geyser contenant des sulforobus et, dans le même temps, implanter les stromatolithes aux embouchures des fleuves pour qu’ils s’attaquent à la pollution, ce qui devrait limiter les possibilités de réapparition de ces cochonneries ?

- C’est ça. Seulement le temps presse. Dans deux ou trois ans il deviendra difficile de s’attaquer à de trop grandes étendues et plus le temps passera, plus ce sera malaisé. La première difficulté est de trouver un scientifique dont le cerveau soit en mesure de nous entendre.

- Je vois. C’est fichu d’avance ! Même si vous finissez par y arriver, les algues auront pris trop d’extension et l’eau du geyser n’y suffira plus.

- Il sera peut-être encore possible de les attaquer d’abord au laser, pour éliminer le plus gros. Vous êtes désespérants !

- Surtout que j’ai entendu à la radio qu’une nouvelle variété venait d’apparaître du côté de Monaco. Celle-là ne se contente pas d’absorber tout l’oxygène, elle est toxique.

- C’est la même. Elle devient rouge lorsqu’elle se décompose et c’est là qu’elle est dangereuse par sa toxicité.

- Vous avez raison, nous sommes désespérants !

- Heureusement, cette algue n’aime pas le froid. Certains peuples de la mer pourront vous regarder vous empoisonner lentement.

LA CHAUSSEE DE BIMINI.

- Est-ce que la chaussée de Bimini a quelque chose à voir avec l’Atlantide ?

- Rien.

- Elle est pourtant aussi dans l’Atlantique.

- Mais elle n’est pas l’œuvre des Atlantes, qui étaient des terrestres.

- Je l’avais compris. Il y a vraiment un champ magnétique qui émane d’elle ?

- Oui, je l’ai déjà dit. Et aussi qu’elle a la forme d’un fer-à-cheval.

- Je ne l’ai pas oublié. C’est le champ magnétique qui me pose problème. Pourquoi est-ce que les hommes qui ont constaté l’existence de ce magnétisme n’en comprennent pas la raison ?

- Parce qu’ils ne croient probablement pas aux extraterrestres. Pour eux il n’y a rien qui justifie un quelconque magnétisme strictement limité à cette construction. Une des principales caractéristiques de l’esprit humain c’est son obscurantisme. Pour employer votre langage je dirais que vous êtes « bouchés ».

- Depuis le temps que je vous fréquente, je crois bien ne plus l’être.

- C’est vrai, tu n’es plus celui que j’appelais « l’homme de peu de foi ».

- Cela dit, la chaussée de Bimini est toujours en état de marche ?

- Toujours. Elle peut à tout moment accueillir des vaisseaux, même si ce n’est plus le cas depuis certains événements survenus à l’époque de la construction de la Grande Pyramide.

- Pourquoi est-elle sous l’eau ? Il fallait la cacher ?

- Elle est sous l’eau parce que ça c’est effondré.

- C’est pour ça que les dalles sont disjointes ?

- Il ne faut pas se fier aux apparences. Elles tiennent toujours et elles tiendront des millénaires. Et en plus, dans l’eau, les vaisseaux ne pèsent pas grand-chose. Il n’y a pas qu’à cet endroit que l’on trouve ce genre d’assemblage. Je te rappelle qu’il y en a aussi en Mer Égée.

- Dans le port de Dia, déjà bien avant l’explosion de Santorin.

- Bien plus loin dans le temps.

- Pour en revenir à Bimini, est-ce qu’une partie de la chaussée est enfoncée sous le sable ?

- Indiscutablement, mais ça ne gênerait pas d’éventuels utilisateurs.

LE GEANT ADAM.

- La Bible ne dit-elle pas qu’Adam était un géant ? Est-ce crédible ?

- Adam était un géant. Il venait d’une autre planète.

- Où les hommes sont des géants ?

- Oui, par rapport à vous. Deux mètres cinquante et plus. Sur votre Terre aussi, il y avait des géants. Vous avez régressé, c’est tout.

- Il n’y a pas également un problème de gravité ?

- Aussi.

- Les peuples des premières races-mères ont été des géants ?

- En partie.

- Durant des civilisations entières ?

- Bien sûr. On trouvera d’ailleurs des restes, lorsque ce qui est descendu remontera.

- Il y en avait aussi du temps de Muu et de l’Atlantide ?

- Oh oui ! Ils étaient contemporains. Vous descendez de géants et c’est la raison pour laquelle il y a de temps en temps des individus qui dépassent les deux mètres.

- Les géants dont parle la Bible et qui auraient été sur Terre dans une époque, en fin de compte récente, avaient-ils la même origine qu’Adam ?

- Tout à fait.

- Ils se sont unis à des terriennes et leur ont fait des enfants et un jour ils sont repartis ? Voilà qui justifie pleinement toutes ces légendes dans lesquelles il est question de dieux, de demi-dieux ou de déesses.

- Il y a beaucoup de vrai dans la bible, même si les choses sont souvent déformées.

- Adam, enfin ces géants, pourquoi sont-ils venus sur Terre ?

- Pour aider à l’évolution des humains sortis de l’océan.

- Pourquoi la Terre ?

- Qui a dit que c’était limité à la Terre ? C’est une action qu’ils font partout dans l’univers, partout où des êtres humains émergent à la vie.

- Des êtres qui sont tous systématiquement exclus du Paradis Terrestre !

- Comment faire autrement ?

ETRETAT : UN SECRET DE ROIS.

- Je viens de terminer un bouquin qui mêle Arsène Lupin, Etretat, les rois de France, l’Aiguille creuse, une rivière souterraine…

- Je sais, j’étais avec toi.

- Et ?

- Et je ne te dirai pas comment accéder à la rivière. Tu n’es pas roi.

- Avant d’aller plus loin : Arsène Lupin est-il seulement un personnage de roman ou a-t-il vraiment existé ?

- Il a existé. Il est mort jeune. Par accident. Empoisonné par du liquide. Cela n’a pas été connu du public.

- Comment a-t-il appris les secrets dont il est question dans ce livre ?

- Par un doyen, un homme à barbe blanche.

- Alors ce que révèle l’auteur, Valère Catogan, est exact ?

- Il sait bien des choses.

- L’Aiguille creuse est bien creuse ?

- Oui.

- Il est possible d’y accéder ?

- On peut toujours essayer.

- Et le trésor ?

- Dans une grotte traversée par la rivière souterraine. Elle est loin de la plage. L’entrée est sombre et toute petite.

- C’est un trésor qui appartient aux rois de France ?

- Bien sûr, puisque eux seuls ont eu droit d’accès.

- Alors, entre Louis XVI et Lupin, qui a conservé le secret ?

- Une femme qui touchait de très près à la couronne, mais pas une héritière. Grande, pas jolie.

- Napoléon III ne pouvait donc pas être au courant. Pourquoi a-t-il fait creuser des souterrains ?

- Il savait qu’il y avait quelque chose, mais il ne savait pas quoi puisqu’il ne connaissait pas le secret. Il n’a fait que brouiller les pistes. Il n’est plus possible d’accéder à la rivière en passant par la Chambre des demoiselles, comme à l’origine, le tunnel est effondré.

- Mais il est toujours possible de s’y rendre ?

- Bien sûr. Une toute petite entrée. Un autre chemin qui part d’un tunnel.

- La rivière souterraine qui passe ici est-elle la même que celle qui passe sous les quatorze étages de caves de la cathédrale de Chartres ?

- Il n’y en a pas deux.

- D’où vient-elle ?

- Elle vient du « Toit du monde ». Elle sort dans l’Himalaya, un grand bassin couvert de brume parce que l’eau est plus chaude que l’atmosphère environnante. Elle ressort au Népal. Des gens s’y baignent. Elle ressort aussi aux Indes, dans une sorte de désert. Elle passe sous la Russie, sous la Pologne, sous l’Autriche, l’Allemagne et enfin la France.

- Son eau aurait des pouvoirs de guérison et de longévité ?

- Ce n’est pas ça. Elle aide à rester en bonne santé si pas malade. Elle ne fait pas vivre deux cents ans !

- Comment était-elle utilisée ?

- En la buvant et en se baignant dans la grotte qui est grande et haute. Mais attention, l’eau brûle ceux qui ne sont pas initiés

- Comment les rois s’y rendaient-ils ?

- Par le tunnel de la chambre.

- Et l’or du trésor, il est aussi dans la grotte ?

- L’or, celui du trésor, est Inca. Les pièces sont lisses, sans motif.

L’EGLISE.

- Il semblerait que dans les nouvelles églises les prêtres n’officient plus face à l’Orient. Est-ce important ?

- De toute façon ils n’officient plus !

- Parce qu’ils mettent l’autel n’importe où ?

- Prière pour prière, vous pouvez prier n’importe où. C’est ce qu’ils font qui est néfaste.

- Le changement de place de l’autel n’a pas de conséquences ?

- Pas spécialement. Par contre, les prières en ont. Dans vos églises on ne prie plus tellement !

- On aurait même tendance à remplacer la prière par la bagarre ! Comme en Irlande.

- Ce sont des fanatiques stupides qui guerroient au nom de ce qu’ils croient être Dieu !

- Que Dieu n’approuve pas ?

- Pas du tout !

- Et dans l’avenir, après l’ère du Poisson ?

- Ne parle pas de choses qui sont encore éloignées !

- Je voulais juste suggérer que s’il devait y avoir des sages pour diriger les communautés éventuelles, il pourrait aussi y avoir des sages au-dessus des sages.

- Non.

- Simplement des sages en communications entre eux ?

- Exactement. Il n’y aura plus d’Église, ni au sens propre, ni au sens figuré. Seulement Dieu.

- Et il ne sera plus utile d’aller prier dans des édifices construits à cet effet ?

- Non. Actuellement ce n’est ni bien, ni mal, ni efficace. C’est un vaste capharnaüm et pour bien faire il faudrait tout remplacer.

- Comment se fera la représentation de Dieu sur Terre au cours du troisième millénaire ?

- On verra en temps et lieux. Il y aura plus de proximité.

- Pourquoi les chrétiens ont-ils souvent construit leurs églises sur des lieux vénérés par d’anciennes religions ?

- Pour les récupérer et parce que ça faisait bien.

- A cause de leur réputation ?

- Voilà. Et pour détruire les anciens cultes.

- Est-ce à cause de Rennes-le-Château que la France est la fille aînée de l’Église ?

- Bien sûr ! Il y a tellement de choses autour de ce point !

L’AMPOULE DU SACRE.

- Quelque part dans ses livres René Barjavel parle d’une ampoule du sacre.

- Elle existe toujours, elle est nécessaire pour le sacre des rois.

- Elle semble avoir été entre les mains du général de Gaulle. Comment l’a-t-il eue ?

- N’oublie pas qu’il était noble, même si c’était de petite noblesse. Je ne peux pas t’en dire plus.

- Il a déclaré l’avoir remise à qui de droit.

- À qui, d’après toi ?

- Au Grand Maître du Prieuré de Sion ?

- Non, au pape.

- C’est une bonne chose ?

- Non. Le général a aussi fait des erreurs.

- Le pape est une erreur ? Sion l’aurait été aussi ?

- Bien sûr !

- La remettre à un descendant connu de la royauté l’aurait été aussi puisque l’authentique, le descendant de Jésus, n’est pas connu !

- Elle est donc aussi bien à l’abri dans les caves du Vatican.

- Où elle pourra être récupérée un jour ?

- Quand il le faudra, quand François III en aura besoin.

- Qui est François III ?

- …

POLLUTION.

- Le danger de pollution est-il aussi important qu’on le dit ?

- Énorme !

- Est-ce irrémédiable ?

- Peut-être que oui, peut-être que non. Actuellement vous faites quelques efforts. Ils sont minimes, mais si tout le monde en faisait autant la planète pourrait peut-être s’en trouver mieux.

- Ces efforts pourront-ils jamais contrebalancer la pollution que va provoquer l’arrivée de plusieurs milliards d’humains supplémentaires ?

- C’est ce qui donne un air quasiment chimérique à tout espoir d’amélioration. Il est des mots que je ne devrais pas prononcer, du genre : il faudrait supprimer la moitié de l’humanité, ou : vous avez les guerres.

- Elles ne suffiraient pas à faire disparaître la moitié des humains !

- Il y aura bien un jour un inconscient pour faire sauter une bombe atomique ! Ils en ont.

- Elle ne tuera jamais la moitié de la planète, elle non plus !

- Cela fera toujours un peu de place, même si l’endroit doit alors être rendu inutilisable pour longtemps. Le plus grave c’est la pollution de l’eau. Elle devient si importante qu’elle risque d’empoisonner toute vie, dans les mers d’abord, puis sur les terres par ricochet.

- Les hauts dignitaires du pétrole n’ont-ils pas un rôle important dans cette situation ?

- Cela t’étonne ? Et toutes ces bombes atomiques qui éclatent sur et sous la surface n’arrangent rien. À quelques exceptions près vous vivez comme si de rien n’était. Vous ne vous rendez pas compte que la planète est vivante et qu’elle souffre de toutes ces agressions. Même le sonar des baleines se dérègle ! Il faudrait qu’elles puissent vivre à dix ou quinze mètres sous la surface, mais elles ne le peuvent pas puisqu’il leur faut respirer et que l’air est, lui aussi, pollué, vicié.

- La pollution réduit-elle la durée de vie des baleines et des dauphins ?

- Mais bien évidemment ! Comme elle réduit la vôtre ! Vous êtes programmés pour vivre de cent dix à cent vingt ans et votre évolution devrait maintenant vous le permettre. Seulement vous vous polluez comme vous polluez la planète : par l’eau, par la nourriture, par l’électricité, par les gaz…

- Et par la surpopulation ! Cette évolution, qui devrait allonger notre durée de vie, n’aboutit en réalité qu’à la limiter parce que nous sommes incapables de la contrôler ?

- Voilà. La courbe grimpe tandis que le temps diminue. Et puis vous devriez faire comme la majorité des races sensées de la galaxie, avoir un mâle et une femelle par couple et vous en tenir là.

NATURE ET SANTE.

- J’ai lu un article intéressant qui parle d’un arbre de peau. Il existerait un arbre dont l’écorce guérit les brûlures. Est-ce exact ?

- Tout à fait exact. C’est connu.

- C’est vraiment aussi efficace que l’article le prétend ?

- Son effet est immédiat.

- Il y a d’autres plantes de ce type ?

- Il y a tout pour tout.

- Même contre le cancer ?

- Le cancer est une maladie de civilisation. Il n’y a pas de plante pour le guérir. Il n’y a que des plantes pour le prévenir.

- Lesquelles ?

- Il y en a plein vos jardins. Tout ce qui est cultivé et mangé cru, empêche, au départ, le cancer. Je peux citer le thym, le laurier, l’oignon, l’ail, le persil, le fenouil, entre autres. Certaines des maladies qui frappent vos civilisations dites évoluées sont dues à la malnutrition. Cela peut te sembler paradoxal, mais c’est pourtant exact.

- De nombreuses plantes n’existent plus.

- Il y avait tout dans la nature et vous avez presque tout détruit à force de vous étendre et de construire ! Les plantes étaient conçues pour garder l’homme jusqu’à cent vingt ans et non pour le voir devenir sénile avant soixante-dix !

- Et la viande ?

- L’homme devrait être végétarien. Légumes et fruits.

- Et si je supprimais maintenant la viande de mon alimentation ?

- Tu tomberais vite malade par manque de protéines. Il n’est plus temps de changer, mais seulement de manger plus de légumes et de fruits que tu ne l’as jamais fait. Des pommes.

- J’aurais dû croquer des feuilles de choux ?

- Pour toi c’était interdit ! Trop de fer ! Il est dommage qu’Antoine, ton médecin, n’ait pas jugé utile de faire une thèse sur ton cas. Tu es le seul exemple de guérison d’une « sidérose hépatique » que je connaisse. C’est habituellement une maladie mortelle. Ton médecin, Maurice Mességué et toi vous y avez mis du temps, 12 ans, mais tu n’es plus malade et c’est définitif. Tu es un cas. Même actuellement ce mauvais fonctionnement du foie conduit irrémédiablement au cancer. Le médecin a soulagé un organe capable de se régénérer et Dame Nature a mis en route une fonction qu’il n’exerçait pas.

- Je suppose qu’Antoine n’a pas voulu partager cette guérison avec un herboriste.

- Je pense aussi. Mais j’ai une autre information qui montre la vanité de l’être humain. Souviens-toi. Il y a quelques années, dans la constellation de la Petite Ourse, une nouvelle étoile s’est allumée qui devenait de plus en plus brillante. Je pense que ce n’était pas une étoile, mais l’explosion d’une planète de là-bas. Il en a résulté de très fortes radiations. Un cas unique qui a provoqué l’arrivée sur la Terre de micro-organismes capables de guérir en très peu de temps d’autres micro-organismes, terrestres, causes de cancers et autres maladies. Cela a été expérimenté, mais n’a jamais fait la une des journaux et autres médias. Pourtant cela a été une réalité et il suffisait d’en faire profiter votre humanité si malade ! Mais non, vos corps médicaux n’y ont pas cru et la chose est tombée dans l’oubli. Il y a pourtant quelque part encore, en région parisienne, des toxines qui dorment et qu’il suffirait de réveiller pour vous venir en aide. Astronomes, physiciens, médecins, etc.., tous sont à mettre dans le même sac !

RECHAUFFEMENT.

- Si la planète subit un important réchauffement, est-ce que les glaces des pôles vont fondre totalement ?

- Non, heureusement pour vous !

- En grande partie tout de même ?

- Beaucoup, oui.

- Des terres deviendront visibles ?

- Certaines. Au nord comme au sud.

- Que vont devenir les saisons ?

- Elles sont déjà bien perturbées. Vous n’avez plus de véritable printemps ni d’automne. Il y aura de moins en moins d’hiver et des étés de plus en plus chauds.

- C’est une situation nuisible à la planète ?

- Bien sûr. Elle a impérativement besoin des saisons.

- Est-ce que le climat sera plus humide ?

- Non, seulement plus chaud.

- La végétation changera ?

- C’est inéluctable. Mais ce sera peut-être un bien. Des plantes réapparaîtront qui n’existent plus.

- Une partie de la France va se retrouver sous les eaux ?

- Le Sud-ouest sera épargné, pas le Sud-est. Elles monteront par endroits : à l’Est, dans le Bassin parisien, une partie de la Bretagne. Le Rhin sera marécageux.

- Je n’y comprends rien ! Si le niveau des eaux monte, il devrait être identique partout !

- Ne sois pas cartésien et écoute ce que je te dis ! En gros le niveau devrait monter de deux à trois mètres, mais il y aura aussi des tremblements de terre et des mouvements de sols.

- En fondant, la glace va réduire la pesée qu’elle exerce et l’ensemble de la croûte terrestre va bouger ?

- Et des terres monteront tandis que d’autres descendront. Dans la mesure où ça ne provoquera pas un basculement.

HENRI V ET FRANCOIS III.

- Qui est ce François III auquel vous avez fait allusion lors d’un précédent entretien ?

- Le remplaçant ou le successeur d’Henri V. François à cause de Français et de toute façon un autre descendant, lui aussi, de Louis XVII. Il est encore en France, mais il partira pour l’Italie lorsqu’il y aura un autre pape et c’est pour ça qu’il sera amené à revenir de l’étranger comme cela est précisé dans nombres de prophéties. La défection possible d’Henri nous a conduits à préparer quelqu’un d’autre pour le trône de France. Il est normand. Henri n’est pas le seul descendant des mérovingiens et de Jésus.

- La France n’est pas prête pour une nouvelle royauté.

- Les fanatiques islamiques sont plus forts que vous ne l’imaginez. Ils feront bien du mal. Invasion dans la discrétion d’abord et invasion par la guerre ensuite.

- Quel rapport  avec Henri V et François III et les fanatiques islamistes ?

- Vous avez assassiné votre roi ! Même si une malédiction avait été lancée contre les descendants de Philippe le Bel, vous n’aviez pas le droit de vous ériger en juges. Maintenant est venu le temps de payer et les problèmes de la France ne se régleront qu’avec un roi.

- Mais pourquoi François III et pas Henri V jusqu’au bout ?

- Parce qu’il faut toujours tout prévoir, y compris cataclysme ou défection et que défection il y a. Ce qui était prévu pour Henri en 1984 ne l’est plus maintenant. Il est trop programmé par le sexe et il ne pense que bataille, guerre et glaive. Il n’est plus fait pour recevoir la couronne de la fille aînée de l’Église. Il avait beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients quand il a été choisi, mais ce n’est plus le cas. Il n’est pas perdu pour le monde, mais il l’est pour la royauté.

- Est-ce que l’éventualité du remplacement d’Henri V par ce François III était prévue par Nostradamus ?

- Oui. Il suffit de savoir le lire.

- Ce sera un nouveau Charles Martel ?

- Certainement. François III a de toute façon toujours été prévu pour après le cataclysme. C’est une autre tranche de vie. À moins qu’on ne le tue avant, il y aura François III et une royauté. Ce ne sera pas un roitelet, ni un roi des barbares. Cela créera une nouvelle noblesse et ce ne sera pas la première fois. Il n’y aura plus de patronymes, rien que des prénoms. Un de ses rôles sera de détruire des Arafat, Khadafi ou autres Khomeiny ou leurs successeurs et remplaçants.

- Il lui faudra acquérir une légitimité grâce à l’ampoule du sacre ?

- Bien sûr, et c’est la raison pour laquelle il reviendra en France depuis l’Italie, en passant par le Vatican. La guerre dans le monde est logique par la logique de production des armes. L’irrationnel échappe à la logique des états. Un demi-siècle de paix et de nouveau la guerre !

- Par conséquent, quel que soit le sort de l’humanité, il y aura François III ?

- Vu les événements il se pourrait bien qu’il n’ait pas à exercer.

HITLER.

- Hitler s’est-il suicidé ?

- Il n’est pas mort dans son blockhaus. Dire quand exactement, vers 1953, je ne sais pas au juste et ça n’a pas vraiment beaucoup d’importance, mais prétendre qu’il est mort dans son blockhaus est faux.

- Si Napoléon avait réussi dans son entreprise, est-ce qu’il y aurait eu Hitler ?

- Évidemment non ! Je l’ai déjà dit ! Hitler était un initié, mais dans le mauvais sens. Il était habité par une entité néfaste. Il en existe aussi. Il y a même des êtres pires que lui. Ceux de Roumanie ! Ce que ces deux individus ont pu faire, tu ne peux l’imaginer. Il y a du sang partout. C’est un endroit où j’ai peur de salir ma robe.

 - La télévision vient de parler d’un certain Wallenberg, un Suédois, qui aurait sauvé de nombreux juifs durant la dernière guerre et qui serait mort prisonnier des Russes.

- Ce Wallenberg est toujours vivant, sous un faux nom, et cela se saura. Par ailleurs, un certain lieutenant Astise, orthographe non garantie, est un mauvais homme. Il est le bourreau des deux religieuses françaises disparues en Argentine. Il ne sera pas condamné car il sera mort auparavant, tué ou suicidé.

- Pour en revenir à Hitler…

- Au début il ne voulait que le bien de l’Allemagne et il était habité par l’entité Allemagne. L’invasion de la Pologne était une bonne chose, ils crevaient de faim, là-bas. Mais l’entité Allemagne s’est fait avoir par une autre entité qui, elle, voulait la domination du monde. Et c’est pour ça qu’il a changé.

- Pourquoi ce rapport terrible avec les Juifs ?

- Ce n’est pas agréable à dire, mais, avec l’arrivée de l’entité néfaste, il est devenu partie intégrante de la punition.

- De quelle punition ?

- La punition du peuple juif, toujours elle.

- Et ça va durer encore longtemps ?

- Jusqu’au retour de Jésus. Lui seul peut lever cette punition et ce n’est pas pour demain.

- Encore quelques milliers d’années ?

- Sûrement pas !

- Plus proche ?

- Certainement, ou alors c’est que le monde aura explosé et ce n’est pas une hypothèse à négliger.

UNIVERS ET MONDES PARALLELES.

- Qu’est-ce exactement qu’un univers ou un monde parallèle ?

- C’est un univers ou un monde comme le vôtre, mais décalé dans le temps. Nous en avons déjà parlé.

- Vous faites allusion aux horloges du Temps ?

- Exactement. Les horloges du Temps sont là pour réguler la marche des mondes parallèles, entre autres, et empêcher qu’ils ne se trouvent au même instant au même endroit. Ce temps-là n’a rien à voir avec votre temps qui passe, dois-je le préciser ?

- Inutile, vous m’avez même dit, en d’autres occasions, qu’il valait mieux que je ne cherche pas trop à comprendre si je ne voulais pas y perdre mon latin.

- Trop de notions sont hors de portée des humains, aussi savants puissent-ils être.

- Dans un univers parallèle, il peut y avoir une Terre semblable à la nôtre ? Une Terre parallèle ?

- C’est le cas. Des univers, des galaxies, des planètes, tout est répété.

- Alors il pourrait aussi y avoir des humains parallèles ou des situations parallèles ? Ce n’est peut-être pas une question totalement stupide ?

- Elle ne l’est pas.

- La guerre de 14-18, pour prendre un exemple précis, pourrait se dérouler ailleurs, avec les mêmes personnes ?

- Avec des différences dans ce temps que vous percevez, mais c’est vrai, la bêtise ne vous est pas réservée.

- Si je comprends bien, il existe une similitude entre les personnages des différents mondes et un homme de notre Terre se retrouve à l’identique sur une Terre parallèle.

- Pas tout à fait. Les existences sont un peu différentes. L’évolution, ce que vous considérez comme un progrès, ne suit pas partout le même rythme.

- Mais la personne vit simultanément ses différentes existences sur les Terres parallèles, même si… Je m’explique. Un soldat peut participer à la guerre 14-18, ici, alors que dans le même instant, sur une autre de ces Terres, il peut n’être encore qu’un serf au Moyen Âge ?

- Ou un savant réputé dans ce qui, ici, n’est encore que le futur, mais qui sera réalité un jour.

- Et Paris serait aussi Paris ?

- Ou encore Lutèce, à moins qu’une catastrophe du genre de celle qui vous pend au nez ne l’ait déjà réduite à néant. Mais ne va pas croire que chaque petit village ou chaque ferme de vos campagnes se retrouvent partout. Parallèle ne veut pas dire photocopie.

- Quand un univers est détruit et qu’il se recrée via un trou noir, les galaxies, les planètes, les êtres redeviennent ce qu’ils étaient, malgré les milliards d’années qui les séparent ?

- Tout est à refaire et la vie redémarre dès que l’environnement redevient propice.

- Et vous, les entités, vous avez la possibilité de vous déplacer de planète parallèle en planète parallèle ?

- Nous avons cette possibilité, mais je ne l’utilise pas. Je n’ai pas vraiment de temps à perdre !

LES PIERRES GRAVEES.

- Les pierres gravées du Dr Cabrera, sont-elles authentiques ?

- Elles le sont.

- Des êtres se sont amusés à graver ces pierres alors que d’autres étaient capables de réaliser les opérations reproduites ?

- Non, bien sûr. Ce sont des réminiscences.

- Des réminiscences ?

- Ceux qui ont gravé ces blocs n’ont pas vécu à l’époque des événements qu’ils ont reproduits. Cela a été fait par des dégénérés, plus tard, entre deux civilisations.

- Des dégénérés qui étaient tout de même capables de graver dans la pierre des individus en train de greffer des cerveaux !

- J’ai bien dit des dégénérés, pas des êtres nouveaux. Quant aux greffes, elles réussissaient mieux que vos actuelles greffes de cœurs.

- Et la figurine qui représente une femme jouant avec un dinosaure ? Elle peut aussi être prise au sérieux ?

- Mais oui, il y avait des humains du temps de certains grands sauriens.

- Et ils pouvaient cohabiter ?

- Souviens-toi, le cerveau, ce cerveau plein de capacités extraordinaires dont vos prédécesseurs étaient dotés. Avec lui ils pouvaient tenir les animaux à distance.

DE LA POLITIQUE.

- Les Français sont de plus en plus fatigués de la politique et des hommes politiques.

- Tous ceux qui touchent à la politique, à quelques exceptions près, touchent à la saleté. Chirac fut longtemps quelqu’un de bien. Maintenant il magouille aussi, par la force des choses, mais il reste toujours un type bien.

- Ce matin, sur RTL, j’ai entendu une interview à bâton rompu que Brigitte Bardot donnait à un journaliste. Elle se disait épouvantée par l’action des hommes qui sont en train de détruire la planète et elle se posait la question de savoir pourquoi les hommes politiques, de gauche comme de droite, n’essayaient pas d’apporter un remède à cette situation.

- C’est une femme bien, mais son intervention est inutile, de toute façon c’est irrémédiable.

- Nous nous écartons de la politique.

- Si tu tiens à y revenir, je dois te dire que Jean-Marie Le Pen est pratiquement le seul homme politique à voir et à percevoir la menace qui pèse sur votre pauvre France.

- Quelle menace ? La menace de l’extrémisme islamiste ?

- Bien sûr ! Ce qui se passe dans vos écoles est un vrai brûlot annonciateur.

- Le tchador ? Vous pensez qu’il y a un rapport avec l’arrivée de l’intégrisme,

- Le début est fait. Je te parie tout ce que tu veux.

- Le Pen a encore un avenir politique, vu son âge et le fait que Mitterrand a été réélu ?

- Oui, grandissant, mais jamais au point de pouvoir régler le problème comme il l’entend. Parce que les Français sont comme ils sont. Ils ont peur de lui. Ce sont des inconscients.

- Ils ont trop en tête le souvenir du passage d’Hitler dans leur vie !

- Il n’a rien d’un hitlérien, même si certains le pensent. Vous auriez bien besoin de quelqu’un comme lui pour refaire de la France la fille aînée de l’Église. Ses deux principales préoccupations sont de devenir Président de la République, ce qui est théoriquement à la portée de tout Français intelligent et de virer hors de France tout ce qui la pourrit. Et ça, ça n’arrange aucun parti politique.

- Pour revenir sur le tchador, Jospin va baisser la culotte ?

- C’est ce qu’il fait en permanence.

- Parce que les socialistes donnent souvent la préférence aux délinquants et autres perturbateurs, même religieux ?

- C’est ça, la politique.

- Ces fillettes et leurs parents sont manipulés ?

- Évidemment !

- Dans quel but ?

- Intégrer la France et la déstabiliser, faire du plus beau pays du monde un pays d’esclaves.

- C’est une autre forme d’invasion ?

- C’est un commencement qui n’exclut pas la guerre et à ce moment-là ils seront déjà sur place.

- Sur un plan plus général, où va la politique du pays ?

- Le socialisme étant pratiquement l’égal du communisme, le pays ne peut que se casser la figure. Il n’y a, hélas, personne pour en ramasser les morceaux et reprendre le flambeau ! Il faut attendre encore.

- Cela aura des conséquences sur l’Europe ?

- Dans l’état actuel de la France il faudra une grande Allemagne pour régénérer l’Europe.

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- L’Europe avance ? Avec la France ?

- L’Allemagne est le seul pays où les partis ne se battent pas. Il y a les verts, mais c’est plutôt une bonne chose. Quant aux quelques extrémistes de droite ils ne font pas le poids face aux autres quatre-vingts millions.

- Ils ne sont pas dangereux ?

- J’ai déjà dit de ne pas les servir à tous les petits déjeuners comme le fait la France avec un grand F.

- L’entité France ?

- Mitterrand, sans l’entité. Des phrases que l’on ne peut pas attribuer à l’entité. C’est le libre arbitre qui se manifeste à mauvais escient. D’ailleurs, si tu as fait attention à la télé, hier, Mitterrand faisait la gueule, comme tu dis, alors que Kohl était souriant. Vous n’êtes pas mûrs ! Vous vous battez entre vous ! C’est lamentable dans votre propre pays !

- Les pays de l’Est se libèrent peu à peu et bientôt ils vont rouler chacun pour soi. Est-ce que l’idéal, dans l’avenir, ce ne serait pas que l’Europe puisse englober tous ces pays ?

- Mais c’est ça l’objectif ! Ce n’est pas un idéal, c’est le but ! Il est regrettable que la politique de la France ne soit qu’une foire d’empoigne alors que c’est le moment pour elle de se montrer forte et sensée !

LA TERRE EN DANGER.

- Est-ce que le pôle Nord sera toujours à la même place au début du troisième millénaire ?

- Comment veux-tu que je te réponde si je ne sais pas quand la Terre va basculer ! Tout dépend de ce que vous allez faire subir encore à cette pauvre planète bleue !

- Les choses bougent concernant des tentatives pour la sauver.

- Ils parlent, mais ça n’aboutira pas. De toute façon elle est condamnée.

- Ce qu’ils font peut tout de même conditionner les jeunes pour leur avenir.

- Non. La planète fait maintenant penser à un foie qui aurait pu se régénérer, mais qui est désormais trop atteint.

- Alors il n’y a plus rien à faire ?

- Vous pouvez retarder l’échéance, en faisant attention, mais de combien de temps ? Je me répète. Les mers sont totalement polluées. Les terres, à certains endroits, le sont jusqu’à quinze mètres de profondeur. La Russie et les pays adjacents sont totalement souillés. La France n’est pas en reste, ni l’Allemagne, ni les autres. Partout, la Terre a des cancers partout !

- Elle deviendra une planète morte ?

- Si elle peut se reposer, et à condition que vous ne l’ayez pas attaquée jusqu’au noyau, elle fera en sorte de refleurir. Il lui faudra cent, deux cents ou peut-être trois cents ans, mais ce n’est rien pour elle.

- Et s’il n’y a plus d’humains à la surface ?

- Avec le temps il en reviendra, mais ce ne sera plus ton problème. C’est un éternel recommencement. En attendant la Terre va se venger. Vous avez trop joué avec elle. Trop de basses contingences. Le pétrole et le feu atomique là où il aurait fallu ne chercher que les sources de chaleur solaire. Mais vos rois ne veulent pas. D’autres races de l’univers vous surveillent et elles n’ont pas une haute opinion de vous. La destruction pourrait bien venir de là car elles ne vous jugent pas dignes de la planète bleue. Jusqu’à présent elles vous considéraient comme trop primitifs pour mériter leur attention. Depuis peu elles vous considèrent comme dangereux et il semble improbable qu’elles vous laissent empoisonner complètement ce globe merveilleux qui vous a été donné en garde.

- Entre la planète, qui peut se secouer, et les races qui nous surveillent et sont à même de nous détruire, que nous reste-t-il ?

- La possibilité de vous détruire vous-même. La chose n’a rien d’utopique. Tout au plus pouvez-vous retarder l’échéance.

LES RACES QUI NOUS SURVEILLENT.

- Nous avons souvent parlé d’extraterrestres, en particulier de ceux qui nous surveillent, jamais de petits hommes verts.

- Les extraterrestres sont des êtres humains. Sauf exception rare. Ce n’est pas parce qu’il y a des bêtises sur vos écrans et dans vos livres qu’il faut tout croire. Les extraterrestres ne sont pas différents de vous, si ce n’est par la taille, la couleur de la peau ou d’infimes dissemblances dues au milieu ou à la gravité.

- Comme les « longues oreilles », dans le passé d’une partie de l’Amérique ?

- Voilà. La seule vraie différence se trouve dans la manière de respirer. C’est surtout une question de poumons.

- Ils respirent autrement ou autre chose que nous ?

- Autrement. Certains possèdent à la fois des poumons et des branchies.

- Comme les premiers nés de notre race-mère ? Ceux d’Océambre ?

- C’est ça, mais c’était aussi le cas des habitants de Muu, et de bien d’autres sur la planète bleue.

- Pourquoi pas nous ?

- Vous, vous êtes un modèle de régression dans divers domaines ! Pourquoi n’utilisez-vous qu’une infime partie de votre cerveau qui ne fonctionne qu’à un faible pourcentage de ses capacités alors que ceux qui vous visitent en utilisent la quasi-totalité ? C’est fait pour ça, un cerveau. Les races qui circulent dans la galaxie ont gardé ces potentialités.

- C’est le cas des Ummites du professeur Petit ? Ils existent bien, ceux-là ?

- Bien sûr qu’ils existent et ils se manifestent pour vous aider. C’est même une exception car les autres s’en gardent bien ! Vous êtes assez prétentieux pour vous croire les seuls êtres intelligents de la galaxie alors qu’il y a de nombreuses planètes habitées et tellement plus évoluées que la vôtre ! Dans la galaxie il y a de nombreuses civilisations, et encore plus dans l’univers. Et, comme déjà dit, l’aspect reste en général humanoïde. Les extraterrestres qui rendent visite à votre planète viennent des mondes de la Voie Lactée, pas des autres galaxies, et ils voyagent plus vite que la lumière, par dégravitation. D’autres utilisent l’énergie solaire, une énergie qui ne tue pas les planètes et qui abonde, ou encore en utilisant les rayons de certains cristaux. Leurs engins ont toutes les formes et existent depuis la nuit des temps. Il y a des témoignages partout et ces E.T. sont depuis toujours en contact entre eux.

- Si ces êtres supérieurs nous avaient aidés, peut-être serions-nous différents.

- Pourquoi crois-tu qu’il y a des hommes blancs, des noirs, des jaunes ou des rouges sur votre planète ?

- C’est dû à la pigmentation qui varie selon le lieu d’implantation.

- Pour une faible part seulement. La diversité de vos peuples, dans la couleur et l’aspect, vient des extraterrestres originaires de mondes différents qui sont passés par-là et sont intervenus dans l’évolution, souvent en se mêlant intimement aux Terriennes.

- Et depuis, ils nous surveillent ?

- Ils viennent voir où vous en êtes. Même le peuple des Pygmées le sait.

- Ils viennent par vagues ?

- Il y en a en permanence, en France comme ailleurs, mais les radars ne les détectent que s’ils  le veulent bien.

DES RATS DE L’ESPACE.

OCTOBRE 1988

- J’ai lu quelque chose, je ne sais plus bien où, à propos de rats venus de l’espace et d’une organisation appelée « Majestic 12 » dans laquelle serait impliqué le président Bush.

- Ces rats sont une exception dans l’évolution de la vie.

- Ce n’est pas un bobard ? Ils sont bien sur Terre ? Ils existent ?

- Ils sont là. Ils n’ont plus de planète. Ils sont tous morts, là-bas.

- Que font-ils chez nous ?

- Ce sont des survivants. Quelques centaines. Leur vaisseau s’est cassé en deux et ils ont réussi à se poser sur Terre. Il est déjà arrivé souvent que des vaisseaux se posent et personne n’en a jamais parlé. Cette fois aussi il aurait mieux valu ne pas en parler, le dire pouvait semer la panique.

- Des centaines de personnes ne sont peut-être pas très faciles à cacher ?

- Ce ne sont pas des personnes ! Des sous-humains tout au plus, qui ont l’aspect de rats et sont néfastes.

- Des sous-humains qui voyagent dans l’espace ! Des sous-humains qui sont probablement plus intelligents que nous !

- Ce n’est pas vraiment difficile.

- Qu’est-ce que le « Majestic 12 » et Bush font avec ces êtres ?

- Ils espèrent en obtenir de nouvelles technologies en échange d’un territoire. Pour le moment ils sont au fond du Grand Canyon. Il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire, ce ne sont pas les seuls extraterrestres installés sur votre planète. Il y en a dans à peu près tous les pays et les États le savent, même s’ils cachent la vérité.

                                             ———————————

 FEVRIER 1990

- Que deviennent les rats extraterrestres ?

- Ils sont malades. Ils ne supportent pas l’atmosphère terrestre, la pollution. Alors ils se tiennent tranquilles. Ils ne sont plus un danger et sont en train de disparaître.

- Ils auraient pu être dangereux ?

- Pas occuper la Terre, bien sûr, mais semer la zizanie. Ils sont aussi en Chine. Ne pas oublier !

- Ils vont disparaître, vous dites ?

- Ils ne peuvent plus procréer et les jeunes meurent. Ils commencent à avoir de grandes marques sur le pelage, comme une sorte de psoriasis. C’est heureux car ils sont très prolifiques. Ils avaient beaucoup d’enfants pour compenser le fait de ne vivre qu’environ quarante ans. Dix à douze enfants par couple.

- Ils ne sont plus un problème pour Bush ?

- Non. D’ailleurs il ne bouge plus. Il leur avait promis un territoire, mais c’est devenu inutile. Comme il n’y a plus de reproduction et qu’ils ne supportent pas la pollution, ils vont mourir les uns après les autres. Plus de rats, plus de problème.

MUU.

- Muu, ça s’écrit avec un u ou deux ? L’orthographe de ce continent ne fait pas l’unanimité.

- Muu. M.u.u.

- Où se trouvait ce continent ?

- L’Atlantide était dans l’Atlantique et Muu dans le Pacifique. Ils existaient en même temps et s’ils ont disparu c’est qu’ils se sont combattus.

- Est-ce que des îles d’Océanie sont des vestiges de Muu ?

- Oui, et le continent remontera.

- Un certain colonel Churchward a prétendu avoir trouvé, dans un temple des Indes, des tablettes concernant Muu.

- Faux ! Il a peut-être trouvé des tablettes, mais elles concernaient alors un autre peuple. Vous saurez quand ce qui est en bas sera remonté.

- À quoi ressemblaient les habitants ? Il y avait des géants, avez-vous dit un jour.

- Il y avait des géants, mais les autres étaient comme vous. Ils avaient la peau cuivrée et les cheveux très noirs, et pas de poils. Ils avaient à la fois des poumons et des branchies ce qui était bien pratique car ils vivaient en bonne intelligence avec les dauphins qui étaient apparus en même temps qu’eux, mais dans les mers.

- Ils avaient des relations ? Ils communiquaient ?

- Bien évidemment ! À quoi leur aurait servi d’avoir des branchies, dans le cas contraire ? Les dauphins, comme les baleines, vous apporteraient tant de choses si vous pouviez communiquer au lieu de vous obstiner à les détruire !

- Est-ce que Muu, avant de disparaître au fond du Pacifique, touchait certains de nos actuels continents ?

- Aucun.

- Quel était leur degré de civilisation ?

- Tu t’entends lorsque tu poses ce genre de questions ? Muu, c’était près d’un million d’années d’existence ! Personne n’est en mesure de se faire une idée de l’avancement de cette civilisation dont les habitants savaient tout sur l’atome, l’énergie solaire, l’utilisation des cristaux, les voyages hors de l’atmosphère. Rien ne leur était étranger après un tel espace de temps. De plus ils lévitaient.

- Ils utilisaient l’atome pour se déplacer sur la planète ?

- Non. Ils avaient des sortes de fusées sans matière fissile, qui suivaient des rayons émis par les cristaux. Des rayons directionnels. Les soucoupes volantes qui se baladent chez vous ce n’est pas autre chose en général.

- Les cristaux ont été détruits en même temps que Muu ?

- Ils étaient bien trop protégés pour être détruits. Ils sont au fond de l’eau. Très, très profond. En état de veille. Ils ont une puissance psychique immense, bien plus qu’ils ne font de lumière. Ils s’expriment, ils éclairent, ils agissent sur les humains. Ce sont des êtres vivants qui peuvent également être influencés par ceux qui les utilisent et par conséquent agir pour le mal si c’est l’état d’esprit de la civilisation avec qui ils cohabitent. Ils ne peuvent pas agir seuls.

- Une civilisation aussi avancée que Muu a cependant pu être détruite par les Atlantes ?

- Ce n’était pas un peuple agressif et il s’est laissé surprendre par plus jeune et plus vindicatif. Qui utilisait aussi l’énergie des cristaux. C’est avec cette énergie, qu’en une nuit, les Atlantes ont détruit Muu. Leur puissance psychique a été relayée et amplifiée par les cristaux.

- Il y a eu des rescapés ?

- Très peu, ceux qui habitaient des morceaux de terres qui n’ont pas sombré et qui existent toujours. Grâce à l’amitié des dauphins ils ont survécu en devenant pêcheurs, en habitant des cabanes et en vivant nus. Et puis lentement et irrémédiablement ils ont fini par dégénérer tout en continuant à vivre près des dauphins. Aucune technicité.

- Et avant de remonter lentement vers la civilisation ?

- Non, ils ont disparu.

- À nous, il n’a fallu que quelques millénaires pour remplacer ces civilisations et atteindre certains sommets.

- Vous n’avez rien atteint du tout ! Par rapport à Muu, et à l’Atlantide, vous êtes au bas de l’échelle !

- En quelques décennies nous pouvons cependant progresser sérieusement.

- Je ne le crois plus. Je pense plutôt que vous serez bientôt descendus encore plus bas dans l’échelle et que vous en serez à essayer de retrouver le feu.

- Muu, c’était un royaume, une République ?

- Un empire. Ils avaient un empereur.

- Une religion ?

- Ils vénéraient le Soleil, comme beaucoup de peuples de ce temps-là. Ils l’appelaient RA, comme les Égyptiens le feront plus tard.

- Ce n’est pas choquant pour vous ? Ce n’est pas un peu primitif ?

- Pourquoi veux-tu ? Ils tiraient leur énergie de cet astre, sans qui d’ailleurs la vie n’existerait pas. Ce n’était pas faire injure à Dieu. Le Soleil, c’est son œuvre, c’est une parcelle de Lui. Les habitants faisaient leur salut au Soleil matin et soir. Ils étaient bien plus évolués que vous, mais ils vénéraient ce qui les faisait vivre.

- Où se trouvait le pôle Nord ?

- À l’est. La planète a basculé d’un quart.

L’ATLANTIDE.

- Cet endroit de l’océan Atlantique où les oiseaux migrateurs tournent en rond au cours de leur voyage, c’était une partie de l’Atlantide ?

- Oui. La mémoire atavique des oiseaux leur indique toujours cet endroit où ils pouvaient se reposer durant leurs déplacements. Tout est sous l’eau. C’était avant la punition pour avoir attaqué Muu.

- Attaqué et détruit.

- En une nuit. Pour eux aussi, cela n’a duré qu’une nuit. Ils ont été surpris dans leur sommeil, au petit jour. N’ont échappé à la mort que quelques individus qui étaient dans les Andes pour chercher de l’or. Les habitants des Andes leur payaient leur marchandise avec de l’or qui était leur seule monnaie d’échange. L’existence de ces rescapés a suffi pour donner un nouvel essor à l’humanité et c’est aussi par eux qu’est né, là, le culte du Soleil. En Atlantide il y avait des géants, comme sur Muu d’ailleurs, mais ce n’était pas le cas de tous les hommes et les générations successives ont dégénéré.

- Il s’est écoulé combien de temps de la destruction de Muu à celle de l’Atlantide ?

- Peut-être dix mille ans.

- Si longtemps après !

- Ceux qui interviennent ainsi dans l’accomplissement des sanctions ont une grande mémoire et une immense sagesse et le temps ne fait rien à l’affaire. Sans doute voulaient-ils laisser aux Atlantes la possibilité de s’améliorer. Comme tu le sais il n’y a eu finalement que très peu de rescapés. Avec le temps, en sortant de l’onde, ils ont perdu la plus grande partie de leur capacité cérébrale et le mélange avec les autochtones n’a rien donné de bon, si ce n’est quelques grands et beaux temples au cours des premières générations. Ensuite c’est devenu ce qu’ils sont maintenant, des sous-développés alors qu’ils avaient un cerveau puissant et d’ailleurs une grosse tête, un crâne volumineux. Un peu plus de cent mille ans d’existence sans parvenir à atteindre la sagesse, c’est tout à fait humain.

- Ils vivaient dans l’eau, dans des cités sous-marines ? Ce n’était pourtant pas une civilisation aquatique !

- Bien sûr que non, mais leurs villes étaient en grande partie immergées et ils avaient les mêmes possibilités que ceux de Muu, grâce à leurs branchies. Je l’ai déjà dit. Et aussi qu’ils pouvaient léviter.

- Ce qui était visible des villes en surface était rond avec des canaux ?

- Il y avait des canaux, mais pour le reste c’était comme toutes les villes, informe.

- Des rois se sont nommés Atlan et Chronos ?

- Des empereurs.

- Et nous, dans tout ça ?

- Quoi, vous ?

- Si nous ne descendons pas tous de ces gens, d’où venons-nous ?

- De la mer, comme toujours et comme eux avant vous. À ce moment-là vous étiez leurs sauvages, tout comme les individus auxquels ils se sont mélangés par la force des choses.

- Et si je me souviens bien de ce que vous m’avez déjà dit : tout comme nous sommes les sauvages des baleines et des dauphins ?

- Tu te souviens bien. Vous aussi vous avez vos sauvages. Tous les humains n’arrivent pas à maturité en même temps.

- Si j’en crois tout ce que vous m’avez dit au cours de nos entretiens, nous sommes certainement la civilisation la moins réussie de celles qui ont défilé sur la planète. Le contrôle de l’énergie solaire et la maîtrise des cristaux nous auraient certainement procuré des atouts supplémentaires.

- Avec la maîtrise des cristaux vous vous seriez plus probablement déjà entre-tués depuis longtemps ! C’est avec la puissance énergétique des cristaux que les Atlantes ont détruit Muu et Dieu sait s’ils avaient plus d’expérience et de supposé bon sens que vous n’en aurez probablement jamais.

                                                           ============

En terminant la rédaction de ces « Dialogues avec le Ciel » prélevés dans les enregistrements d’entretiens avec Jean, Marc et les autres, tout au long des années 1982 à 1994, j’ai la sensation que les menaces qui pesaient à l’époque sur notre planète et que le ciel a momentanément décidé de juguler, n’ont été que décalées dans le temps. Sans doute pour nous accorder une nouvelle chance en raison de notre prise de conscience de l’influence qui est la nôtre sur le devenir de la Terre et par conséquent sur ses occupants.

Qu’il s’agisse de religion, de politique, de pollution, de surpopulation ou de tout autre sujet se rapportant au futur de l’humanité ou de notre bonne vieille planète bleue, ce qui semblait devoir être notre sort lorsque les entretiens ont été interrompus, a été repoussé et retrouve une nouvelle vigueur, si ce n’est une vigueur accrue, avec l’accession accélérée de certains pays au modernisme ou à la montée du fanatisme religieux.

Comme toujours lorsque nous parvenons à une croisée de chemins, nous nous obstinons à prendre la direction la moins favorable à l’humanité et il devient alors difficile, à ceux qui tentent de nous aider depuis un ailleurs qui nous est fermé, de nous remettre sur une voie moins funeste.

                                                                                                          Antoine CHABREH

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